semaine 43

Bon anniversaire, Mus

À table avec l'Ogre par L'Ogre, le 16 octobre 2020

Cet endroit est tout de même l'un de mes vrais coups de cœur (et surtout d'estomac). Reportage photographique © J. Rebuffat

J'ai déjà dit tout le bien que j'avais pensé d'un premier passage à la Table de Mus. Mais s'agissait-il d'un feu d'artifice ou sur la distance, tiendrait-il? Juste avant le confinement (ça ne nous rajeunit pas, dis donc), j'ai eu l'occasion de m'en assurer: chez Mus, c'est bon, c'est vraiment bon. Il n'est jusqu'à ses petites erreurs qui ne soient pas sympathiques. J'ai l'air de critiquer mais il faut bien avouer qu'à part ça, il n'y avait rien à redire. Et le ça c'est moins que trois fois rien, c'est un tiers, car l'idée de présenter de l'agneau en trois modes de cuisson différentes n'était en soit pas mauvaise, mais la version ragoût était un poil filandreuse.

On connaît le principe de la table de Mus: on s'assied, on attend et ça vient sans qu'on ait eu à faire autre chose qu'à dire à l'hôte ses dégoûts ou interdictions (et à signaler le menu qu'on prend). J'étais là avec un mien ami, appelons-le Thi Bô, bien qu'il n'ait aucune ascendance vietnamienne, à part qu'il adore la cuisine asiatique. Une discussion importante nous attendait. Eh bien elle dura quelques secondes car il fut convaincu aussitôt du bien-fondé de mon point de vue, ce qui nous permit de nous concentrer sur la suite des plats, passant sans cesse du «ah» au «oh» tant c'est à la fois beau et joli. Et même, dirais-je, pratique. Ce n'est pas le genre d'endroit où, quand on vous sert du homard, on vous fournit des instruments de torture et une énorme serviette pour limiter les taches: on vous le désosse (ah, il n'y a pas d'os dans le homard?). Le succès est au rendez-vous. Touché par la crise comme tout le monde, dans un local du centre-ville long et étroit, c'était une gageure mais la clientèle est revenue, non seulement parce que c'est délicieux, mais encore parce qu'elle se sent en sécurité. Inutile d'y aller sans avoir réservé.

Un petit coup d’œil sur les plats?

Mmmh... des asperges au caviar

Je vous laisse deviner ce que c'est...

Un agneau d'une très belle qualité que j'aimais mieux tout simplement poêlé qu'autrement

Et enfin, juste un petit dessert. Selon le dicton, il ne faut même plus avoir faim (et c'est le cas)...

Un dernier mot: Mus adore les vins et alcools (il a même un gin rien qu'à lui) et déniche des trucs vraiment hors des sentiers battus. Tous les menus peuvent être accompagnés d'un forfait d'excellents vins choisis par Mus (je vous le recommande).

Bref: bon anniversaire, Mus! Cela fait tout juste cinq ans maintenant et je me dis que l'étoile dont Jacques Brel disait qu'elle était inaccessible (la Fondation Brel est à côté) devra en toute justice pouvoir être décrochée si tout continue comme ça.

https://latabledemus.be/ (comptez de 50 à 130 euros, ceci pour le menu 7 services, vins compris)

PS. Bon, v'la-t-y pas qu'à peine je me remets à vous raconter mes restos qu'on les ferme à nouveau. Tant pis, rien que pour encourager le secteur, j'ai accumulé assez d'adresses pendant la trêve que je vais continuer ces prochaines semaines. Si vous êtes sage je vous donnerai même les adresses de quelques unes de mes cantines.

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