semaine 15

Une envie d'Italie

Cinémarmelade par Joker, le 26 février 2021

Il fut un temps où les restaurants étaient ouverts et les cinémas aussi... (Extrait de la bande annonce de Made in Italy)

Je serais bien content, je vous l'avoue sans ambages, si je pouvais retrouver en vrai la Toscane et l'Ombrie, régions italiennes si belles et si variées, parsemées de villes superbes, de villages merveilleux, d'auberges accueillantes, de vignes tentantes, etc., etc. Peut-être est-ce la raison subconsciente qui m'a poussé à aller voir, à Luxembourg où c'est permis (lisez ma dernière chronique, en passe de devenir la pénultième), ce Made in Italy qui vaut cependant mieux qu'une jolie carte postale et que son titre usé jusqu'à la corde.

La trame? Un jeune galeriste londonien, fils d'un peintre jadis réputé, embarque icelui vers la Toscane afin d'y vendre la maison où il a grandi avant le drame qui a dévasté son enfance, la mort accidentelle de sa mère, car il a besoin de sous pour racheter la galerie à son ex qui lui fait payer cher un divorce dont on ne sait rien. Naturellement la maison est un peu déglinguée, il faut la retaper et vite. Évidemment il y a aussi une belle restauratrice (pas de tableaux, une jeune femme qui tient un restaurant), elle-même divorcée avec un ex pas commode qui là aussi sans qu'on sache pourquoi a plumé son épouse lors de la séparation. Leur petite fille, si précieuse aux yeux maternels, n'est donc là qu'une semaine sur deux. Ajoutons qu'une Anglaise égarée dans le coin sert d'intermédiaire entre propriétaires et riches Britanniques en quête d'un paradis où le soleil, quand il ne se miroite pas dans la piscine, se reflète dans le chianti jusqu'à l'instant où il disparaît, en une orgie orange, derrière la colline et ses cyprès qu'on voit au loin (ha ha). Bon, vu comme ça, ça fait convenu et convenons que ça l'est un peu. Mais c'est bien scénarisé; si l'on devine trop vite ce qui va se passer, on n'apprend que petit à petit les ressorts des personnages. Il y a comme un air de vécu et c'est là coco qu'il faut s'accrocher car si c'est pas du vécu ça y ressemble.

Le peintre, c'est Liam Neeson. Son fils, le galeriste, c'est Micheàl Richardson. Et c'est vraiment son fils car Richardson c'est le nom de sa mère, Natasha, actrice elle-même, fille de Tony Richardson (Tom Jones) et de Vanessa Redgrave. Et devinez? Natasha est morte d'un accident de ski alors que Michael était à peine adolescent. On comprend que le scénario ait pu plaire aux Neeson père et fils. Ce scénar est dû à James D'Arcy, que vous connaissez comme acteur (Dunkirk, ce gros machin que j'ai détesté, soit dit en passant), et qui signe ici son premier film.

D'accord, la maison, on voit bien qu'elle n'était pas vraiment en mauvais état et qu'elle est déguisée comme Jared Leto dans Mr. Nobody (ai-je déjà écrit que c'était le meilleur Van Dormael? Oui); la restauratrice fait très italienne mais c'est normal puisqu'elle l'est, italienne, Valeria Bilello, malgré son fluent english même si ceux qui n'ont jamais eu une petite amie italienne peuvent penser que ça n'existe pas, une Italienne comme ça, mais je démens.

Bref ça ne va pas révolutionner l'histoire du cinéma mais ça se laisse voir.

(Comme j'aime la Toscane!)

Made in Italy, de James D'Arcy, prochainement sur les écrans belges et français (prochainement... ha ha ha) et déjà sur les luxembourgeois

Mots-clés

Il semble que vous appréciez cet article

Notre site n'est pas devenu payant! Mais malgré le bénévolat de ses collaborateurs, il coûte de l'argent.

C'est pourquoi, si cet article vous a plu (et même dans le cas inverse), nous faire un micropaiement d'un ou de quelques euros nous aiderait à sauver notre fragile indépendance et à lancer de nouveaux projets.

Merci à vous.

Nous soutenir Don mensuel

entreleslignes.be ®2021 designed by TWINN Abonnez-vous !