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En collaboration avec les Presses Universitaires de Bruxelles

Nouveauté au très beau musée Van Buren à Uccle

ConsoLoisirs par Bernard Hennebert, le 08 juin 2017

Grâce à Consoloisirs, vous pouvez enfin photographier (sans flash) l’intérieur de la maison et les splendide peintures qu’elle abrite. C’est le sujet du point 9 de cette lettre de juin Photo © Benoit Goossen

SOMMAIRE - JUIN 2017

1.Gratuité juillet - août

2. «Une soirée qui a décoiffé…»

3.Faut-il combattre un chanteur?

4. Aucune peur que cela ne s’arrête

5. Nouvelles propositions indécentes de la RMB

6. Avez-vous déjà vu des parlementaires bosser?

7. Mettre fin à la comparaison névrotique des audiences

8. La direction de la RTBF aime bien trop Bel RTL

9. Où indiquer si on peut photographier (ou pas)?

10. Enfin: c’est pour le 2 juillet 2017!
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1.Gratuité juillet - août

N’oubliez pas que chaque premier dimanche du mois, ce sont plus de 150 musées qui sont gratuits à Bruxelles et en Wallonie. Toutes les infos: http://www.artsetpublics.be

De plus, chaque mois, l’un parmi ceux-ci est mis en évidence grâce à la «Fête de la gratuité».

Et ce sera où, les mois prochain? Durant les grandes vacances?

La fête de la «gratuité du premier dimanche» du 2 juillet 2017 se déroulera au Musée des Beaux-Arts et de la Céramique de Verviers, de 15H00 à 18H00:http://musees.verviers.be

Quant au dimanche 6 août 2017, rendez-vous de 10H00 à 18H00 au Musée du Bois du Cazier à Marcinelle, au 80, rue du Cazier à 6001 Marcinelle : www.leboisducazier.be

Chaque mois, une newsletter mensuelle spécifique vous met au courant des différentes nouveautés de cette gratuité du premier dimanche. Inscription: info@artsetpublics.be_____

2. «Une soirée qui a décoiffé…»

À noter dès maintenant (pour ne pas oublier) dans votre agenda?

Je vous invite, le dimanche 25 juin 2017 à 17H00, en Hainaut, à la présentation du spectacle «1 écrivain + 1 comédien + 1 photographe» qui restitue sur scène mon livre «Une vie à séduire» avec Mathieu Coton (le comédien), Didier Seynave (le photographe) et moi-même.

L’entrée est gratuite.

La représentation se déroule à Thulin (à une quinzaine de km de Mons, proche de la frontière française), dans la salle Roi Baudouin, Place de Thulin, 7350 Thulin.

C’est une initiative du metteur en scène Boris Bary qui est tenté d’adapter le livre pour un spectacle-danse à créer prochainement. Une boîte sera disponible afin de récolter des dons pour la réalisation de ce spectacle.

Plus d’infos:baryboris@gmail.comou 0470/56.06.00.

Voici trois réactions lors de représentations précédentes de ce spectacle:

• À La Louvière:«Rassemblés autour du livre, des photos et des textes choisis, nous nous sommes laissés guider dans le monde des petites annonces et de la séduction. Entre anecdotes tendres, drôles et terriblement émouvantes, trente ans de drague d’un irrésistible séducteur ont éclairé deux cents ans d’un mode de communication méconnu et complètement chargé d’a priori. Merci de m’avoir éclairée sur un monde dont j’ignorais tout. «Une Vie à Séduire», c’est un très joli titre… en tout cas, à La Louvière, ça marchait très bien!»,

• À Marche-en Famenne:«Très intéressante mise en perspective»,

• À Bruxelles: «Jolie formule, alliant poésie, anecdotes, regard sociologique, témoignage historique d'une forme de littérature que beaucoup ont finalement pratiqué dans leur vie avec plus ou moins de talent. Amusante mise en scène aussi avec des textes émouvants et vrais, lus avec talent et illustrés par des photos de qualité. Une soirée qui a décoiffé en somme, par sa spontanéité, son originalité et son côté décalé, dont la société de nos jours a tellement besoin»
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3.Faut-il combattre un chanteur?

Un événement dans l’histoire de la chanson française: Michel Sardou vient d’annoncer qu’il va arrêter de chanter, après son prochain opus et une tournée ultime (http://www.lalibre.be/culture/musique/michel-sardou-arrete-la-chanson-59...).

Au printemps 1977, je participais aux actions qui critiquèrent sa venue au Forest-National de Bruxelles, à l’époque où il chantait «Je suis pour», une chanson non pas en faveur de la peine de mort, mais peut-être pire, des couplets revendiquant la loi du talion.

Trente ans plus tard, rien n’a changé. Lorsque Marc-Olivier Fogiel invita Michel Sardou dans son talk-show sur M6, l’entretien se déroula en direct et confirma que le chantre de «Je suis pour» n'avait guère évolué dans ses idées:

http://www.dailymotion.com/video/x2xabk_michel-sardou-et-la-loi-du-talio...

Ce fut l’un de nos premiers combats culturels contemporains.

Les médias osent difficilement le remémorer. Au cours de ces dernières années, à deux reprises, comme témoin pour des émissions à diffuser sur France Télévisions, j’ai eu mon voyage Bruxelles-Paris en TGV remboursé afin d’être interviewé dans la capitale française. À chaque fois, le programme disparaîtra dans les oubliettes. La dernière fois, ce fut pour la célèbre émission de France 2, «Un jour, un destin» présentée par Laurent Delahousse.

Cette «affaire Sardou» fut pour moi un baptême du feu. C’est à partir de cette expérience douloureuse que je compris combien les médias pouvaient trafiquer la réalité. Je l’ai rappelé récemment dans un article que j’ai rédigé pour le site Consoloisirs:

«(…) L’équipe d'Antenne 2 (l’ancêtre de France 2) débarqua sur l'esplanade de Forest-National, durant l'après-midi, en pleins préparatifs de l’action.

Les organisateurs n'avaient pas prévu de calicots, puisqu'il s'agissait simplement d'une séance de distribution de tracts aux spectateurs de Sardou.

Cela n'a guère plu au média français qui menaça de ne pas tourner s'il ne pouvait pas avoir «de bonnes images». Les organisateurs furent ainsi forcés d'improviser la réalisation de banderoles et d'affiches, quasi sous la direction de l'équipe d'Antenne2.

Bien entendu, cela radicalisa la perception de cet événement, et sa représentation pour le public, via les petits écrans.

Ce qui se voulait une tentative de dialogue avec les spectateurs deviendra, au grand regret des organisateurs bruxellois, une manifestation dont le but serait l'interdiction des concerts de Sardou.

C'est cette option quasi mensongère qui sera imposée à tous par une imposante médiatisation. Elle aura pour conséquence le fait que des concerts seront effectivement annulés au cours de la suite de la tournée en France.

Les militants bruxellois se retrouveront isolés, et souvent incompris, car d'autres chanteurs emblématiques comme Yves Montand ou Maxime Le Forestier, qui étaient par nature leurs alliés, apporteront leur soutien au chanteur «censuré», puisque sa liberté d'expression était entravée (…)».

Par contre, à l’époque, les journaux télévisés de la RTBF avaient fourni un travail remarquable.

Bien davantage de détails et de réflexions sur cette thématique complexe:

http://www.consoloisirs.be/textes/120916sardou.html

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4.Aucune peur que cela ne s’arrête

Le soir même de l’attentat où fut décimée en pleine réunion de coordination hebdomadaire la rédaction et l’équipe de Charlie Hebdo, je participais à un sit-in improvisé sur la Place du Luxembourg à Bruxelles.

Ma solidarité, je l’ai exprimé, ce soir-là, en dénonçant qu’en Fédération Wallonie-Bruxelles, il n’existait aucun Charlie Hebdo traitant avec humour et détermination de notre actualité de façon progressiste, sinon quelques périodiques de qualité, mais axés sur des territoires plus petits comme des villes ou des provinces.

Heureusement, j’étais loin d’être le seul à penser ainsi. Ce sera sans doute pour nous, belges, le seul effet positif indirect de cette horrible événement. Une équipe de dessinateurs, de journalistes et d’écrivains, tant amateurs que professionnels, tous bénévoles et œuvrant sans filet économique (notamment pas de publicité) ou politique, s’est formée et a lancé une revue bimestrielle «Même pas peur».

Le succès public fut immédiat. Le numéro 18 est paru à la veille du deuxième tour des élections présidentielles en France car le rythme de parution s’est accéléré et est devenu mensuel début2016.

Voici leur site:http://www.memepaspeur-lejournal.net/dernier-numero

Bien entendu, sans subside, ni rentrées publicitaires, il n’est pas aisé de faire vivre un journal satirique sur la durée dans le mouchoir de poche francophone de notre Royaume. Aussi «Même pas peur» a lancé une campagne de financement participatif qui se terminera dans quelques semaines. Ne tardez pas. Ne pleurez pas les journaux qui disparaissent. Soutenez plutôt ceux qui résistent:https://fr.ulule.com/mpp-lejournal/

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5.Nouvelles propositions indécentes de la RMB

Deux nouvelles propositionspour faire évoluer la publicité à la RTBF au cours des cinq prochaines années ont été suggérées par Yves Gérard, le patron de la RMB (la régie publicitaire de la RTBF), au cours de son audition au Parlement, le 10 mai 2017:

• utiliser de nouveaux formats publicitaires prisés par les annonceurs tels que le «native adversiting» (des contenus qui ressemblent à du rédactionnel mais qui mettent en valeur une marque contre financement),

• recevoir l’accord de pouvoir exploiter les données personnelles à des finde ciblage publicitaire sur internet.

Je pense utile de vous proposer ici un rappel historique pour mieux concrétiser l’idéologie que véhicule la direction de la RMB. Dans Le Soir du 4 juin 2005, le même Yves Gérard, déjà administrateur délégué de la RMB,expliquait:

«(…) Il y a dans le monde politique et bien pensant des personnes qui ont une idée très claire de ce que doit être la télévision pour le téléspectateur.Or, les chiffres leur donnent tort à tous les coups.Je ne comprends pas très bien pourquoi ces gens veulent absolument faire des émissions pour des minorités.Ils proposent des choses non représentatives de la population sous le prétexte de vouloir éduquer les gens. Cette façon de voir frise l’extrémisme dans certains cas.Ces donneurs de leçons ne perçoivent pas la réalité du média télévisé aujourd’hui qui est d’abord un instrument de loisir.Il n’y a pas de honte à faire du populaire et du divertissement (…)».

Ma réaction (publiée à l’époque):

«(…) L’argumentation d’Yves Gérard ne tient pas la route car elle est truffée d’inexactitudes.

Le défenseur publicitaire n’est pas seul à soutenir le divertissement populaire qui ne fait nullement «honte» à nombre de «donneurs de leçons» représentants de «monde politique et bien pensant» lorsqu’il s’appelle Forts en Tête ou Génies en Herbe!

Les chiffres sont multiples et Mr Gérard en oublie certains: en Communauté française, ce sont depuis de nombreuses années les programmes d’information (au sens large: actualité, droits des consommateurs,...) qui rallient les suffrages des téléspectateurs (c’est une différence avec la France où le public privilégie la fiction): les journaux télévisés, L’Hebdo, Cartes sur table, Au nom de la loi, Autant savoir, etc.

C’est à croire que notre interlocuteur chercherait à orienter les choix du téléspectateur pour imposer un type de programmation cher à ses annonceurs! (…)».
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6. Avez-vous déjà vu des parlementaires bosser?

Si vous venez de lire le point 5, vous avez compris qu’il faut absolument, durant ces prochaines semaines, se retrousser les manches pour que les publicités n’envahissent pas davantage la RTBF.

Soutenez donc le collectif «La RTBF nous appartient».

Il a lancé une pétition qui a déjà recueilli plusieurs centaines de signatures et qui regroupe cinq propositions.

Signez-la et surtout diffusez-la auprès de vos proches et sur les réseaux sociaux.

La voici:https://www.change.org/p/jean-claude-marcourt-la-rtbf-nous-appartient?re...

Le collectif se réunit tous les vendredis en quinze de 18H00 à 20H00, à Bruxelles pour le moment. Si vous voulez agir avec lui, rejoignez-le. Il va détailler et documenter par des dossiers conséquents chacune de ses cinq revendications.

Le premier est bouclé, et c’est justement celui sur «Une RTBF sans publicité, ni sponsoring».

Prenez donc le temps de le lire:

https://www.toutautrechose.be/groupes/acrimed/rtbf-comment-supprimer-la-...

«La RTBF nous appartient» sera auditionné par les parlementaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le mardi 20 juin 2017, probablement à 14H00, lors des travaux pour le prochain contrat de gestion de la RTBF à la Commission Médias, 72, rue Royale à 1000 Bruxelles (entrée juste en face de l’unique sortie du métro Parc). Munissez-vous de votre carte d’identité.

Cette activité sera accessible au public (silencieux). Vous pourrez ainsi découvrir comment les parlementaires travaillent, les questions qu’ils posent, etc. Et surtout comment «La RTBF nous appartient» tente de défendre vos intérêts d’usager du service public. Venez! Apportez votre soutien par votre présence. Vous verrez: cela sera très instructif.

Vérifiez bien ici avant de vous déplacer l’ordre du jour de cette réunion: http://www.pfwb.be/infos-pratiques/agenda-et-evenements

Pour contacter le collectif «La RTBF nous appartient»:lartbfnousappartient@gmail.com

Sur facebook:https://www.facebook.com/LaRTBFnousappartient

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7. Mettre fin à la comparaison névrotique des audiences

La publication de ce dossier «Une RTBF sans publicité ni sponsoring» (voir point 6) a donné envie à la rédaction de La Libre de consacrer deux pleines pages (sans publicité…) à un article «Oui - Non:Faut-il supprimerla pub et le sponsoringà la RTBF?» paru le 24/05/2017, avec deux entretiens menés par Baptiste Erpicum ou Thierry Boutte.

C’est Mathieu Richard qui a été interrogé pour «La RTBF nous appartient».

Je me permets de vous proposer ici comment le journaliste a synthétisé sa réponse à une de ses questions, celle qui concerne les façons alternatives de compléter le financement de la RTBF, si la suppression de la publicité et du sponsoring était décidée:

«(…) Nous proposons un plan d’action sur plusieurs points. Un: la pub a aussi un coût. Selon M. Philippot, la pub rapporte 25 % de ses revenus. Mais nous ne connaissons pas son coût (en personnel, moyens techniques, locaux, etc.). Bien que financée par les contribuables, la RTBF entretient une grande opacité sur ses budgets et sa gestion, dont la balance revenus/dépenses de la pub. Deux: les hauts salaires n’ont plus leur place dans un service public. Les trois patrons touchent chacun plus de 300 000 euros bruts/an - près de 400 000 pour Francis Goffin. Une direction pléthorique a été installée par la logique managériale de MM. Stalport puis Philippot, convaincus que la professionnalisation de la RTBF passait par l’intégration de la publicité.

Trois: une mesure fédérale pourrait déboucher sur lerefiscalisation des investissements publicitaires. Selon la logique pollueur-payeur, les publicitaires seraient ainsi taxés par rapport aux dommages sociétaux que suscite leur activité: obésité, violence, création de faux besoins, etc. Une partie de ces taxes serait versée à la dotation de la RTBF. Quatre: désinvestir dans le Centre d’information des médias (CIM) et la Régie média belge (RMB). La RMB commercialise l’espace publicitaire pour la RTBF mais aussi pour d’autres médias (AB3). Rien n’empêche qu’elle continue ses activités hors RTBF, elle aurait d’ailleurs pu devenir la régie de TF1 sans l’opposition du conseil d’administration de la RTBF.

Exit aussi la participation au CIM, cet outil qui calcule l’audimat, fixateur de la tarification publicitaire. Cette sortie mettra fin à la comparaison névrotique des audiences et des parts de marché entre la RTBF et les autres, et permettra une vraie prise en compte de l’avis des auditeurs-téléspectateurs dans l’évaluation des programmes via un "qualimat". Cette évolution permettra à la RTBF de mieux redéfinir ses missions, ses programmes et ses publics prioritaires (…)».

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8.La direction de la RTBF aime bien trop Bel RTL

Qu’est-ce qui réunit ces deux personnages dont des actualités récentes ont terni l’image de la RTBF?

Je veux parler de:

- 1: Alain Simons, dont les propos discriminatoires sur les Gitans viennent d’être sanctionnés par le Conseil supérieur de l’audiovisuel.

Le communiqué (rédigé par le CSA lui-même) qui explique au public cette condamnation devra être prochainement diffusé par la RTBF.

Il sera lu, dans son intégralité, dans le programme «Charleroi matin» (là où l’infraction a été commise), une fois immédiatement après la diffusion du journal parlé de l’éditeur, deux fois par jour, une première fois à 6h30 et une seconde à 7h30, du lundi 19 juin 2017 au dimanche 25 juin 2017 inclus.

De plus, il sera affiché de manière ininterrompue sur la page d’accueil du site internet de «Vivacité Charleroi»du lundi 19 juin 2017 au dimanche 25 juin 2017 inclus.

Découvrez le texte de la condamnation ainsi que celui du communiqué à diffuser:http://csa.be/breves/1122

- 2: Francis Goffin, le directeur des radios de la RTBF, à qui il est reproché une «mentalité» sexiste (sa conception particulière des voix de femmes en radio).

Voici ses propos publiés dans Moustique du 26/04/2017 et la réaction de l’intéressé à la critique qui lui est faite:

http://www.lalibre.be/culture/medias-tele/francis-goffin-patron-des-radi...

Monsieur Goffin semble être le plus gros salaire de la RTBF.

Dans un article de La Libre du 08/02/2017, on a appris qu’en salaires annuels bruts fixe + variable, rien que François Tron gagnait 334.932€, Jean-Paul Philippot 337.049€,et Francis Goffin 397.939€ (pour comparer, le patron de l’ONE touche 127.000€, et notre premier ministre Charles Michel 290.000€).

Pour le directeur des radios, Fernand Letist parlait déjà de contrat «sur démesure» dans un article qu’il publia dans «Le Soir» du 20/02/2004.

Qu’est-ce qui rassemble donc Alain Simons et Francis Goffin?

La direction de la RTBF est allé les chercher dans le même berceau idéologique: Bel RTL.

Ceci pose bien entendu un problème lié à la présence de la publicité à la RTBF.

On cherche, pour capter plus d’annonceurs, à organiser des programmes de plus en plus ressemblant à ceux du diffuseur privé le plus populaire. Et donc, on va chercher du personnel (parfois en faisant briller un salaire… qui demandera énormément de recettes publicitaires pour être rétribué mois après mois) dans le vivier-même de RTL, peut importe s'il n'a n'a pas été formé à la culture "service public».

Non, le service public et les diffuseurs privés, ce n'est pas la même chose, n’en déplaise à la direction et au CA de la RTBF.

La situation est d’autant plus problématique que, ces quinze dernières années, les «anciens» du personnel ertébéen mis à la (pré)retraite n’ont guère eu la possibilité de transmettre convenablement à la nouvelle génération tout leur savoir «service public».

Il en résulte une «culture» service public de plus en plus homéopathique à la RTBF. Certains se demanderont avec a propos à quoi sert donc la dotation. Sans différences conséquentes des mentalités, des «pratiques», des programmes, l’Europe plaidera un jour peut-être pas si éloigné, la concurrence déloyale.

Puissent les parlementaires qui étudient le prochain contrat de gestion inventer des balises qui permettraient d’éviter ce qui n’est encore que des exceptions: les propos exécrables de Messieurs Goffin et Simons.

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9.Où indiquer si on peut photographier (ou pas)?

Le 10 avril 2017, je découvre le très beau musée Van Buren à Uccle:

http://www.museumvanbuuren.be/maison.php

L’accueil est charmant. Cependant... non seulement, il n'est pas indiqué sur le site de cette institution si photographier est permis ou interdit mais, APRÈS le paiement du ticket, la dame qui est a l'accueil prend l'initiative de nous signaler qu'on ne peut pas photographier l'intérieur de la maison, mais bien les jardins (que l’on visite également).

Ainsi, en culture, à l'inverse de l'industrie sans supplément d'âme, on ne vous mentionne le colorant (c’en est un pour les visiteurs qui souhaitent photographier), pas avant (les étiquettes apposées sur les produits commerciaux peuvent se lire avant l’achat de ceux-ci) mais après paiement du ticket.

Le débat est donc: AVANT ou APRÈS le début de la consommation?

Ici, je ne veux pas entrer dans le débat sur le droit à photographier ou non. C’est un autre thème de discussion (Consoloisirs l’a déjà abordé à plusieurs reprises).

Il m’intéresse de savoir si les musées ne devraient pas indiquer systématiquement sur leur site (par exemple là où sont mentionnées les données techniques et la tarification) le fait que l’on peut photographier ou pas. Et les institutions qui souhaitent un dialogue franc avec leur public, dans le cas où elles interdisent la photographie, proposeraient en plus une explication du pourquoi de cette option.

Interpellée sur cette thématique, Isabelle Anspach, la conservatrice du musée Van Buren, n’a pas répondu à ma question, mais nous a fait un cadeau: elle a changé la règle.

Désormais, on peut photographier, et dans les jardins, et dans la maison.

Mais elle ne compte pas l’indiquer sur le site du musée. Allez comprendre pourquoi!

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10.Enfin: c’est pour le 2 juillet 2017!

Il y a plus de sept mois,le 21 octobre 2016, j’ai envoyé la plainte suivante à An Lavens, la responsable du musée BELvue (situé place des Palais, à droite du Palais Royal à Bruxelles):

«(…) La gratuité du premier dimanche du mois peut permettre à de nouveaux publics de découvrir votre institution ou à des publics déjà sensibilisés d’y (re)venir plus fréquemment (on passe d’une «visite consommation» où il faut tout voir car on ne veut payer qu’une seule fois à une «visite contemplative» où on prend son temps, quitte à revenir plusieurs fois).Pour arriver à ces fins, le public doit être particulièrement bien (et régulièrement) informé de cette gratuité rare (12 jours par an). Sinon, on passe à côté des effets positifs de ce «manque à gagner» financier mensuel (soit la rentrée moyenne d’un dimanche payant) et ce n’est donc pas une bonne gestion économique de l’institution.

Voilà pourquoi je suis étonné de découvrir que, mise à part l’annonce de cette gratuité sur votre site internet, les efforts pour la promouvoir sont bien légers et guère attractifs.

Depuis que vous avez démarré cette gratuité, j’ai, à plusieurs reprises, en simple usager, signalé à l’accueil de votre musée, en vain, qu’elle n’était pas mentionnée de façon visible dans le hall d’entrée (la tarification sur le grand panneau en verre l’omet). Il en résulte aucune évolution en plusieurs années. Ne me faites pas croire que l’organisation de votre musée soit bureaucratique, ni que les remarques faites par le public au bureau d’accueil ne remontent pas jusqu’à la direction!

D’autre part, alors qu’un public nombreux se promène aux alentours notamment pour découvrir le Palais Royal, le panneau situé en plein air ne l’indique pas non plus.

Le jour même de la gratuité, un tréteau informatif bien placé proche de la rue pourrait s’avérer extrêmement efficace…

Plus grave encore, le dépliant «La Belgique surprend!» présentant votre nouvelle exposition omet de signaler cette gratuité mensuelle.

Pourriez-vous m’indiquer comment vous pourriez remédier à ces manques? (…)».

Trois jours plus tard, le 24 octobre 2016, j’ai reçu la réponse suivante, bien maigrichonne dans sa proposition pour contrebalancer les manques constatés (et pas contestés):

«(…) Nous avons opté de mentionner la gratuité le premier dimanche du mois sur notre site Internet et sur les réseaux sociaux car ceci entre, selon nous, dans les aspects de notreprogrammation.

Nous avons d’ailleurs organisé le premier dimanche de septembre la fête de la gratuité avec Arts et Public, journée qui fut un succès. C’est une initiative à laquelle nous prenons part volontiers, et les chiffres des visiteurs ces dimanches en témoignent.

Nous allons étudier la faisabilité d’un panneau à placer ces jours-là devant la porte pour mieux renseigner les visiteurs dès leur arrivée (…)».

Comme l’étude de cette «faisabilité d’un panneau à placer» semblait prendre beaucoup de temps et n’étant mis au courant d’aucun suivi, je me suis permis d’envoyer un rappel le 22 mai 2017:«(…) J’espère que vous avez pu avancer dans votre étude de faisabilité.Quels en sont les résultats? (…)».

Le lendemain, le 23 mai 2017, madame Lavens me répond:«(…) Je vous remercie pour votre mail et l’attention que vous portez au BELvue.Concernant le panneau informatif à l’intention de nos visiteurs dont je vous parlais dans mon courriel précédent, celui-ci sera placé à partir du mois de juillet afin de renseigner au mieux les visiteurs et les touristes au sujet de nos tarifs et des dimanches gratuits (…)».

Et donc, toujours aucune information sur cette gratuité dans le hall d’entrée, ni au comptoir, ce qui permet d’affirmer que la tarification présentée est incomplète, donc trompeuse. Ni sur le dépliant.

Et pourtant, à titre personnel, j’ai beaucoup apprécié la complète rénovation de ce musée où, d’une certaine façon, les citoyens ont pris la place des personnages royaux (ce qui a eu pour conséquence que le Roi a boudé l’inauguration de la «renaissance» de ce musée)!

Dans mon premier courrier du 21 octobre 2016, j’indiquais d’ailleurs:«J’ai découvert votre nouveau concept et j’ai adoré. C’est très étonnant: à l’inverse de ce qui se passe d’habitude, les visiteurs qui ne se connaissent pas commencent à se parler. Je pense que c’est parce que, notamment dans la galerie des objets, ils découvrent des traces de leur passé et donc ont envie de partager leurs souvenirs, puis leurs réflexions actuelles, avec d’autres (…)».

Allez-y, et même un jour payant, vous serez sans doute étonné et séduit!

http://www.belvue.be/fr

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