semaine 34

Paul, il s’appelle Paul

L'as-tu lu,lulu? par Nous on l'a lu, le 30 avril 2019

Un roman aussi noir que sa couverture

 

Le nouveau roman de Lorenzo Cecchi, "Paul, je m’appelle Paul", intrigue et se lit avec curiosité. C’est un roman noir. Il pastiche, pour partie, la vie d’un homme politique du siècle dernier, VDB.
Paul Vanden Boeynants (VDB) a été successivement industriel de la viande, homme d’affaires et homme politique de droite. Cecchi profite sans vergogne de cette proximité pour nous livrer le récit d’une vie aventureuse émaillée de réflexions douces-amères sur la vie, ses bifurcations et ses aléas. Il nous fait entrer dans l’univers de Paul et c’est passionnant.
D’abord, nous cheminons avec l’enfant. les tableaux impressionnistes se succèdent. On l’accompagne à l’école et son lot de fourberies, il nous mène ensuite dans les dédales d’un milieu marginal lié à la prostitution. Plus tard, il dévoile l’adolescent en recherche de repères (repaires!) et, enfin adulte, il nous livre ses stratégies pour s’en sortir et faire partie des gagnants. Mais que gagne-t-il vraiment, ce VDB ?
Malgré l’argent engrangé, malgré la réussite sociale et politique, le narrateur dresse le portrait d’un héros désabusé. Le scepticisme domine la scène, les acteurs sont des loosers. Cecchi poursuit sa piste qui, à travers ses personnages, nous conduira vers une destination hasardeuse. Avec lui, décidément, le voyage est plus important que le but et c’est ce cheminement qui nous donne envie de l’accompagner. (Étienne Marlier)

Lorenzo Cecchi, Paul, je m'appelle Paul, éd. Lilys, 2018, 18 euros

 

 

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