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En collaboration avec les Presses Universitaires de Bruxelles

Véronique Vercheval, photographe de la fraternité

L'as-tu lu,lulu? par Nous on l'a lu, le 28 mai 2018

Deux livres récemment parus illustrent bien le talent de cette photographe belge, engagée dans de nombreuses solidarités. Voici d’abord « Culture et résistance » où elle dépeint le cirque comme un outil de résistance en Palestine.

Avec si peu de moyens, avec leur corps, leur habileté, leur rage de vivre et leur solidarité, des garçons et des filles résistent à l’oppression, à la discrimination, aux humiliations, aux pénuries constantes causées par l’occupant israélien. Leur outil ? Leur propre corps. Leur arme ? La discipline physique et mentale pour créer ensemble un spectacle enthousiasmant, fruit de nombreuses heures d’entrainement, de répétitions, de tâtonnements, de fous rires, de joie.

Quelle belle leçon nous donnent ainsi ces jeunes gens : celle de l’espoir, du courage.

C’est un peuple qui s’exprime en cabrioles et acrobatie ; un peuple qui montre un exemple de son humanité : des gens comme tous les autres, dont la culture est riche des apports de la tradition et de la modernité, des échanges nombreux avec le reste du monde. Un peuple qui ne peut se résumer aux violences exercées contre lui, au déni de son sort de prisonnier sur son propre territoire, de victime d’une politique internationale d’une lâcheté sans nom.

Il s’agit d’une résistance par la culture, la plus belle arme dans le combat pour la dignité.

 « Travailleurs de rue, tisseurs de liens »

Véronique Vercheval capte depuis des décennies toute la richesse et la beauté de la solidarité entre les humains, de la résistance par l’art sous tous ses aspects, de l’apport essentiel de la diversité dans notre société. Ainsi, vient d’être publié par l’association Dynamo international, un livre d’enquête photographique sur les travailleurs sociaux de rue à travers le monde. Pendant un an, Véronique Vercheval a arpenté les rues en Roumanie, en Palestine, en Belgique, en Haïti, en Israël, en République Démocratique du Congo.  Elle y capté, dans les ténèbres de la nuit - celle de la misère, de l’exclusion, de l’abandon social - des étincelles de lumière : la solidarité, l’espoir, l’entraide, l’intelligence de la débrouille, l’expertise des travailleurs sociaux, l’impressionnant courage d’hommes, de femmes et d’enfants qui relèvent le défi de l’humanité face à la terrible oppression de la pauvreté et des injustices du monde.

Il s’agit bel et bien d’un reportage sans concessions avec la réalité mais tellement lumineux car il décrit avant tout les nombreuses expressions de la fraternité humaine. (G.L.)

 

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