semaine 29

Achèteriez-vous un smartphone d’occasion à un type pareil ?

Pasta par Michel Noirret, le 13 janvier 2019

Si vous pensez que non, vous avez plus de chance de passer une bonne année.

Le point G (comme Gilet jaune) est en passe d’être atteint, du moins pour les complotistes, les voyants extra-lucides des réseaux sociaux, les journalistes d’occasion, plus évidemment les menteurs, les manipulateurs les stratèges de Fesses de bouc et bien entendu les télés qui en ont fait des stars.

Rêve fabuleux ! là, sous nos yeux se rejoue la Révolution française où le peuple parisien, crevant de faim, car il n’y avait plus de pain (quoique les greniers de marchands de grains fussent pleins, mais il est toujours bon d’agiter le peuple avant de s’en servir) alla prendre la Bastille. Les mauvais esprits se demandent encore pourquoi, car la Bastille ce n’était pas une boulangerie. Mais, nous dit-on, c’est ainsi que fut jeté bas le joug de l’oppression monarchique, la liberté enfin trouvée, la justice, le respect qui était dû au peuple enfin établi, même si ça mange pas de pain, surtout quand il n’y en a pas.

Sauf qu’à y regarder de plus près le peuple, le vrai, celui qui a une grande gueule, n’a peur de rien, même pas des balles et c’est pourquoi il en reçoit généralement beaucoup, s’est retrouvé dans les manufactures, les usines, les mines et toutes ces sortes de lieux où par la grâce des bourgeois la populace aime à s’épanouir même pas mieux traitée que par l’aristocratie de l’ancien régime, voire pire.

Le peuple mis un certain temps avant de s’apercevoir qu’il s’était copieusement fait niquer par la bourgeoisie, puis l’empire, puis la monarchie encore. Et voilà que la canaille mécontente de son sort se dresse encore contre le roi de l’époque. Dix. Charles de son prénom. Rendu prudent par le sort de son parent Louis XVI, il met les bouts. Les 26, 27, 28 juillet 1830 ce sont les Trois glorieuses, au cours desquelles, grâce aux magouilles des députés libéraux majoritairement monarchistes, le bon peuple, sauf les 800 morts qui ne sont plus là pour rouspéter, se le fait encore mettre en beauté, Charles X étant remplacé par Louis-Philippe. La belle affaire !

Ça dure ce que ça dure.

En février 1848, c’est reparti ! Le peuple, encore lui, n’est pas content de son sort (jamais content çui-là), le fait savoir à coup de fusil et commence à avancer des conditions à caractère nettement social. On voit même fleurir des drapeaux rouges ! La chienlit, quoi !

La deuxième République sortira de ces journées de révolte. Ce braillard de peuple, gavé de promesses, retourna tranquillement à l’usine, et l’on put reprendre le cours des affaires momentanément perturbées. Elles y retrouvèrent force et vigueur.

C’est pas fini !

1870 : La Commune !

Bon, là, je vous raconte pas, vous connaissez. Sinon abonnez-vous au Chasseur français, sur votre rond-point vous comprendrez mieux ce qu’on vous raconte.

En tout cas, cette affaire-là finit aussi très mal pour « le peuple », notion fluctuante que chacun assaisonne à son idéologie.

Moralité : Chaque fois que « le peuple » a voulu arracher à la balle et au fusil, voire au couteau entre les dents, le pouvoir à ses exploiteurs, il s’est fait niquer !

Il a même réussi à susciter ses propres bourreaux. Les révolutions russes ou chinoises en sont des exemples encore récents.

Alors, on en sortira jamais ?

Perso, j’ai l’impression que comme ça, non !

Je préconise une autre méthode : le bras d’honneur ! Occupons-nous de NOS affaires, mettons, lentement, patiemment en place d’autres moyens d’assumer notre existence. Pas de matin du grand soir, une lente migration.

Pierre Joseph Proud’hon, (oui, bon, ça nous rajeunit pas !) a écrit des livres sur le sujet. Bien sûr, c’est une vieille barbe, l’époque à changé, le Climat ne faisait pas le malin de son temps, mais il y a de quoi s’inspirer.

D’ailleurs, ça inspire. C’est encore très minoritaire, mais ça marche un peu partout dans le monde.

Lecture conseillée, toute récente : Petit manuel de résistance contemporaine, de Cyril Dion, éditions Actes Sud.

Des gens créent des coopératives, des comités citoyens. Ils sortent peu à peu de leurs conditions de niqués de naissance, en se prenant en main plus constructivement qu’en occupant un rond-point.

Il n’y a pas qu’Onan qui savait se prendre en main.

LE GRAND PRIX TROU DU CUL

And the winner is :


À l’unanimité du jury et de moi-même, le Grand prix Trou-du-cul est aujourd’hui attribué à Alain Destexhe, polytocard au MR. Il savait parfaitement ce qu’il faisait en disant une pareille connerie.

Bravo !

Que le Monstre en Spaghetti Volant vous touche de son appendice nouilleux.

 

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