semaine 47

Cet hiver on s'éclaire à la bougie

Pasta par Michel Noirret, le 02 octobre 2018

Vous pensez que c’est un coup des écologistes, avec leur manie de vouloir du propre, du naturel, du renouvelable et autres foutaises qui font rire les gens sérieux.

Eh bien non ! Les salopiots du productivisme capitaliste y sont arrivés encore mieux que les écolos, on va se ré-éclairer à la bougie ! (La lampe à pétrole pour les amateurs de haute technicité).

Vous pensez si les écologistes sont fâchés de s’être fait rouler dans la farine!

La ministre de l’Eclairage à la bougie, comment voulez-vous qu’on l’appelle maintenant, Marie-Christine Marghem, reproche donc aux salopiots du productivisme capitaliste de n’avoir pas prévu que l’hiver tombait pendant la saison froide, qu’on n'allait plus ramasser du bois dans la forêt pour mettre dans la cheminée, que les chandelles, les lampes à pétrole, etc. c’était fini.

Quand on est un salopiot productiviste, ami du capitalisme, qui sort plein de diplômes d’une école de commerces douteux, vous pensez bien qu’on à autre chose à faire qu’à discutailler de la pluie et du beau temps, du froid qu’il fait l’hiver et du chaud en été. On est sérieux, rationnel.

D’abord, en hiver, les jours sont plus courts, on nous le répète assez. Ils font toujours 24 heures, mais raccourcies à cause du froid, conséquence du théorème de Léo Campion, Transcendant Satrape du Collège de Pataphysique, qui veut qu’en été les heures soient plus longues qu'en hiver puisque sous l’effet de la chaleur les corps s’allongent. Donc, l’un dans l’autre, pas besoin de prévoir plus d’électricité que d’habitude.

La ministre n’a pas vu malice dans le fait que six des sept centrales nucléaires belges étaient tombées en panne tour à tour depuis pas mal de temps déjà, pour cause de délabrement, rouille, rafistolages foireux, fuites par-ci, fuites par-là…

Pas de quoi s’inquiéter ! Allons ! Dans le gouvernement de l’amer Michel on ne s’inquiète jamais, qu’on tue les enfants, qu'on les mette en prison, que les centrales nucléaires soient au bord de l’explosion, etc.Elles sont aux mains d’entrepreneurs ayant fait leurs preuves et sûrement plus fiables et efficaces que des fonctionnaires des services publics, tatillons, regardants, faisant les difficiles et toujours à discutailler de leurs horaires de travail et de leurs pensions.

Libérale, la ministre de l’Eclairage à la bougie faisait confiance aux libres entrepreneurs.

De même que Jambon de Bâillonne, ministre de l’extérieur, nazillard de l’intérieur, chargé du confort du bourgeois, bien chez lui, dans une ville propre et sûre, comme il dit sur ses affiches électorales avec son camarade Franckenstein chargé de l’insécurité des migrants et de leurs enfants. Il est aussi responsable, Jambon de Bâillonne, de la sécurité des centrales nucléaires.

Mais ces derniers temps il était trop occupé avec son acolyte invétéré à courir après les bougnoules en transit. Des gens vachement plus dangereux pour le bien-être du bourge  que l’explosion d’une centrale nucléaire.

Et voilà donc qu’aujourd’hui la main invisible du marché se trouve dans la culotte du citoyen belge ou expatrié et lui fait guili-guili avant de le taper au portefeuille ; parce que le prix de l’électron va sérieusement grimper vu qu’il va falloir en acheter chez les salopiots capitalistes de l’étranger et que, selon l’arnaque de l’offre et de la demande, la Belgique va être vachement demandeuse.

Terminons sur une note piquante : « La main invisible du marché dans la culotte de… » est la version néo-libérale de « La main de ma sœur dans la culotte d’un zouave ». Y a pas de raison que seule ma sœur ait le droit de s’amuser.

Le néo-libéralisme sait rire aussi, ne parlons pas de ses représentants dans les gouvernements.

L’amer Michel à rencontré, il y a peu Recip Airdungland, calife à la place du calife en Turquie. Ils ont eu une conversation franche, nous dit la presse, bien informée.

Sur les questions qui inquiètent un peu au Moyen-Orient, l’amer Michel a été ferme :

  • Jamais avec les Américains,
  • Jamais avec les Russes,
  • Jamais avec les Syriens,
  • Jamais avec les Kurdes,
  • Jamais avec les Turcs,
  • Jamais avec la NVA, mais ça je l’ai déjà dit, a-t-il déclaré sans ambiguïté.

Recip Airdungland, parfaitement rassuré, sait maintenant à quoi s’en tenir.

Un peu de clarté dans les relations internationales ne peut pas faire de tort.

Franckenstein en est tout retourné : venant présenter à RTL ( La Libre Belgique 1/10) son livre « Le macramé en barbelés, formation technique pour les migrants de passage », une dame, anonyme, a refusé de lui serrer la main.

- Effrayant d’intolérance ! s’est exclamé le secrétaire d’État, la voix tremblante de peur pour la Démocratie.

C’est pas les membres, même éventuellement féminins de Schild & Vrinden qui lui auraient fait un tel affront. Ils sont respectueux de la Démocratie, eux !

Même pas musulmane la dame ! Sûrement une qui, à titre personnel et non par décret de quelque illuminé, refuse de tripoter du nazillard ; c’est pas que c’est contagieux, c’est simplement un peu salissant pour l’ego.

Que le Monstre en Spaghetti Volant vous touche de son appendice nouilleux

Ramen.

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