semaine 40

Je suis toujours Charlie

Pasta par Michel Noirret, le 04 septembre 2020

© Wich

Le procès en cours à Paris n’est toujours pas celui de l’obscurantisme, de la bêtise, de la férocité religieuse*. Elle est toujours là. Elle couve. Et pas seulement chez les islamistes...

Et pendant ce temps à Molenbeek…
Les pastafarien§s auraient normalement toute raison de se réjouir de l’approbation par le conseil communal de cette riante commune bruxelloise, d’une motion concernant le port des signes convictionnels dans l’administration municipale. Ils pourraient enfin porter leur passoire sur la tête, même aux guichets publics et faire connaître, par leur allant, leur sourire, leur amabilité, à un public mal informé les beautés et les bienfaits de cette religion. Belle victoire contre une laïcité malfaisante qui veut empêcher chacun de vivre à sa guise dans sa « communauté », comme au Liban. Là, on appelle ça « pluralisme ». Comme chacun sait, le Liban est une immense réussite citoyenne.
Catherine Moureaux, la bourgmestre de Molenbeek est socialiste, tendance libanaise donc, mais pas toute seule, les écololos, ses copains d'urnes sont de même obédience. C’est un courant pas tellement nouveau, mais qui ose enfin dire son nom.
Le « pluralisme », assaisonné « d’accommodements raisonnables », toutes les religions adorent ça, c’était même, chez nous, le credo de nos chers calotins quand ils étaient au pouvoir. Ils nous manquent beaucoup. L’obscurantisme n’est plus ce qu’il était, du moins de ce côté là.
Et, cerise sur le gâteux ou plutôt la gâteuse, ce sont les nazillons de tout poil qui vont se réjouir de pouvoir exhiber, même dans la fonction publique, leurs croix gammées, signes on ne peut plus convictionnels.
Et que Flahaut, ancien ministre socialiste, aille se faire voir avec son projet de loi interdisant le salut nazi, ainsi que ça se pratique à l’occasion dans la police de Charleroi. Ce serait une grave atteinte à la liberté convictionnelle communautaire.
Pas d’amalgame ! hurlera la gauche gnangnan, aussi nocive, dans un genre différent, que la droite autoritaire. « Le nazisme n’a rien à voir avec l’islam ! ». C’est une évidence, mais on ne détourne pas la conversation, le sujet c’est les signes convictionels.

Par signe convictionnel, on entend tout objet, image, vêtement ou symbole visible qui exprime une appartenance à une conviction religieuse, politique ou philosophique (...) "Dispositif de concertation et d'appui aux Centres Régionaux d'Intégration de Wallonie" Qui est relatif à une conviction religieuse. "Le Dictionnaire." Néologisme. Qui est relatif à la conviction, et, particulièrement, à la conviction d'un juge. Les éléments convictionnels d'une affaire criminelle. "Littré"

Bref, c'est pas très clair, variable et sujet à interprétations diverses. Or, quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup.
Les modérés nous diront qu’il y a de bons et de mauvais signes convictionnels. Certes, mais lesquels ?
Qui décide des bons, autorisés, et des mauvais, interdits ? La bourgmestre de Molenbeek ?
L’exhibition de signes convictionnels ne concerne donc pas seulement les religieux, mais ce sont des musulmanes qui veulent faire savoir à tout le monde qu'elles ont leurs convictions. Dans la rue, c'est leur affaire et leur droit, mais dans dans les relations officielles avec les citoyens dans les institutions publiques, c'est un peu différent et ça ressemble un tantinet à du prosélytisme.

Comme il est, je pense, assez clair que cette revendication n'a rien de spontané, on peut soupçonner à la manoeuvre des mouvements politiques religieux, Whahabites, Frères Musulmans etc.. Comme il s'agit vraisemblablement d'une stratégie politique,("Bien agiter le peuple avant de s'en servir"- Talleyrand) la question est, lorsque sera admis le port de signes convictionnels dans les administrations publiques, quelle sera la revendication suivante ? Des guichets particulier pour musulmans ? Et ensuite ?

Alors que personne ne demande rien à ces dames, qu’elles peuvent avoir, en toute tranquillité, les convictions qu’elles veulent tant qu’un passage à l’acte, concernant par exemple l’élimination physique des mécréants (qui figure sans équivoque dans le Coran) ne nuit pas à leurs semblables, on peut se demander ce qu'il leur prend.
Oh, bien sûr, les théologiens, les exégètes modernes disent, répètent, qu’il faut contextualiser, replacer les choses dans leur époque, que la société était ultra violente au temps de Mahomet, et donc ces appels à l’assassinat (eh oui ! c’est pour le moins prémédité) ne sont pas à prendre en compte dans la pratique religieuse contemporaine. C’est sympa la modernité, mais ça n’empêche pas les religions (et plus généralement les idéologies) d'être de grandes pourvoyeuses d'assassins en tout genre. La Bible est un modèle du genre. Par contre, les Evangiles ne sont que douceur et sérénité. Ce qui n'a nullement empêché le christianisme, pendant des siècles, d'être particuièrement imaginatif sur le plan des atrocités.
Curieusement, de l’avis de nombreux religieux musulmans, et même de Tarik Ramadan du temps de sa splendeur, le port du fameux voile n’est prescrit nulle part dans le Coran. Mais Catherine Moureaux et les écololos Molenbeekois pensent qu’il faut respecter la fiction. Ils ne sont pas théologiens, ni exégètes, c’est pour ça. Ils ont juste besoin de la voix de l’électeur musulman pour être ou rester au pouvoir. Ça explique mieux.
C’est le signe convictionnel de quoi, ce voile, finalement ?
C’est le signe convictionnel de « Je ne suis pas comme vous, je n’ai rien à voir avec vous  et comme mon barbu préféré ne peut pas porter de voile, il préfère un tee-shirt avec une inscription américaine, je montre qu’il existe ! Et on dira encore que dans la religion musulmane, la femme compte pour des prunes ! »
Bel exemple de solidarité hommes-femmes, mais d’un point de vue théologique le voile n’est donc pas un signe convictionnel, mais un plutôt un vêtement coutumier.
Bien sûr, chacun est libre de s’habiller comme il le souhaite, mais à partir du moment où c’est une sorte d’uniforme, en tout cas un signe de reconnaissance communautaire pour une partie de la population qui souhaite vivre à part du reste, on peut avoir comme un doute sur la légitimité qui conduit à endosser cet uniforme.
Cela dit, si ce projet voit le jour, on peut se demander combien d’employés communaux juifs, à Molenbeek, oseront porter une kippa pour accueillir le public.
Les Juifs, faut toujours que ça se fasse remarquer, même quand on ne les voit pas. Ils sont comme ça.
Le sentiment qui prédomine dans la gauche gnangnan, mouvance « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », c’est qu’en ne permettant pas à ces personnes de nous faire savoir, alors qu’on s’en fout, qu’elles sont musulmanes, elles risquent de se radicaliser.
C’est un argument à prendre en considération. La radicalisation, c’est terrible, on ne peut pas grand-chose contre ça, surtout à Molenbeek semble-t-il, où le père Moureaux, bourgmestre avant la bourgmestre (la bourgmaîtrise est aussi une petite affaire de famille ; ça se fait beaucoup en politique de se transmettre l’entreprise familiale) a laissé croitre et embellir la chienlit islamiste. (J'ai bien dit "Islamiste" et non musulmane, j'insiste, par conviction- si, si, j'en ai- et surtout parce qu'il pourrait y avoir des gens bien intentionnés qui feraient semblant de ne pas voir la différence) Des immigrés ( ou enfants de) musulmans ont donc viré à l'islamisme; être immigré dans les pays occidentaux c’est rien que du malheur. L'idéologie gnangnan considère qu'à partir du moment où on est dans la misère c’est qu’on est forcément une personne de bien qui ne demande qu’à devenir encore mieux, il ne faut donc pas l'embêter. C'est assez triste comme ça, allez! La foi dans les clichés est émouvante, la réalité beaucoup moins poètique. Il n'est pas très compliqué de montrer des exemples de gens très riches qui sont de parfaites crapules, comme des pauvres peuvent l'être. La crapulerie, la violence, la bêtise, la méchanceté, l'ignorance, l'obscurantisme ne sont pas une affaire de niveau de vie.
L’idéologie gauche gnangnan nous invite donc à ne pas ajouter du malheur au malheur en interdisant à des malheureux, pris d'un soudain prurit religieux, de poser l’une ou l’autre bombe, abattre à la Kalash l’un ou l’autre juif qui l’a, de toute façon, largement mérité. Il faut bien que jeunesse se passe. C’est en leur interdisant de commettre des attentats que les fous de dieu se radicalisent encore plus.
C’est un cercle vicieux. Il faut en sortir.
Je suggère à la bourgmestre de Molenbeek et ses écololos d’aller plus loin.
Une solution qui devrait satisfaire tout le monde, outre, évidemment le port du voile dans l’administration publique, serait que tous les projets d’attentats islamistes soient dorénavant soumis à autorisation écrite des autorités communales. Ainsi ces jeunes gens un peu allumés se sentiraient pris en considération au lieu d’être laissés à eux-mêmes, ce qui conduit à toutes les dérives. La demande devrait porter sur le lieu, la date, le nombre de terroristes participants, les armes utilisées, la quantité d’explosifs envisagée et le nombre de morts souhaité. (Les blessés étant achevés ; on sait comment ça va avec les survivants, rien de plus pressé que de chercher noise juridique, déchaînant les passions et la presse, alors que nous avons besoin d’une société apaisée.) Enfin, en concertation avec les forces de l’ordre locales, il serait décidé si celles-ci devraient faire un gros doigt OU, ET les gros yeux (seulement dans les cas les plus graves) aux terroristes. On ne va quand même pas les tuer, d’abord ce serait agir comme eux, et ensuite ça en ferait des martyrs, on n’a pas besoin de ça.
Voilà qui permettrait à des tas de jeunes gens pleins de ressources, de dynamisme, de clairvoyance intellectuelle, débordant de foi et d'amour de dieu de s’épanouir hors du cloaque d’une société sans religion, la vraie. Quand on a une religion, c’est toujours la vraie, raison pour laquelle, chacune voulant contrôler l'ensemble de l'humanité, elles n'ont réussi qu'à se battre entre elles avec d'importants et nombreux dégâts collatéraux. Mais aussi des bénéfices colossaux pour les amis.

Quant aux musulmans qui considèrent que leur croyance est une affaire personnelle qui ne regarde qu'eux, ça leur permettrait de ne plus être pris en otage par la racaille genre Amédy Coulibaly et autres frères Kouachi.

Que le Monstre en Spaghetti Volant vous touche de son appendice nouilleux
Ramen.
*Accordons l’adjectif en genre et en nombre avec le dernier nom commun le précédant.

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