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En collaboration avec les Presses Universitaires de Bruxelles

L’amer Michel apprend la trumpette.

Pasta par Michel Noirret, le 20 août 2018

Sous la direction d’un groupe de pédagogues de haut niveau, de musicologues que le monde entier nous envie, toussa réuni au Centre d’études Jean-Gol, dont, cerise sur le gâteux, l’inénarrable Richard Miller est le président, l’amer Michel va changer d’instrument de musique pour conduire les rats que sont les citoyen§s.

Le pipeau commençait à lasser.

En tout cas pour notre premier soliste, Le Bartacoulisses semble dorénavant, et à l’approche des élections, peu adapté à son époque ont fait valoir les doctes professeurs.

En pratiquant la trumpette cet instrument américain à l’audience désormais mondiale, ses éminents instructeurs pensent amener le premier instrumentiste à un tournant dans sa carrière dans le music-hall.

Ainsi a-t-il promis qu’il allait dorénavant s’en prendre à tout qui diffuserait des informations erronées quant à sa politique; les fake-news, quoi.

Comme le modèle américain, trouver stupides les idées du gouvernement c’est propager de fausses nouvelles, pensent l’amer Michel et son orchestre. Les citoyens et les responsables de la société civile doivent soutenir le gouvernement. C’est leur devoir.

Le chef de la fanfare du Centre Jean Gol, l’éminent Richard Miller, l’a déjà par le passé fait clairement savoir aux doyens d’Universités qui s’étaient aussi unanimement que honteusement égarés à critiquer des mesures de l’état libéral-catho-nazillard particulièrement utiles à l’intérêt général.

Dorénavant, ce sera l’amer Michel lui-même qui soufflera dans les bronches de ceux qui ne sont pas d’accord avec sa pratique musicale, l’air de « Vous êtes que des socialistes » du célèbre compositeur Milton Friedman, l’inspirateur de Pinochet et autres musiciens libéraux.

Je ne sais pas, mais je ne serai pas plus étonné que ça de l’apprendre, que le pétulant Georges-Louis Bouchez-Double, digne continuateur de l’inoubliable Laurent Louis, quoi qu’en un peu plus propre sur lui, soit également membre de l’incontournable aréopage Hémérien Jean Gol, car il est parfaitement dans la ligne conceptuelle de cette honorable institution.

Ainsi veut-il qu’on légifère pour interdire d’utiliser à tort et à travers l’insulte « nazi ». Selon lui, qui n’a honte de rien, même pas de se servir des victimes de la Shoah pour justifier ses élucubrations, ce serait tout aussi grave de traiter, à l’emporte-pièce, de nazi un quelconque quidam que de nier la Shoah !

Pas moinsse! Hein ! que c’est vrai qu’ils osent tout et que c’est à ça qu’on les reconnait ?

En fait, Bouchez-Double n’aime pas qu’on fasse remarquer, voire qu’on insiste, sur le fait que le gouvernement Libéral-Catho-Nazillard dans lequel sévit son parti à la première place, est effectivement composé de sympathisants nazis avérés, qui n’ont jamais rien renié et ne sont pas près de le faire. Ça fait un peu moche ! Le nazi n’a pas très bonne réputation dans nos contrées et il vaudrait mieux cacher la merde au chat avant les élections.

Sinon l’amer Michel va sortir sa trumpette.

Pendant ce temps, sous l’égide de Frankenstein, on met les enfants en prison avec leurs parents, en bout d’une piste de décollage de l’aéroport de Zaventem, endroit idyllique et reposant, surtout pour des enfants qui ne pensent qu’à jouer. D’ailleurs, Frankenstein leur a fait installer des balançoires. Sympathisant nazi, mais humain tout de même.

La question qui, du coup, traverse et questionne le monde politique (à des degrés divers, et des époques différentes, à peu près tous les partis (sauf les saucialosses et le Vlaams Belang qui trouvait sans doute que c’était pas assez sévère) ont participé à l’élaboration du décret qui permet de mettre des enfants en prison.

- Mais comment faire autrement ! disent-ils dans une tendre unanimité, si on ne met pas toute la famille en cabane, elle s’évade ! Quel culot, quel manque de respect !

Mais aucun de ces élus du peuple professionnels ne se demande pourquoi il faut mettre en prison des gens qui n’ont rien fait, sinon venir dans un autre pays pour essayer d’y avoir une vie meilleure et souvent y ayant plus ou moins réussi, sans léser personne !

Mais ne perdons pas de vue que sous le masque de Frankenstein se cache l’amer Michel.

Que le Monstre en Spaghetti Volant vous touche de son appendice nouilleux.

Ramen

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