semaine 50

DUDH, Climat : l’avenir dans les yeux des enfants

Zooms curieux par Gabrielle Lefèvre, le 02 décembre 2018

Reportage photographique © Jean-Frédéric Hanssens

Samedi, un millier d’enfants et de jeunes ont fait vibrer le respectable Palais des Académies à Bruxelles en proclamant à leur manière qu’ils n’envisagent pas l’avenir sans le respect des droits humains. Ils ont offert aux enseignants, aux parents, aux représentants politiques de Wallonie et de Bruxelles leurs cris d’espoir, de révolte, leurs indignations, leurs solutions face à cet avenir d’inégalités, de paupérisation, de violence entre humains et envers la nature.

La campagne « 70 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, tout un programme ! » lancée par Pierre Galand, président de l’APNU (Association pour les Nations Unies) a coalisé quantité d’énergies, d’imagination, de sens créatif dans les écoles, les universités, les organisations de jeunesse. Ce fut un cinglant démenti aux préjugés envers les jeunes « qui ne se soucient de rien et ne s’engagent pas », envers les enseignants « qui ne pensent qu’à leurs heures », envers les politiques « qui n’ambitionnent qu’à être élus ou réélus ».

Ouverture d’esprit, générosité, regards lucides sur la société, sérieux et humour : les travaux réalisés pendant des mois par ces jeunes nous bousculent, nous « boostent » comme ils le diraient par rapport à nos propres engagements d’adultes. Ces enfants, ces jeunes voient le monde, découvrent les valeurs de notre culture politique et de solidarité sociale et surtout, constatent les écarts entre les théories et la pratique. Ils sont prêts à l’engagement citoyen cher à Stéphane Hessel dont la pensée vit plus que jamais dans de nombreuses mémoires, plus moderne que jamais.

Dimanche, des dizaines de milliers de marcheurs clamaient dans la bonne humeur mais avec une profonde conviction leur volonté de sauver le climat et donc l’avenir des enfants, des jeunes de cette humanité devenue folle à cause de l’avidité de quelques riches et puissants de ce monde. La marche était véritablement citoyenne, sans drapeaux politiques ni syndicaux, sans trublions porteurs ou non de gilets jaunes : simplement des citoyens qui veulent sauver  la planète et exercent la pression la plus pacifique possible sur le monde politique national et international qui doit prendre des décisions urgentes lors de la COP 24. Non seulement prendre des décisions mais appliquer d’urgence celles qui ont déjà été prises. C’est cela ou la catastrophe inévitable. La détermination était évidente. L’analyse de la situation bien connue. Reste à voir si les citoyens marcheurs sont prêts à changer aussi les aspects les plus énergivores de leur mode de vie. Les jeunes, en tout cas, montrent l’exemple.

Infos :  http://70ansdudh.be/ 



























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