semaine 50
Portrait de André Fromont
Haïculs bénis/André Fromont

Ecrit par un autre

Le 11 juin 2018

&

Image: 

Quand par hasard

Le cœur léger

Un sérieux flottement

Une chaude étincelle

M’ébranlent

Les nouvelles...

Choc d’images criblées de balles

Une illusion peut-être

Une bonté des caprices

Je m’approche des autres

Vin et pâtes

Attentions

Intenses odeurs

Pensées douces

Enfin l’unité

Et la vie sans fin

Hauteur de vue

N’est pas hauteur de visions

Pourtant

La suite révèle

L’écho d’une énigme

Quand l’autre est mort

Et que tu restes vivant

Ton réveil efface une vie

Les dernières minutes

Retour ici

Oubli de là

Silence et beauté

Plutôt que je-ne-sais-quoi

Sans lumières

Ce que l’orage provoque

Cette nuit de pleine lune

Quand soumis à soi-même

Insoumis à soi-même

Marc fait grand bruit

Par quoi commencer ?

Tout le mal possible

Au nom du bien

Le courage qui manque

Grandeur de l’idiot utile

Marc parle sur Paul

En fait des vagues

Sang et souffrance

Dans le carton-pâte

Je n’ai jamais revu Marc ni Paul

Seul soudain

Je rêve debout

Leur souvenir mal peint

Je vis sans savoir

Les larbins criminels

Passent d’un corps à l’autre

Pour saisir une lueur

Ils courent dans la pénombre

Je les fixe en photo dérivante

Risque la fuite

Me cogne contre le mur de briques

J’ouvre un œil

Ému

Horrifié par le bruit qu’on fait

Une lampe-tempête à la main

Je vise des pipes de foire

Je brise le cou des reins

Loin de mes rêves

Vivre en fauve

Ou vivre en proie

Ou inventer sa chanson

Ni vainqueur

Ni vaincu

Intranquille

Toujours

À la recherche du discours perdu

Je n’abandonne pas le meilleur

Je suis la seconde près

Je prends la place de l’air

Que je respire

Pour toi

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