semaine 34

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En collaboration avec les Presses Universitaires de Bruxelles

Portrait de André Fromont
Haïculs bénis/André Fromont

Ecrit par un autre

Le 11 juin 2018

&

Image: 

Quand par hasard

Le cœur léger

Un sérieux flottement

Une chaude étincelle

M’ébranlent

Les nouvelles...

Choc d’images criblées de balles

Une illusion peut-être

Une bonté des caprices

Je m’approche des autres

Vin et pâtes

Attentions

Intenses odeurs

Pensées douces

Enfin l’unité

Et la vie sans fin

Hauteur de vue

N’est pas hauteur de visions

Pourtant

La suite révèle

L’écho d’une énigme

Quand l’autre est mort

Et que tu restes vivant

Ton réveil efface une vie

Les dernières minutes

Retour ici

Oubli de là

Silence et beauté

Plutôt que je-ne-sais-quoi

Sans lumières

Ce que l’orage provoque

Cette nuit de pleine lune

Quand soumis à soi-même

Insoumis à soi-même

Marc fait grand bruit

Par quoi commencer ?

Tout le mal possible

Au nom du bien

Le courage qui manque

Grandeur de l’idiot utile

Marc parle sur Paul

En fait des vagues

Sang et souffrance

Dans le carton-pâte

Je n’ai jamais revu Marc ni Paul

Seul soudain

Je rêve debout

Leur souvenir mal peint

Je vis sans savoir

Les larbins criminels

Passent d’un corps à l’autre

Pour saisir une lueur

Ils courent dans la pénombre

Je les fixe en photo dérivante

Risque la fuite

Me cogne contre le mur de briques

J’ouvre un œil

Ému

Horrifié par le bruit qu’on fait

Une lampe-tempête à la main

Je vise des pipes de foire

Je brise le cou des reins

Loin de mes rêves

Vivre en fauve

Ou vivre en proie

Ou inventer sa chanson

Ni vainqueur

Ni vaincu

Intranquille

Toujours

À la recherche du discours perdu

Je n’abandonne pas le meilleur

Je suis la seconde près

Je prends la place de l’air

Que je respire

Pour toi

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Entre les lèvres

Une arme blanche

Aldo est mauvais ange

Il passe les nuits ailleurs

Et les jours au lit

Sa beauté obscure

Donne chair de poule

Fait peur, fait mal

Aldo, dans le sommeil

Est frappé par des rafales

De lignes claires

Entrées clandestinement

Avec une armée de lucioles

La belle lumière attaque Aldo

Entre ses lèvres

Une larme blanche

Des rires tintent

A bonne distance

Ailleurs

Défi lancé à la peur et au mal

Ici

Mets pied à terre, Aldo

Quand tu le veux

Marche pieds nus dans l’herbe fraîche

Étoile tombée d’un ciel caché

Éveille-toi

L’eau peut laver

Tes flammes noires

Tilt

Game over

Entre ses lèvres

Une goutte du sang

De l’autre qu’il déchire

Aldo reste un mauvais ange

Qui passera ses nuits Ailleurs

Et ses jours au lit

De son cœur sombre

Suinteront

Des humeurs sèches

Des roses gelées

Un roulement de tambour

Sinistre et long

Quelques secrets...

Tilt

Game over

Ailleurs

A bonne distance

Personne ne pleure

Ni ne soupire

Ici

Ça craint

Bella sème le trouble

Hurle

Nouvelle sirène

Sur le tarmac

D'une mer urbaine

Bella Crie

Mariage forcé

Nuits agitées

Appels en absence

Absences

Dans la ville blessée

Une foule murmure

Le suspense monte

Bella Hurle

Blessures

Cuivres et percussions

Nuit de bush

Dans la ville blessée

Le suspense monte

Une voix d'ange

Subtile et ferme

Corde sensible

Dit Pile ou face

S'entendre ou s'ignorer

Bella entend

Fond dans le décor

Trouve la piste perdue

Dans la nuit géométrique

Un courant marin

La dépose sur l'invisible ligne

D'horizon

Valentin l'y attend

Il dit Assez

Assez crié

Assez

S'entendre ou s'ignorer

Pile ou face

Présence

Des ombres

Au regard dur

Se gardent à vue

Au coin de la rue

Les murmures cessent

Distance

Bella et Valentin

Se taisent

S'enlacent

Et disparaissent

Dans une mèche de cheveux

Dans la ville blessée

Silence

On vous appellera

A-t-il entendu

Ce soir-là lentement tombé

L'idée de la défaite

L'angoisse, la vie, plus rien

Sans porte de sortie

Armand est une maison en flammes

Cloué au sol

Dans les senteurs de la terre

 

Quelqu'un a du feu ?

A-t-il entendu

Extrême immersion

Dans un hasard troublé

Rien à craindre /Tout à craindre

L'essentiel abonde de riens

 

Écoute une minute

A-t-il entendu

Seul sans le silence

Sans longueur d'avance

Armand libre, court

Dans la direction opposée

Ce soir-là lentement tombé

 

Imaginez Armand sourd

Jos goûte l'air frais de la nuit

Avant d'ouvrir l'œil

L'esprit occupé

Les sens en éveil

Face au tableau idéal

D'une scène familière

Sombre

Reflet de son absence

Il détourne le regard

In extremis

L'espace frissonne

Remué par des pensées énervées

Qui paradent et chahutent

Pandore

Sous la table

Est invisible

Le souffle coupé

Jos lève la nappe

Lance ses lignes

Avec vigueur

Silence soudain

Se déroule une longue liste

Des bonnes plumes

Des places au doute

Des airs connus

Des premières réactions

Des enfances perdues

Des messages cachés

Des mauvaises passes

Des tribunes libres

Des services rendus les bras croisés

Un coup de foudre

Les pensées s'apaisent

Consumées comme tant de rêves

Jos capte une dernière facétie

Une émotion nue

Indifférent aux caprices de Pandore

Il est ravi

Il respire l'air frais du matin

Ouvre l'œil

L'esprit et le corps libres

Une rue silencieuse

Sur le chemin du retour

Mortimer, l'air impassible

Croise l'obscurité des regards

Du commun des mortels

Inconsolables

Un instant crucial

Une chance pareille

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Les yeux implorants de Joëlle

Bel obus non explosé

Mèche rebelle

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Vite Joëlle et Mortimer se donnent le coup d'épaule

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Vidange des lacs noirs

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Joëlle aux nerfs d'acier

De tête brûlée

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Inéluctable vie nouvelle

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Beauté

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Invisible perte de vue

Sur le chemin du retour

Une vile fantôme

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D'avant l'orage

Frontières disparues

Temps difficiles

Léa a les jetons

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Rien ne pressait

 

En un rien de temps

Les temps difficiles

Sens inverse

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Entre la foudre et le paratonnerre

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Fragilité totale

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Je dors

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