semaine 33

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En collaboration avec les Presses Universitaires de Bruxelles

Portrait de André Fromont
Haïculs bénis/André Fromont

Le retour même

Le 14 mai 2018

&

Image: 

Le retour même

Une nuit solitaire
Long soupir
Derrière un rideau gris
Humide
Tout était prêt
Dans le tunnel du temps
Pour les tremblements du mystère
Les pousses folles
Les vols planés
Emerveillé par la réapparition du même
Yves a le regard troublé
Il manque d’air
Sous les arbres encore nus
L’hiver se brise
Contre un monde qui palpite et chante
Dans le tunnel du temps
Yves respire et s’abandonne
A la fanfare
Soleil

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Bella sème le trouble

Hurle

Nouvelle sirène

Sur le tarmac

D'une mer urbaine

Bella Crie

Mariage forcé

Nuits agitées

Appels en absence

Absences

Dans la ville blessée

Une foule murmure

Le suspense monte

Bella Hurle

Blessures

Cuivres et percussions

Nuit de bush

Dans la ville blessée

Le suspense monte

Une voix d'ange

Subtile et ferme

Corde sensible

Dit Pile ou face

S'entendre ou s'ignorer

Bella entend

Fond dans le décor

Trouve la piste perdue

Dans la nuit géométrique

Un courant marin

La dépose sur l'invisible ligne

D'horizon

Valentin l'y attend

Il dit Assez

Assez crié

Assez

S'entendre ou s'ignorer

Pile ou face

Présence

Des ombres

Au regard dur

Se gardent à vue

Au coin de la rue

Les murmures cessent

Distance

Bella et Valentin

Se taisent

S'enlacent

Et disparaissent

Dans une mèche de cheveux

Dans la ville blessée

Silence

On vous appellera

A-t-il entendu

Ce soir-là lentement tombé

L'idée de la défaite

L'angoisse, la vie, plus rien

Sans porte de sortie

Armand est une maison en flammes

Cloué au sol

Dans les senteurs de la terre

 

Quelqu'un a du feu ?

A-t-il entendu

Extrême immersion

Dans un hasard troublé

Rien à craindre /Tout à craindre

L'essentiel abonde de riens

 

Écoute une minute

A-t-il entendu

Seul sans le silence

Sans longueur d'avance

Armand libre, court

Dans la direction opposée

Ce soir-là lentement tombé

 

Imaginez Armand sourd

Jos goûte l'air frais de la nuit

Avant d'ouvrir l'œil

L'esprit occupé

Les sens en éveil

Face au tableau idéal

D'une scène familière

Sombre

Reflet de son absence

Il détourne le regard

In extremis

L'espace frissonne

Remué par des pensées énervées

Qui paradent et chahutent

Pandore

Sous la table

Est invisible

Le souffle coupé

Jos lève la nappe

Lance ses lignes

Avec vigueur

Silence soudain

Se déroule une longue liste

Des bonnes plumes

Des places au doute

Des airs connus

Des premières réactions

Des enfances perdues

Des messages cachés

Des mauvaises passes

Des tribunes libres

Des services rendus les bras croisés

Un coup de foudre

Les pensées s'apaisent

Consumées comme tant de rêves

Jos capte une dernière facétie

Une émotion nue

Indifférent aux caprices de Pandore

Il est ravi

Il respire l'air frais du matin

Ouvre l'œil

L'esprit et le corps libres

Une rue silencieuse

Sur le chemin du retour

Mortimer, l'air impassible

Croise l'obscurité des regards

Du commun des mortels

Inconsolables

Un instant crucial

Une chance pareille

Un détail

Les yeux implorants de Joëlle

Bel obus non explosé

Mèche rebelle

Rire dansant

Elle lance la machine du goût de vivre

Éblouissement

Autour du bassin rond

Inéluctable vie nouvelle

Vite Joëlle et Mortimer se donnent le coup d'épaule

Du sourire éternel

Invisible perte de vue

Vidange des lacs noirs

Mortimer retrouve la voix perdue

Dès la case départ

Joëlle aux nerfs d'acier

De tête brûlée

Change le climat

D'un clic

Inéluctable vie nouvelle

Elle est patience

Beauté

Combat à vie

Joëlle dans les bras de Mortimer

Invisible perte de vue

Sur le chemin du retour

Une vile fantôme

Un ciel peint

D'avant l'orage

Frontières disparues

Temps difficiles

Léa a les jetons

Elle craque

Regrette la vie passée

Les arbres, un verger

Une vue imprenable

Sur les choses familières

Et les couleurs

Rien ne pressait

 

En un rien de temps

Les temps difficiles

Sens inverse

Eaux sombres

Masses mouvantes

Léa tourne de l'œil

Entre la foudre et le paratonnerre

Coupée du monde

Électrifiée

Elle marche

Dans sa ville fantôme

Silencieuse

Agitée

De peurs primitives

Le sommeil ne vient pas

Ébullition

Une pluie aveuglante

De souvenirs non-dits

La vie coule en-dessous

En sens contraire

Comme un mouvement d'humeurs

Le calme revient

La maison s'envole

La vie prend le dessus

D'un signe de tête

Quelques secondes de rêve

Fragilité totale

Tout se tient

Je dors

L'arbre entier

Diffuse des idées d'en-haut

D'un ailleurs aveugle

Par quelques mouvements

Par une coulée du vent

Il possible

En pure souche

Bernard ouvre les yeux

Fin de son temps de pause

La conscience ralentie

Le corps ouvert

À l'heure pile

Il se lève

D'un joyeux déséquilibre du pied

Et saute dans l'inconnu

Le moindre plaisir

Lui est rapide patience

Il piétine humus et feuilles mortes

Et caresse l'écorce de l'arbre entier

Sa main diffuse des idées d'en-bas

Des demi-mots

Des signes de vie

Des colères rentrées

Il regarde vers la cime

Se sent dresseur d'épices

Il marche là où tout se vit

De préférence la nuit

Bernard disparaît dans l'image

Un beau silence le suit

L'arbre entier

Diffuse des idées d'en-haut

Il possible

En pure souche

Sans hâte

Et Bernard est saisi

D'un frisson sauvage

Et sage

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