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En collaboration avec les Presses Universitaires de Bruxelles

Portrait de Henry Landroit
Pour remettre les idées à l’endroit...

Censure quand tu nous tiens...

Le 26 novembre 2017

Rassurez-vous, dans cet article, il ne s’agit pas pour moi de me plaindre à propos d’une censure occulte ou sournoise qu’auraient exercée sur mes écrits d’Entre les lignes les responsables du Cercle des penseurs libres. Avouez que ce serait un comble que les « penseurs libres » soient l’objet de coupes sombres dans leurs écrits ou de critiques telles qu’ils abandonnent le bateau.

Chat échaudé craint l’eau froide  ?

Non, pas vraiment, à moins que très profondément quelque part dans mon inconscient...

En effet, j’ai été censuré un certain nombre de fois dans ma vie. J’écris un certain nombre, car je n’ai pas pris la peine de tenir un quelconque relevé à ce propos (je sais, j’aurais dû, mais j’avais probablement des choses plus intéressantes à faire…).

Donc, ne me reviennent en mémoire que quelques-uns de ces moments. Afin de ne pas me faire censurer, je ne citerai pas très précisément qui tenaient les ciseaux. Tiens, serait-ce de l’autocensure ?

Commençons par une histoire simple. Les anciens de mon école normale d’instituteurs éditent un petit bulletin. Un jour, un peu excédé par la non-qualité des articles (sujets récurrents comme les pays du monde ou la dynastie), j’écris au rédacteur en chef en lui proposant quelques articles un peu moins à l’eau de rose comme le « dystionnaire », répertoire de toutes les maladies scolaires et autres commençant par « dys ». Réaction virulente immédiate, ce type n’a aucun humour manifestement, il en parle à son conseil d’administration. Mon texte est refusé et cerise sur le gâteau, dans le compte rendu du C.A. qui parait dans la revue suivante, je suis qualifié d’« illuminé ». C'était la première fois que j'étais qualifié de la sorte.

La deuxième histoire se passe sur une liste de discussions rassemblant des enseignants sur l’internet. Il ne s’agit pas à proprement parler de censure, mais d’un climat général de « correction » qui fait que comme quelques rares autres, je suis rappelé à l’ordre par le gestionnaire. Les sujets qui fâchent ? Vous l’aurez deviné : la politique, la religion, l’ironie, etc.

La troisième se passe sur un site d’« arts et lettres » qui rassemble des artistes, des écrivains, des poètes appelés à s’y exprimer. À la mort de la reine Fabiola, j’y dépose un petit texte racontant les aventures de la princesse Falbala. Comme les messages sont modérés, ce texte ne passe pas la barre. Je dois à la vérité de dire que c’était un peu de la provocation. Étant donné le ton lisse et le style de peintures que l’on pouvait admirer sur ce site, je n’avais aucune chance…

La quatrième se déroule sur la liste d’une autre association d’enseignants où je n’aurais jamais imaginé être censuré étant donné les options de ce groupe. J’y ai mis en cause une série de choix faits par le C.A. Tout cela par courriel car l’assemblée générale se tenait en France. Patatras, je n’ai pas respecté la « netiquette », donc mes messages ont été refoulés. Je ne pouvais pas critiquer les personnes. Ce n’était quand même pas des robots qui avaient pris les décisions. Pour toute consolation, quelque temps plus tard, j’ai appris que celui qui avait imposé le règlement de cette netiquette avait pris la porte parce qu'il ne l'avait pas respectée lui-même. Ce qui m’a permis de réintégrer ce groupe auquel je tenais.

La dernière histoire est plus récente. Depuis près de trente ans, j’écrivais dans une revue pour enseignants et depuis 2004, je tenais dans chaque numéro une courte rubrique à propos d’un évènement touchant l’enseignement, rubrique parfois purement informative, parfois humoristique si pas caustique. Ma 45e contribution a été refusée. Idem, à vous de juger, elle est ici. Il va sans dire que j’ai quitté illico cette association...

 
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