semaine 25

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En collaboration avec les Presses Universitaires de Bruxelles

Portrait de Jean-Pol Baras
Les calepins de Jean-Pol Baras

L’enfer n’existe pas ? Oui, en Syrie, à Gaza…

Le 02 avril 2018

Vendredi 23 mars

 L’icône birmane Aung San Suu Kyi a considérablement perdu de son aura internationale. Elle commence à voir sa notoriété donc aussi sa crédibilité intérieure rongée par son silence. L’armée a en effet commis des atrocités à l’ouest du pays, au sein des peuplades Rohingyas. Celle qui fut honorée du prix Nobel de la Paix en 1991 n’a pas réagi. Au contraire, elle a nié les faits, grisée sans doute par le pouvoir. Lorsque, sous la pression populaire, la junte militaire l’avait placée à la tête de l’État en 2016, les militaires avaient conservé quelques prérogatives importantes et des ministères-clés dont elle aurait dû se méfier. Ils l’ont piégée mais elle n’a rien fait pour qu’il n’en soit pas ainsi. Il sera toujours plus délicat et plus risqué de remettre un prix, et singulièrement un Nobel de la Paix à un vivant plutôt que d’honorer une mémoire post mortem.

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 Il semble qu’Angela Merkel ait été la seule, parmi les principaux chefs d’État et de gouvernement occidentaux, à féliciter Vladimir Poutine pour sa réélection. Il est vrai qu’elle sera sa principale interlocutrice pour dialoguer au nom de l’Union européenne. Mais si on commence à ne féliciter que celles et ceux que l’on trouve bien, ça ne va pas améliorer les relations diplomatiques.

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 Vers le milieu du siècle, il faut s’attendre à ce que les migrations soient surtout dues à des changements climatiques. Cela pourrait concerner des centaines de millions de personnes. Le phénomène que l’Europe vit actuellement ne serait dès lors qu’une mise en condition. Autant savoir.

Samedi 24 mars

 Des millions de citoyens dans les rues de Washington et dans plusieurs grandes villes des États-Unis pour réclamer l’interdiction de ventes d’armes libres. Ce sont des jeunes gens qui sont aux commandes et qui jurent qu’ils ne lâcheront pas. C’est une garantie de réussite.

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 Pour clore de manière inattendue la semaine de la langue française, alors que l’invasion des anglicismes connaît une ampleur inédite due à l’informatique (combien de francophones ne disent-ils pas PC – personnal computer – plutôt qu’ordinateur ?...), rendons hommage à Elizabeth II d’Angleterre, plus francophile que bien des représentants de la France. Le samedi 7 juin 2014, Le Monde publiait une page complète intitulée La reine des Français, sous la plume de son correspondant à Londres, Marc Roche. La Queen accomplissait sa cinquième visite d’État en France. Voici les trois premiers alinéas de cette éclairante analyse :

 « Á l’issue de la représentation des Misérables clôturant le banquet d’État offert le 18 novembre 2004 au château de Windsor en l’honneur du président Jacques Chirac, elle avait confié à l’auteur de ces lignes, dans un français impeccable et fluide, ‘j’ai passé une exquise soirée’. Elizabeth II avait rappelé qu’elle était une amie de longue date de la France, de sa culture et de sa langue, dont elle maîtrise toutes les subtilités et nuances. La visite d’État qu’effectue la reine d’Angleterre, à 88 ans, à Paris, du jeudi 5 au samedi 7 juin pour le 70e anniversaire du Débarquement, souligne l’ancienneté de son affection pour l’Hexagone.

 Les signes de cette fidélité abondent. La France est le pays européen qu’Elizabeth II a le plus visité. Elle y a effectué quatre visites d’État, en 1957, 1972, 1992 et 2004.

 Á Buckingham Palace, la résidence londonienne de Sa Majesté depuis 1952, la présence de la France est évidente. Le service de Sèvres turquoise utilisé lors des grandes occasions est un cadeau personnel du roi Louis XVI à la duchesse de Manchester. Les maisons françaises sont le premier fournisseur étranger de la Cour, avec six producteurs de champagne et une maison de cognac. Les menus des banquets officiels sont toujours écrits en français. »

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 La Prière, de Cédric Kahn, semble plaire à la critique, sans doute pour une fin laissée à la disposition du spectateur. Le réalisateur cherchait « une intensité et une limpidité ». Il les a incontestablement trouvées dans cette histoire où de jeunes toxicomanes viennent de leur plein gré vivre ensemble dans un coin retiré de montagne, selon des règles strictes, afin de se libérer de l’affreuse addiction. La vie communautaire est la clef de leur guérison. Intense précisément, elle engendre la fraternité. Mais pourquoi faut-il que cette belle aventure humaine soit placée sous l’emprise de la foi ? Parce que l’homme a besoin - et aura toujours besoin – de transcendance, d’imaginer qu’une puissance divine,  invisible, peut-être imaginaire, agit sur son devenir. Pour se dépasser, il a besoin d’être surpassé. Le travail sur la conscience et le regard face au miroir ne sont pas suffisants, ou trop astreignants. Mieux vaut avoir recours au mystère. La religion est faite pour cela.

Dimanche 25 mars

 Dans les premières années de son instauration (1976, heure d’été-heure d’hiver), à chaque échéance, le changement d’heure offrait l’occasion de s’informer sur les économies d’énergie et autres points positifs engendrés par cette méthode que Benjamin Franklin évoqua dès 1784. Petit à petit, des questions se posèrent au grand jour quant à son efficacité. Les arguments les plus farfelus étaient avancés. Signe des temps : désormais, seuls sont encore mis en évidence les aspects négatifs du système. Il y a quelques années, ceux-ci étaient concentrés sur le bétail. Cette année, ce sont les vieillards et les bébés qui sont surtout mis en évidence. Il paraîtrait que des études sérieuses prouvent que les crises cardiaques augmentent durant les jours qui suivent le changement d’heure. Et pourtant, beaucoup de gens qui voyagent connaissent des décalages horaires plus importants. D’autres, pour des raisons professionnelles, vivent constamment dans des faisceaux différents. Le métier d’hôtesse de l’air serait néfaste. Ces dames auraient une espérance de vie moins grande… Soit. Mais deux fois une heure par an, et une modification survenant dans la nuit d’un samedi à dimanche, est-ce vraiment grave ? En tous cas, les opposants au changement d’heure ont tant milité pour sa suppression que le Parlement européen les a relayés. En février, une résolution a été déposée en vue de supprimer cette pratique. Elle s’applique donc peut-être aujourd’hui pour la dernière fois. Grâce au débat que cet acte parlementaire va créer, on devrait savoir si la mesure permet toujours des économies d’énergie et, de manière plus large, apprendre tous les points positifs qu’elle dégage. Quoiqu’il en soit, si, dans les beaux pays de l’Union européenne, l’heure d’aller faire dodo a changé, il y a d’autres endroits où l’heure de se planquer est permanente.

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 Steven Spielberg accorde une interviouve au Journal du Dimanche (JDD) pour parler de cinéma, de son cinéma. Survient la dernière question : « L’Amérique a-t-elle besoin d’un super-héros ? » Réponse : « On en avait un. Il s’appelait Barack Obama. Il n’est plus là. »

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 Jusqu’au 13 mai, on peut admirer au Musée de Louvain-la-Neuve une exposition offrant la découverte de nouvelles créations esthétiques par le biais des moyens numériques. La vie, déclenchée par l’intelligence artificielle, c’est déstabilisant et surtout révélateur d’un autre monde qui s’annonce. Les quelques pièces surprenantes ressortissent à d’étranges prouesses technologiques où l’on déplore une grande absente : la beauté. Alors, quand on a médité le constat, on se souvient que Dostoïevski avait affirmé que « c’est la beauté qui sauvera le monde ».

Lundi 26 mars

 Afrin. Cette ville de Syrie appartenant au gouvernorat d’Alep est tombée aux mains des Turcs. Forts de leur succès, ceux-ci continuent vers Tal Rifaat, une autre ville du même gouvernorat, qui n’est située qu’à 40 kilomètres au nord d’Alep. La Turquie s’en prend ainsi violemment aux Kurdes. Ce sont les Kurdes qui ont éradiqué Daesh. La communauté internationale ne leur est cependant pas reconnaissante ; elle fait comme s’il ne se passait rien… Alors Recep Erdogan poursuit son avancée expansionniste. Avec – comme il le clame -,  l’appui de Dieu, bien évidemment.

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 Une bonne douzaine de pays ont embrayé sur le Royaume-Uni et expulsent des diplomates russes. Bon. Et après, qu’est-ce qu’on fait ?

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 Contrairement à ce que l’on concluait en analysant des résultats des élections législatives, l’Italie n’est pas ingouvernable. Elle vient de se doter d’une présidente au Sénat et d’un président de la Chambre sans le moindre gymkhana de scrutins multiples. Très vite les élus la droite dure et du Mouvement 5 étoiles sont parvenus à un compromis. Cette ochlocratie se révèle, de surcroît, eurosceptique. Une tendance qui s’épanche un peu partout en Occident.

Mardi 27 mars

 Le président chinois Xi Jinping reçoit en grande pompe le président de la Corée du Nord Kim Jong-un. Pas de doute. Il s’agit de préparer la rencontre de mai avec Trump, et de montrer au grand Donald que la Chine est toujours bien l’alliée de son adversaire. Á tant faire que de jouer le grand bluff, allons directement au comble de la provocation. Le gentil Kim va proposer au méchant Donald un vrai sujet de discussion : la dénucléarisation. Plus c’est gros, mieux ça passe… L’effet d’annonce, si utilisé dans la vie politique de nos jours – et en particulier chez Trump - est total et double. Car le président des États-Unis n’aurait pas encore officiellement déterminé cette rencontre. Désormais, s’il décidait d’annuler le projet, il donnerait au monde entier l’impression de se défausser.

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 L’antisémitisme actif ne sera donc jamais éradiqué ! Une femme de 85 ans, totalement inoffensive, rescapée de la rafle du Vél’ d’hiv’, reçoit dans son appartement onze coups de couteau qui provoquent sa mort. La nation, émue, va lui rendre hommage. Ses funérailles se transformeront en manifestation contre le racisme et l’antisémitisme. Le Conseil représentatif des Institutions juives de France (CRIF) fait savoir que les Le Pen et Mélenchon ne sont pas les bienvenus et, à travers eux, les représentants du Front national et du parti La France insoumise. L’amalgame va faire débat, c’est sûr. Et si le FN réagira sans doute par un silence méprisant, Jean-Luc Mélenchon devrait plutôt s’indigner avec l’éloquence qu’on lui reconnaît. Ce serait mieux qu’il minimise la réaction du CRIF ou qu’il la traite par un mépris silencieux : elle est inappropriée. Jamais, cette grande gueule de Jean-Luc n’a été prise en défaut d’antisémitisme. Et si un soupçon apparaît parmi les siens, il réagit sur-le-champ.

Mercredi 28 mars

 Encore une cérémonie d’hommage aux Invalides. Pour, cette fois, un gendarme qui prit la place d’un otage lors d’un attentat islamiste à Trèbes (Carcassonne) et qui en perdit la vie. Macron décore le cercueil de la croix de commandeur de la Légion d’honneur. Ses envolées lyriques éclatent dans la Cour solennelle : « Nous ne l’oublierons pas, j’y veillerai… » Si, si nous l’oublierons, parce qu’ainsi va la marche du monde, parce que l’Histoire est tragique, parce qu’un autre drame et encore un autre et un suivant vont recouvrir celui-ci d’éloignement mémoriel et laisser juste l’événement dans la part aux souvenirs, ce domaine poreux qui laisse parfois percer l’oubli. Demain, les magazines hebdomadaires commenteront chacun à sa façon le geste du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, mort en mission. La plupart d’entre eux lui consacreront leur couverture. Ce sera le cas de L’Obs qui donnera la parole à cinq intellectuels pour répondre à la question : « Qu’est-ce qu’un héros ? » On attend le moins de bavardage possible. Le 23 novembre 2013, tandis que l’on se demandait qui François Hollande ferait entrer au Panthéon, Le Monde avait publié un dossier sur base de la question : « Qu’est-ce qu’un grand homme ? » Régis Debray avait répondu : « Le grand homme est un homme ordinaire qui fait des choses extraordinaires ». On espère une pareille concision pour la définition du héros.

Jeudi 29 mars

 Abdel Fattah Al-Sissi remporte l’élection présidentielle égyptienne avec 92 % des voix. C’est mieux que Poutine. Il a déjà signalé qu’il ne modifierait pas la Constitution afin de pouvoir briguer un troisième, voire un quatrième mandat. C’est moins bien que Xi Jinping.

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 Dans un entretien à La Repubblica, le pape François l’affirme : « l’enfer n’existe pas ». Yves Robert l’avait bien dit : « Nous irons tous au paradis », et Vladimir Cosma  transforma la prédiction en musique originale afin que nous retenions mieux la promesse.

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 Militante pour le droit des femmes, la Pakistanaise Malala Yousafzai n’avait que 14 ans en 2012 lorsqu’elle reçut des balles de talibans qui la laissèrent entre la vie et la mort. Soignée au Royaume-Uni où elle suit encore aujourd’hui des cours à Oxford, elle a été honorée du prix Nobel de la Paix en 2014. Âgée seulement de 20 ans, elle est revenue, en larmes et sous escorte, pour une brève visite en son pays natal où elle fut accueillie par le Premier ministre à Islamabad. Quel sera l’avenir de cette femme, elle qui sera de plus en plus occidentalisée au fil des années futures ? Les islamistes la considèrent déjà comme leur ennemie…

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 Comme nous examinons l’Histoire à rebours, nous pensons que quand Georges Bernanos déclara en 1939 : « Le monde ne sera pas demain aux réalistes, le monde sera aux mythes », il annonçait les événements des proches années qui suivraient. Peut-être, en vérité, se posait-il plutôt en visionnaire, comme Malraux à la fin des années soixante, et son fameux « Le 21e siècle sera mystique », « la tâche du 21e siècle sera d’y réintégrer les dieux ».

Vendredi 30 mars

 En évoquant son dernier livre face à Patrick Cohen au cours de la matinale d’Europe 1 (L’Empire et les cinq rois, éd. Grasset), Bernard-Henri Lévy signale que le mot Iran fut plus ou moins dicté par les nazis comme une injonction au chef persan. Il est un fait que Reza Shah Pahlavi, père de celui qui sera destitué par les religieux, s’accommodait très bien de ses relations avec l’Allemagne puisqu’il lui vendait beaucoup de pétrole. Le 21 mars 1935, il prit un décret stipulant que la Perse millénaire s’appellerait désormais Iran. B-H.L. prétend qu’il s’agit d’un ordre de l’Allemagne nazie au Shah par l’intermédiaire de son ambassadeur à Téhéran. Il semble toutefois que le peuple utilisait déjà souvent ce mot, dérivant d’Aryanam, qui veut dire « noble ». En tout cas, B-H.L a raison de souligner que lorsque les ayatollahs prendront le pouvoir, ils ne reviendront pas curieusement au mot Perse. Mais justement, c’est peut-être parce que Iran est depuis longtemps inscrit dans la mémoire populaire…

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 « Le président n’exclut pas de faire appel à la police pour empêcher les grévistes de bloquer le pays… »

 « Le président n’exclut pas d’engager une opération militaire pour soutenir les Kurdes… »

 Le palais de l’Élysée a pris la fâcheuse habitude de publier des communiqués commençant par « le président n’exclut pas… »

 Il y a beaucoup d’exclus pour le moment au pays de Macron… Á Calais notamment. Lorsque le reportage filmé de Yann Moix sur le sort réservé aux migrants sera diffusé (en avril sur ARTE), le président ne devrait pas exclure de prier Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur (Son Altesse Sénilissime le qualifie-t-on au château), de remettre son tablier.

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 En 1985, François Mitterrand prit l’engagement verbal de ne pas extrader les anciens activistes et terroristes d’extrême gauche ayant rompu leurs engagements meurtriers. Cela concernait tout particulièrement des militants italiens qui luttaient contre le pouvoir par la violence et qui s’étaient réfugiés en France. Afin de comprendre le sens de ce que l’on appela « la doctrine Mitterrand », il convient de se replacer dans le contexte de l’époque. Apprécier cette décision aujourd’hui, 33 ans plus tard, c’est évidemment la contester. Beaucoup de gauchistes italiens pourtant repentis et réinsérés honnêtement dans la société grâce à la doctrine Mitterrand - comme Cesare Battisti devenu écrivain - sont toujours persécutés. Le film d’Amarita Zambrano montre que les familles innocentes ne sont pas indemnes dans l’opinion publique. Viola, la fille d’un terroriste, remarquablement interprétée par Charlotte Cétaire,  née en exil, après les actes délictueux, ne peut pas comprendre ce qui arrive à son père et rechigne à subir sa clandestinité. L’Histoire n’est pas encore mûre pour un regard objectif sur cette triste période sanglante qui entacha l’Italie au siècle passé.

Samedi 31 mars

 Une manifestation à Gaza. L’armée israélienne tire. Au moins 16 morts et des centaines de blessés. Emmanuel Macron n’exclut pas de transmettre son indignation à Benyamin Netanyahou.

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 Des baleiniers japonais rentrent au port après une mission scientifique en Antarctique qui les conduisit à ramener 333 baleines. Emmanuel Macron n’exclut pas de prier Nicolas Hulot de protester contre ces crimes insoutenables. Pour sa part, il n’exclut pas de téléphoner à Brigitte Bardot.

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 Demain, il faudra s’attendre à des informations fausses et souvent stupides qui illustreront la tradition du « Poisson d’avril » dont il est encore de nos jours périlleux d’en décrire une origine crédible, indiscutable. Le canular et la farce ne sont pas souvent de bon goût. Voici une proposition : En raison de la controverse, l’Union européenne a décidé de supprimer le changement d’heure. La nuit prochaine, à 3 heures, il conviendra de remettre les horloges à 2 heures. Un poisson d’avril qui fout le bordel, au moins, ça a d’la gueule !

 

Image: 

Plus d’un million d’Américains ont manifesté le 24 mars contre les armes à feu, après la tuerie de Parkland, qui a fait 17 morts en février.Photo © D.R.

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