semaine 43

Rechercher

En collaboration avec les Presses Universitaires de Bruxelles

Portrait de Richard Tassart
"Street/Art", le blog de Richard Tassart

"Heroes", the Ernesto Novo's masterpiece.

Le 12 octobre 2016

« Heroes »

(3m x 2m, techniques mixtes sur toile)

A tribute to Ernesto Novo’s heroes.

L’histoire professionnelle et personnelle d’Ernesto Novo est jalonnée de personnalités qui ont marqué sa peinture. Novo a fait le portrait de 39 d’entre elles. 39 ! direz-vous, c’est beaucoup. Regardez derrière leurs portraits, elles sont encore plus nombreuses. Elles sont légion. Ernesto Novo sait qu’il est un héritier et il sait de qui. Il confesse qu’il n’est pas parti de rien et dans cette toile aux grandes dimensions, il paie sa dette, il donne un coup de chapeau. Bref, son tableau est un hommage.

 Avant lui,  depuis des siècles, un peu partout dans le monde, des artistes ont peint, sculpté, photographié. Les critiques d’art ont classé ces fortes et originales personnalités en « mouvements artistiques », le surréalisme, l’expressionnisme, la peinture abstraite, le pop art etc. Certes,  les artistes ont souvent  des points communs,  mais c’est ce qui les distingue des autres, ce qui a fait d’eux des figures marquantes de l’histoire des Arts, c’est précisément leur différence. Novo marque symboliquement sa filiation mais « à sa manière », et cette manière est unique et originale.

Des portraits signés Novo.

Ernesto Novo a fait des portraits mais des portraits qui ne ressemblent à aucun autre portrait. Ils  ne ressemblent guère aux photos de classe jaunies que nous avons tous en mémoire : les enfants habillés de la même blouse, en rangs d’oignon. Ses portraits sont un tableau où les couleurs chaudes alternent subtilement avec les couleurs froides. Des portraits,  car nous reconnaissons les artistes. Des traits ont été conservés mais d’autres ont été ajoutés, comme rêvés.  Basquiat n’avait pas le corps de ce beau bleu Klein, Frida Kahlo n’avait pas sur la tête et sur son corsage autant de roses, Toulouse-Lautrec (à ma connaissance !) n’a jamais porté d’armure, Pollock ne portait pas de vêtement décorés de dripping, quant à Bacon ! Nous y sommes, les portraits d’Ernesto Novo conjuguent le réalisme et l’ellipse, la référence et l’invention. Des portraits comme autant de labyrinthes. Aux spectateurs de trouver patiemment les indices. Des cailloux blancs semés sur la toile et qui du portrait renvoient à l’œuvre (et réciproquement). Un genre de jeu de pistes, beau et ludique,  pour les amateurs.  « Heroes » n’est pas une galerie de portraits. La toile de Novo est héritière d’une foisonnante culture plastique, des nombreux mouvements qui l’ont précédée,  mais elle est, elle, radicalement différente et…inclassable !

 

Liste des personnages représentés.

De gauche à droite :

Paul Klee (1879-1940), Jeff Koons (1955), David Hockney (1937), Lucian Freud (1922, 2011), Louise Bourgeois (1911, 2010), Egon Schiele (1890, 1918), Salvador Dali (1904, 1989), Gustave Klimt (1862, 1918), Kandinski (1866, 1944), Basquiat (1960, 1988), K.Haring (1958, 1990), Nicolas de Staël (1914, 1955), Frida Kahlo (1907, 1954), Niki de Saint-Phalle (1930, 2002), Paul Gauguin (1848, 1903), Edvard Munch (1863, 1944, Mark Rothko (1903, 1970), Jackson Pollock (1912, 1956), Toulouse-Lautrec (1864, 1901), Rembrandt (1606, 1669), Escher (1898, 1972), Renoir (1841, 1919), Paul Cézanne (1839, 1906), Warhol (1928, 1987), Magritte (1898, 1967), JR (le photographe) (1983), J.Beuys (1921, 1986), Gerhard Richter (1932), Claude Monet (1840, 1926), Francis Bacon (1909, 1992), Van Gogh (1853, 1890), Matisse (1869, 1954), Jasper Johns (1930), Georges Braque (1882, 1963), Pablo Picasso (1881, 1973), Edgar Degas (1834, 1917), Alberto Giacometti (1901, 1966), Piet Mondrian (1872, 1944), Aie Weiwei (1957), Ernest Pignon-Ernest (1942).

Image: 

Ajouter un commentaire

Du même auteur

Une longue fresque structurée par une diagonale traversant l'angle droit formé par les deux murs de l'atelier.

,

Une opposition de précis et de l'indistinct.

,

Un noir profond, un tracé puissant et dynamique.

,

L'extrême précision du dessin référée aux grandes dimensions de la fresque.

,

Des ruptures traits à peine esquissés/ noir profond.

,

L'illusion du réalisme.

, , ,

Un beau mur de briques d'un édicule de la Ville de Paris, sous un réverbère, une composition formée d'un personnage et de troncs d'arbres coupés.

,

Une "dame"le bras en écharpe. Quelques touches de couleur.

,

Les œuvres sont souvent signées d'une écriture cursive, bien scolaire.

,

Une scène de jeu d'enfant, des "messieurs et des dames" s’amusent.

,

Une situation avec deux personnages.

,

Un ange passe...sur les bords du canal Saint-Martin.

,

Un extra-terrestre.

,

Un autre ange...

,

Une "drôle de dame". Un portrait sur-mesure.

,

Une mère à l'enfant collée sur un "beau"mur (un pont du canal St. Martin)

,

Un "sous-titre", en forme de maxime.

Le caméléon symbolise l'Homme dans l'imaginaire de Sitou.

,

Le caméléon "prend" les couleurs du mur, comme une métaphore du destin de l'Homme qui "accepte" les heurs et malheurs.

,

Le fractionnement des aplats par des courbes puissantes et l'absence totale d'harmonie entre les couleurs (couleur chaude placée à côté d'une couleur froide, pas d'opposition chromatique avec les complémentaires etc.) signent le "style" de Sitou.

,

Une pile du pont de l'Ourcq (Paris XIXème arrondissement) peinte par Sitou.

,

Les têtes de la girafe et du caméléon sont ceintes d'un "halo" peint de couleur vive. Un des traits caractéristiques de la peinture de Sitou.

,

Malgré l'imbrication des traits, la forme de la tête est clairement lue par le spectateur.

,

Le caméléon, animal fétiche de Sitou.

,

Sitou Matthia, posant devant son caméléon.

Les chimères de Codex urbanus "traversent" les "calligraphes" de Dark's Snoopy.

,

Au mystère des symboles et des signes du writer s'ajoutent les créatures marines.

,

Des chimères empruntant des traits à plusieurs poissons.

,

Fig 101 Bestia Mirabilis

,

Fig 183 Chauliodus Rhinellus

,

Fig 62 Araneus Lupus

,

Fig 80 Sepia Lucanae

,

Martin Schongauer, le griffon, 15ème siècle. Un exemple de chimères.

L'intérieur du hangar. Une fonction polyvalente. Les murs sont décorés de fresques.

,

Un espace détente que les visiteurs s'approprient comme bon leur semble.

,

Un "petit coin" aménagé pour boire un verre entre amis.

,

La dalle (buvette, food trucks, hall of fame, skate etc.)

,

La buvette (fresque de Madame)

,

Superbe fresque haute de plus de 15m peinte par Swed Crew

,

Détail d'un Corto Maltese (Jow.L)

,

Le musée.

Le collage de Levalet sur le rideau de fer de la permanence des Républicains.

,

Détail de deux dormeurs : le fonctionnaire et le pompier.

,

La permanence des Républicains, rue de Crimée à Paris.

,

Détail du projet de Levalet et Hérard, rue Véron.

,

Détail du fil artistique. Deux collages, l'un de Levalet, l'autre d'Hérard.

,

Dans le renfoncement d'une porte condamnée, une "réponse" de Levalet à une chaussette d'Hérard accrochée à un fil à linge.

,

Après le décollage partiel des collages inférieurs, d'autres collages, moins artistiques.

,

La situation actuelle (provisoire, j'espère!)

"Le rêve", une oeuvre de commande, dont le thème a été imposé par les commanditaires.

,

La première phase de réalisation du portrait. Les principaux traits de la posture(3/4, tête inclinée, bras levé etc.) constituent le schéma de base de l'oeuvre.

,

La segmentation extrême de toutes les surfaces apparaît dans un deuxième temps.

,

Les yeux, le nez et la bouche structurent fortement le visage, facilitant la compréhension.

,

Au réalisme de la représentation de l’œil (iris, pupille, cils) s'opposent l'abstraction des lignes et l'arbitraire des couleurs.

,

L'ensemble des surfaces est l'objet d'un traitement graphique comparable.

,

Le fond garde une relative unité chromatique (traits bleu outremer sur fond bleu ciel)

,

Hommage rendu par Hopare à un ami décédé. La ressemblance est imposée par la situation.

entreleslignes.be ®2017 design by TWINN