semaine 47
Portrait de Robert Lemaire
A PA PEUR

Suite à un « bogue », l’inutile et le désagréable sont injoignables

Le 20 août 2018

Mesdames mesdemoiselles messieurs, je me dois_ en ce jour faste où les exégètes de la communication (verbale ou non) s’interrogent sur les conséquences « a-labiales » de ce que certains nomment la « bouche cousue »_de vous présenter un objet. C’est un objet singulier, quoiqu’ étonnamment pluriel… cet objet, que pour l’instant  vous ne voyez pas, que vous n’imaginez pas, que vous ignorez, vous pourriez l’avoir en main, je pourrais même vous l’avoir distribué et ainsi, pourrait aussi devenir votre serviteur…avec l’immédiateté que caractérise l’ici et maintenant ! … En effet, il pourrait devenir un instrument indispensable de votre quotidien dans cette société vouée toute à la cybernéticité… il pourrait, mais sous certaines conditions !.... que je vais m’efforcer de vous faire comprendre !...

C’est qu’il présente des caractéristiques si particulières qu’il serait intéressant de vérifier et de dénommer leurs valeurs, de s’attarder quelque peu sur elles, de manière à ce qu’il puisse devenir opératif ! !

Cet objet, jusqu’à présent énigmatique, (et qui titille votre curiosité) a des dimensions modestes certes, mais une potentialité d’exécution en rapport direct avec la communication au sens large…Je me doute que  votre perplexité est soumise à rude épreuve ! M’en voudrez-vous si je ne vous offre pas ipso facro quelques indices qui devraient vous  satisfaire !!!

Première question : Comment se présente-t-il ? Ensuite :  Peut-on le décrire ?

Vous : Allez-y donc, sabre de bois ! …dites-nous comment vous nous le décririez ?

C’est simple : il est constitué d’une baguette de bois d’essence variée, avec en son centre, sur toute sa longueur, un noyau de graphite coloré dont la composition intrinsèque diffère d’un objet à l’autre, selon l’effet final que l’on veut obtenir …mais il est vrai aussi que l’on peut mélanger les divers effets obtenus et ainsi produire une apparence de globalité liée sans doute aux couleurs fondamentales, certes impossible à qualifier, mais qui pourrait sans aucun doute être nommé « graphisme ».

Vous : Le nom de cet objet ?!

Son nom ? Ne l’avez-vous pas deviné ?

Vous : Grrrrrrr !!!

Allons voyons : c’est le « crayon » !

Substantif masculin dont l’origine est encore obscure, quoique un monsieur dont je tairai le nom, signale que le mot « créon » est usité depuis le 16ième siécle ! Cependant, les chercheurs pensent que ce mot proviendrait du mot « croion », dès le 14ième, qui serait un diminutif de la substance « craie » …

Or, il faut rappeler que l’objet actuel en tant que tel, n’est fonctionnel que lorsqu’il est taillé à l’une de ses extémités. Taillé, cela signifie qu’à l’aide d’un objet tranchant, on a enlevé la partie ligneuse tout en conservant la partie centrale intacte, car c’est avec cette partie graphitique que le crayon devient opérationnel.

Entre parenthèse, je dois signaler qu’il n’y a pas que le crayon qui puisse être taillé. En effet, au quotidien, on taille bien des choses : on taille les cheveux en brosse, on taille aussi la moustache, on taille la pelouse, les haies, les arbres, les rosiers, on taille bien entendu la vigne et on taille  également une bavette et puis aussi il y a la taille douce qui relève d’une autre technique et dont nous parlerons une autre fois...et puis je ne résiste pas à l’envie de dire que, par extension, qu’on taille aussi des pipes…

Quel rapport avec le crayon me direz-vous ? Je n’en vois aucun personnellement, mais en cherchant bien on pourrait peut-être faire le rapprochement entre ces moments où, lors de certaines recherches intellectuelles en vue de trouver certaines réponses à certaines questions ardues en périodes d’examens écrits, on suce le bout non taillé de l’objet crayon…

Revenons donc à celui-ci.

Le crayon ne paye pas de mine ! Mais de par sa configuration intrinsèque, il a en lui une potentialité, je dirai une mine d’informations dont il ignore la valeur, mais qui, s’il pouvait s’exprimer par lui-même, en ferait un remarquable Pic de la Mirandole!

A l’instar d’une clé USB, toutes ces données sont contenues dans la partie centrale de son corpus, ce que les communs des mortels nomment : la Mine!

Aiguisez vos armes citoyens, taillez  vos crayons !!!

Cela fait, voici le moment venu d’expérimenter et d’utiliser l’objet. On le tient d’une main (en général la droite) entre le pouce, l’index et le majeur. Le coté taillé dirigé vers le bas. Il faut alors abaissé la main tenant l’objet, jusqu’à ce que la mine  touche un réceptacle, en l’occurence une feuille de papier : cet autre objet, rigide, plat et vierge de toute trace suspecte…il va recevoir selon la volonté du manipulateur, un dépôt de graphite issu de cette mine du crayon ! Précisons que la ou les significations des signes et des graphes qui seront apposés sur le support vont dépendre de la volonté, de l’intelligence, du savoir faire de celui ou celle à qui appartient la  main !

On ne s’improvise pas scripteur, grapheur ou graphiste, de longues années d’apprentissages sont nécessaires pour que les traces qui laissera volontairement sur le papier signifient quelque chose.

Cela dépend de certains paramètres, dont particulièrement les connaissances ne sont pas les moindres, celles du possesseur du crayon. Ca dépend aussi de sa dextérité liée elle, à son acuité visuelle et à la maîtrise acquise au cours de son apprentissage.

Je ne vous cacherai pas que, souvent,  l’intuition et l’instinct  interviennent plus souvent qu’on ne le croit dans la réalisation de l’œuvre !

Mais assez d’ergotement, le passage à l’acte devient urgent

Alors, a pa peur, allez-y !

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