semaine 42

Rechercher

En collaboration avec les Presses Universitaires de Bruxelles

Portrait de Robert Lemaire
A PA PEUR par Robert Lemaire

Tous les billets

16 octobre 2018

Sur mon beau vélo en compagnie du Boléro

…je pédale grand braquet pour accéder au Ravel par les rues montantes du village. Je m’y insinue par une trouée dans la haie qui le borde, en ayant laissé passer une famille ultra-complète qui, comme dans les films où on montre au ralenti les détails de l’exploit sportif, marchent avec une lenteur exaspérante… on croit même qu’à certains moments, tous s’arrêtent…heureusement il y a la persistance rétinienne et donc alors ça continue mais encore plus lentement…

Il y a la mère-le père-la sœur du père-le frère de la mère-la sœur aînée et aussi une chiée d’enfants qui font semblant de jouer sans grande conviction. Ils courent languissemment autour du groupe jusqu’aux trainards, les deux derniers, lesquels sont la grand-mère et son époux ; ce dernier porte le petit vélo vert du dernier moutard qui a réfuté l’argument selon lequel ça doit l’amuser de pédaler : il (ou elle ?) préfère que ce soit l’aînée de la sœur du père de la mère qui le (la) porte…ainsi il peut sucer son pouce tout avachi sur l’épaule de la robuste matrone.

J’abandonne sans remord la furtivité de l’image dégoulinante de ce bonheur ennuyeux comme une tartine de confiture bon marché. Moi, je vais en sens inverse, je m’éloigne du conglomérat familial, je baisse les yeux et fixe le bitume sur lequel mon « pneu » arrière bruisse tout en produisant un « schluss-schluss-schluss » rythmé. Je freine, je m’arrète, je descend de ma selle, je regarde : c’est ma « fonte » qui d’un coin replié touche sporadiquement un rayon de la roue légèrement voilée. Je vérifie ce qu’il y a l’intérieur, les change de place, pince et plie le bord du sac et me remet en selle. Le bruit a disparu. Je veux dire qu’il ne réapparait pas.

Main-nant, je suis sur le morceau qui descend légèrement, je met le petit braquet, je pédale, je laisse rouler en douce mes roues en roue libre, je pédale deux fois, je roule, je pédale, je roule, je pédale, je roule…je freine un peu pour passer au travers de la grand-rue qui coupe l’ancienne voie de chemin de fer devenue le Ravel : tronçon Fleurus-Gembloux-Perwez-Andenne. Moi, je vais vers Gembloux. Au travers du parc industriel. Ca remonte un peu. Je re-pédale. Je descend au braquet n°3… relax. J’évite de trop grandes orties qui empiètent sur le parcours. Putain, les orties ! Les traitresses. Ce sont des buissons entiers, hautes de près de deux mètres ; il y a aussi les ronces qui, en plus de la traitrise, appliquent le principe de la sournoiserie rampante ! Elles me cherchent de leurs piquants accrocheurs, surtout mes pneux et mes chères chambres à air… J’entend un chuintement derrière moi, je serre ma droite, une espèce de serpent-araignée colorée et luisante, montée sur une bicyclette aéro-dynamite me double sans vergogne sans avoir fait « ting-ting ».

Moi, je fais toujours « ting-ting » quand je double.

Il faut le dire : je ne double que les marcheurs, ou les tous petits enfants sur leur baïssiquell’ en réduction accompagné d’un parent ou des deux.

« Ting-ting » : j’approche un couple qui se tient par la main. Ils sont nus et, vu de dos, les fesses de l’une compensent les fesses de l’autre. Ils sont magnifiquement bruns, sans marque blanche du soutien-gorge ou du calcif. Les cheveux de la femme flottent à la légère brise. Le mec velu est un poil plus grand qu’elle, musclé comme un bestiau bleu-blanc qu’on voit dans les concours de bestiaux. Je les dépasse et tourne la tête  pour voir là où ça se passe, le coté face sur le devant faste de chacun d’eux….. Quelle déception : ce sont deux petits vieux comme moi, habillé chaudement parceque le vent est au nord-est et que pour eux, il fait un peu frisquet. Pour moi aussi. Du coup je referme ma veste légère jusqu’au cou : on ne m’y prendra plus au voyeurisme fantasme-pas-glorieux…

D’autres randonneurs à vélo me croisent. Certains me saluent, d’autres pas : ils font comme si je n’existais pas.

Je m’en fiche. Je n’ai pas besoin qu’on me voie, qu’on me regarde, qu’on se dise : cé qui sseu vieu tubard qui ne pédal’qu’à moitié ? …Vraiment, ça m’est égal ce qui s’éculubre dans les synapses des quidames (sic) lorsqu’elles me voyent avec mon short trop court qui, dès que je relève la cuisse, laisse voir j’en suis sûr, la rondeur de mes couilles rempaquetées par mon noir calcif…

Je fends la brise et flotte au vent…..

Et puis je freine et m’arrête à l’ombre des buissons qui bordent le ruban asphaltique. J’ai vu quelque chose un peu en arrière que personne n’a vu ni ne voit, ni ne veut voir sans doute, car j’ai l’œil en forme de plan américain…je sors mon portable : je vais déclancher l’obturateur électronique du logiciel photographique…afi !n de saisir la beauté de que j’ai aperçu…

J’hésite : vais-je immortaliser la chose immonde qui s’étale sur le macadam ? C’est plat et raplapla…un rat plat, écrasé par je ne sais qui ou je ne sais quoi. Son ventre s’est ouvert hors duquel dégoulinent les viscères avec le sang qui devient noir d’où émergent de formes blanches, vertes et bleues foncés…Oufti ! il y en a des choses dans cette bestiole ! Comme c’est intéressant cette lection d’anatomie champestre!

Ô rat des champs qui passait inopinément sur la voie cyclable et Ravelienne, merci de t’être fait écrasé pour nous montrer ton intérieur encore chaud où déjà mouches bleues et vertes se posent en se léchant les bibines.

Clic ! ça y est, te voila en boite veille canaille, ravageur de jardin, fouisseur de galeries, défonceur de pelouses, forniqueur impénitent qui déverse partout où il peut (et même où il ne peut pas), sa marmaille glapissante qui ne manquera pas, à la vitesse grand V, de se perpétuer en incestant quasi instantanément dans l’instant proche du hic et nunc, lesquels vont eux aussi, vomir des monstres dévoreurs et rongeurs de tout, absolument tout, tout ce qui passe à portée de leur portée !!!!!

Je remonte sur ma bécane, je m’enfuis et je file et refends la brise pour m’interloquer, réprimant ma nausée (non, je blague), sur les rencontres étranges et pas vraiment rassurantes qui vaquent impunément sur le Ravel…Ai-je cité les champignons certainement  vénéneux qui prolifèrent dans le contrebas  du ballast anciens ?

Chié, prout et crotte : a pa peur !!!

 

Image: 
24 septembre 2018

L'homo gai

Le désir de l’Autre L’homosexualité est une réalité (un problème pour certain) aussi ancienne que l’humanité. La théorie de l’évolution a démontré qu’il y a eu, au cours des milliers d’années, des mutations petites ou grandes dans tous les genres vivants de la planète. Pour que l’être vivant puisse évoluer (que ce soit en bien ou en mal mais on ne sait pas si c’est en bien ou en mal), cette chose vivante, et donc mortelle, doit se reproduire, se dupliquer, transmettre ses gènes aux suivants, à sa descendance. C’est un fait acquis, incontestable. Les espèces sont nombreuses et ne pratiquent pas la/les même/s technique/s de reproduction ou de transmission des gènes. Chez l’espèce humaine, comme dans bien d’autres espèces, c’est le mâle qui dépose sa petite graine chez la femelle. Pour ce faire, il faut qu’il soit poussé par une force irrésistible : le mâle est attiré par la femelle qui elle-même est attirée par le mâle. Mais le désir de l’autre (désirer l’autre) est parfois et même souvent, soumis à des tirs de barrage qui empêchent la copulation. Ce désir, en effet, existe, même en dehors de la présence de l’autre. On a vu des éléphants se masturber avec leur trompe ou des cerfs tenter de faire la même chose en frottant leur pénis sur un tronc d’arbre abattu, ceci en période de rut. Le désir sexuel est si fort qu’il prend parfois des chemins extrêmement détournés pour parvenir à ses fins. L’espèce humaine n’y échappe pas, mais ces périodes varient et fluctuent au gré de l’ovulation de la femelle (chez la lionne, elle ovule au moment de l’accouplement). L’être humain mâle, en principe, est toujours prêt à saillir la femelle si elle le demande (et même quand elle ne le demande pas…). Le désir du plaisir que procure le coït passe avant le désir de se reproduire, lequel en général est ignoré. Comme le dit Philippe Roth : … est-ce que j’y peux moi si à ma connaissance, rien mais alors rien n’est mis en sommeil, surtout pas la chose quelque soit l’âge de l’homme. La chose a élu domicile dans la chair qui nait dans la chair qui meurt, parce que c’est seulement quand tu baises que tu prend ta revanche sur tous ce que tu détestes et qui te tiens en échec dans la vie, c’est à cet instant que tu es le plus purement vivant, le plus purement toi-même. Ce n’est pas le sexe qui corrompt l’homme, c’est tout le reste ! Nous y voilà : c’est quoi tout le reste ? Je laisse cela à l’appréciation de chacun… Cependant, pour comprendre et admettre l’homosexualité, il faut tenir compte tout d’abord qu’il y en a de plusieurs sortes. Il y en a une qui est même visible à l’œil nu : modification dans les gènes, du genre pilosité différente, traits physiques tirant vers des particularités féminines ou masculines, et aussi malformation des parties génitales. Il y a le cas célèbre de cette gamine aux USA qui est tombée enceinte de ses propres œuvres puisqu’elle avait les 2 fonctions !!! Ces aberrations sont des exceptions. L’autre homosexualité est tout aussi difficile à déceler pour l’observateur extérieur comme pour celui (ou celle) qui cherche sa voie. Difficile à déceler parce qu’elle peut être confondue avec la première et ses différentiations génétiques. Car là, c’est au niveau des neurones, c'est-à-dire au niveau psychologico/ comportemental que ça se passe. Pour comprendre l’être humain et sa complexité, il est nécessaire de comprendre la façon dont le petit d’homme perçoit, reçoit et répète les informations que, en général ses proches parents génèrent, car mâle ou femelle, ce petit d’homme absorbe les mêmes informations, mais réagit différemment selon son sexe, l’inné et l’acquis (voir plus bas) … L’enfant, mâle ou femelle, sort du ventre de la femme préalablement fécondée de la semence de l’homme. C’est la naissance, première étape, nul n’y échappe. La mort sera la dernière, nul n’y échappera non plus ! Entre les deux, il y aura d’autres passages obligés comme le stade anal, oral, morcellement etc. Avant de devenir adulte, le petit d’homme va devoir accomplir certains gestes, certaines fonctions et subir quelques transformations. Ce sera sous l’influence des adultes, ses parents en premier (ou ceux qui se chargent de son éducation) qu’il va faire son apprentissage. L’absence de la présence des 2 parents n’est pas précisément un handicap ; dès le départ, l’enfant ne peut survivre seul, il a besoin des adultes pour s’en sortir, c'est-à-dire pour évoluer et grandir en société, et ainsi acquérir des caractéristiques pour adultes tout en devenant adulte. De ce qu’il aura appris dépendra l’existence de sa descendance. Il faut aussi faire la distinction entre l’acquis et l’inné. On n’apprend pas à téter, ni à déféquer, ni à voir, ni a respirer. Mais on peut apprendre à marcher, à parler, à obéir, à savoir la différence entre le bien et le mal etc etc. C’est inconsciemment qu’il va copier les comportements des adultes les plus proches, qu’il côtoie. Il va aussi copier leurs raisonnements qu’il écoute, assimile et qu’il comprend par le biais du langage que lui auront inculqué ces mêmes adultes de cette culture là. Garçon ou fille, il (l’enfant/bébé) va être attiré en premier lieu par la mère, ou cette femme qui en tient lieu, ou cet adulte qui lui a été très-très proche. Garçon ou fille, l’enfant va la désirer (de manière inconsciente). Là aussi, désirer cet autre là ne s’apprend pas. Mais le père (ou ce qui en tient lieu) est là aussi, omniprésent. Le père peut être n’importe quel individu mâle adulte le plus proche de lui ou d’elle. Mais il /elle doit choisir quel est l’adulte qu’il/elle désire le plus ! La mère est intouchable, elle appartient au père. Alors, prendre la place du père ? Faut-il tuer le père ? Il ne se laissera pas faire puisqu’il détient la loi à laquelle il faut obéir. Faut-il séduire le père et ainsi prendre la place de la mère ? Faut-il les tuer tous les deux et ainsi échapper à cette pression insoutenable ? Mais alors ils n’existeront plus ! Vers qui tourner le regard ? Pour la fille, afin de posséder la mère, elle doit prendre la place du père ; c’est impossible, il ne cédera jamais sa place. Que faire alors ? Séduire le père ? Pour ce faire, elle copie sa mère de tout en tout, pour prendre sa place. C’est impossible aussi, elle non plus ne cédera jamais. La fille ne pourra jamais posséder la mère. Et dans les deux cas, c’est l’inceste, l’interdiction absolue. Vers qui alors va-t-elle se tourner ? Deux possibilités : vers quelqu’un d’extérieur au noyau familial, soit un garçon, soit une fille. En général c’est vers le garçon qu’elle se tourne puisqu’elle est dotée des attributs qui attirent et l’attirent vers le sexe opposé. Mais elle peut aussi choisir de se tourner vers une fille, vers l’aspect féminin qui lui fera croire qu’elle PEUT être sa mère ! C’est la solution du double, aimer son double. Pour le garçon, c’est la même chose sauf que c’est le contraire. Afin de posséder la mère, il doit prendre la place du père qui ne cédera jamais sa place. Va-t-il séduire le père et copier sa mère pour prendre sa place ? La mère ne cédera jamais, le garçon ne pourra jamais posséder la mère puisqu’il y a l’interdiction de l’inceste. Donc, là aussi 2 possibilités : se tourner vers quelqu’un d’extérieur, fille ou garçon. En général, le garçon se tourne vers une fille puisqu’il a les hormones en ce sens. Mais il peut aussi se tourner vers un garçon, ce qui lui fera croire qu’il peut ÊTRE le père ! Etre son double, se doubler et aimer ce double. Cette équation à laquelle chacun est soumis se nomme : l’Œdipe ! Qu’est-ce que l’Œdipe ? C’est un passage obligé pour l’homme comme pour la femme. Quoiqu’en dise ses détracteurs, l’Œdipe est universel. Très souvent on dit « le complexe d’Œdipe », et c’est péjoratif. D’ailleurs Freud, l’inventeur de l’Œdipe, n’a jamais utilisé ce mot « complexe ». Mais rien n’est simple, il y a des nuances, des subtilités, des gradations ; tant et si bien qu’un garçon (ou une fille) peut avoir des liens d’amitiés avec un autre garçon (ou une autre fille) sans être homosexuel(le). Être homo, c’est désirer un être du même sexe ! C’est aussi avoir des rapports sexuels complets avec le même sexe, sans s’occuper de savoir si c’est pour la reproduction ou le plaisir. C’est de l’amour tout simplement. Dans l’immense majorité des cas (99.9%), les garçons comme les filles sont homosexuels à certaines époques de leur vie. Et il est reconnu que tous les humains ont une part féminine et masculine dans leurs gènes. Ce seront les aléas de l’existence qui feront qu’ils (elles) pencheront d’un coté ou l’autre. Ou des deux. Quand un garçon est attiré par un autre garçon, ce n’est pas parce que qu’il est lui un garçon, c’est parce que dans son mental, il y a une part féminine qui l’attire vers le garçon ! Et l’inverse pour une fille : si elle attirée par une fille, c’est parce qu’il y a une part masculine en elle qui l’attire vers la fille ! Je sais que j’aurais des détracteurs qui ne croiront rien de ce que je raconte, mais plutôt que de souffrir de vivre dans l’ignorance, je pense que le fait même d’accepter cette situation soulage immédiatement les remords et la mauvaise conscience que la société judéo-chrétienne nous a imposés. A pa peur, ça va un peu mieux maintenant, mais... Robert Lemaire.

Image: 
20 août 2018

Suite à un « bogue », l’inutile et le désagréable sont injoignables

Mesdames mesdemoiselles messieurs, je me dois_ en ce jour faste où les exégètes de la communication (verbale ou non) s’interrogent sur les conséquences « a-labiales » de ce que certains nomment la « bouche cousue »_de vous présenter un objet. C’est un objet singulier, quoiqu’ étonnamment pluriel… cet objet, que pour l’instant  vous ne voyez pas, que vous n’imaginez pas, que vous ignorez, vous pourriez l’avoir en main, je pourrais même vous l’avoir distribué et ainsi, pourrait aussi devenir votre serviteur…avec l’immédiateté que caractérise l’ici et maintenant ! … En effet, il pourrait devenir un instrument indispensable de votre quotidien dans cette société vouée toute à la cybernéticité… il pourrait, mais sous certaines conditions !.... que je vais m’efforcer de vous faire comprendre !...

C’est qu’il présente des caractéristiques si particulières qu’il serait intéressant de vérifier et de dénommer leurs valeurs, de s’attarder quelque peu sur elles, de manière à ce qu’il puisse devenir opératif ! !

Cet objet, jusqu’à présent énigmatique, (et qui titille votre curiosité) a des dimensions modestes certes, mais une potentialité d’exécution en rapport direct avec la communication au sens large…Je me doute que  votre perplexité est soumise à rude épreuve ! M’en voudrez-vous si je ne vous offre pas ipso facro quelques indices qui devraient vous  satisfaire !!!

Première question : Comment se présente-t-il ? Ensuite :  Peut-on le décrire ?

Vous : Allez-y donc, sabre de bois ! …dites-nous comment vous nous le décririez ?

C’est simple : il est constitué d’une baguette de bois d’essence variée, avec en son centre, sur toute sa longueur, un noyau de graphite coloré dont la composition intrinsèque diffère d’un objet à l’autre, selon l’effet final que l’on veut obtenir …mais il est vrai aussi que l’on peut mélanger les divers effets obtenus et ainsi produire une apparence de globalité liée sans doute aux couleurs fondamentales, certes impossible à qualifier, mais qui pourrait sans aucun doute être nommé « graphisme ».

Vous : Le nom de cet objet ?!

Son nom ? Ne l’avez-vous pas deviné ?

Vous : Grrrrrrr !!!

Allons voyons : c’est le « crayon » !

Substantif masculin dont l’origine est encore obscure, quoique un monsieur dont je tairai le nom, signale que le mot « créon » est usité depuis le 16ième siécle ! Cependant, les chercheurs pensent que ce mot proviendrait du mot « croion », dès le 14ième, qui serait un diminutif de la substance « craie » …

Or, il faut rappeler que l’objet actuel en tant que tel, n’est fonctionnel que lorsqu’il est taillé à l’une de ses extémités. Taillé, cela signifie qu’à l’aide d’un objet tranchant, on a enlevé la partie ligneuse tout en conservant la partie centrale intacte, car c’est avec cette partie graphitique que le crayon devient opérationnel.

Entre parenthèse, je dois signaler qu’il n’y a pas que le crayon qui puisse être taillé. En effet, au quotidien, on taille bien des choses : on taille les cheveux en brosse, on taille aussi la moustache, on taille la pelouse, les haies, les arbres, les rosiers, on taille bien entendu la vigne et on taille  également une bavette et puis aussi il y a la taille douce qui relève d’une autre technique et dont nous parlerons une autre fois...et puis je ne résiste pas à l’envie de dire que, par extension, qu’on taille aussi des pipes…

Quel rapport avec le crayon me direz-vous ? Je n’en vois aucun personnellement, mais en cherchant bien on pourrait peut-être faire le rapprochement entre ces moments où, lors de certaines recherches intellectuelles en vue de trouver certaines réponses à certaines questions ardues en périodes d’examens écrits, on suce le bout non taillé de l’objet crayon…

Revenons donc à celui-ci.

Le crayon ne paye pas de mine ! Mais de par sa configuration intrinsèque, il a en lui une potentialité, je dirai une mine d’informations dont il ignore la valeur, mais qui, s’il pouvait s’exprimer par lui-même, en ferait un remarquable Pic de la Mirandole!

A l’instar d’une clé USB, toutes ces données sont contenues dans la partie centrale de son corpus, ce que les communs des mortels nomment : la Mine!

Aiguisez vos armes citoyens, taillez  vos crayons !!!

Cela fait, voici le moment venu d’expérimenter et d’utiliser l’objet. On le tient d’une main (en général la droite) entre le pouce, l’index et le majeur. Le coté taillé dirigé vers le bas. Il faut alors abaissé la main tenant l’objet, jusqu’à ce que la mine  touche un réceptacle, en l’occurence une feuille de papier : cet autre objet, rigide, plat et vierge de toute trace suspecte…il va recevoir selon la volonté du manipulateur, un dépôt de graphite issu de cette mine du crayon ! Précisons que la ou les significations des signes et des graphes qui seront apposés sur le support vont dépendre de la volonté, de l’intelligence, du savoir faire de celui ou celle à qui appartient la  main !

On ne s’improvise pas scripteur, grapheur ou graphiste, de longues années d’apprentissages sont nécessaires pour que les traces qui laissera volontairement sur le papier signifient quelque chose.

Cela dépend de certains paramètres, dont particulièrement les connaissances ne sont pas les moindres, celles du possesseur du crayon. Ca dépend aussi de sa dextérité liée elle, à son acuité visuelle et à la maîtrise acquise au cours de son apprentissage.

Je ne vous cacherai pas que, souvent,  l’intuition et l’instinct  interviennent plus souvent qu’on ne le croit dans la réalisation de l’œuvre !

Mais assez d’ergotement, le passage à l’acte devient urgent

Alors, a pa peur, allez-y !

Image: 
04 août 2018

L'instant sans titre apparent

Quand ça a commencé ? On ne sait pas vraiment…..

Même si on le saurait, ça ne changerait rien à la problématique du début et de la connaissance du début du début. C'est-à-dire de l’heure exact, le jour du mois et de l’année.

Certains disent que c’est un faux problème, qu’il est inutile de s’y attarder.

Bon, Ok, d’accord mais quand même…c’est frusrant de ne pas savoir.

On sait juste actuellement que ça existe et qu’il aurait mieux valu que ça n’existat point. On ne va pas en faire un plat, ni un dessert, ni une entrée. Quoique, comme entrée en matière, ce n’est pas vraiment un mauvais début.

Il faut bien un début à tout, soi-disant.

Imaginez-le au niveau de la création du monde : il y en a qui conteste le moment zéro, le moment où ça a commencé : avant il n’y avait rien, et puis tout de suite après, il y aurait eu quelque chose…mais quoi !

Je ne vous apprend rien quand j’écris qu’il y a une partie des chercheurs qui remettent en question la théorie du big Bang…

Selon eux, chercho-sceptiques, il n’y aurait jamais eu de commencement tout comme il n’y aura jamais de fin ! …

Tiens, tiens, n’est-ce pas là, la définition de l’Eternité ? Comment ça non ? Mais alors, comment imaginer une Eternité autre que sans début ni fin ?

La tendance actuelle des intellectuel(le)s est de mettre de coté les problèmes inhérents à la cosmologie, et de ne se consacrer qu’à l’instant présent, le « ici et maintenant », le « hic et nunc ». Bien entendu, si on veut, on peut se représenter des portions de temps comme une succession de hic et nunc ! C’est évidemment plus facile puisque « ça » se succède à tout instant. Mais alors, s’il s’agit d’effets ponctuels d’« ici et maintenant », on ne peut que rentrer dans la logique du temps qui se déroule, du temps qui passe ! Soi-disant qu’il passe! Serait-ce comme un train qu’on voit venir, qui passe devant nous, puis qui s’éloigne et qui disparait de notre vision. Allons, allons, mes p’tits loulous, il faut bien se mettre en tête que le temps ne passe pas, c’est nous qui croyons au temps qui passe, c’est nous qui passons et trépassons, …! Acceptons nom d’un brouette, que le temps n’est pas une sorte de matière impalpable incrustée en nous comme un parasite qui se nourrirait de nos élucubrations et dont on ne peut se débarasser. N’affabulons pas ! Enlevez le temps, qu’est-ce qui reste? Rien, il ne reste rien, vous n’existez pas et l’Univers non plus.

Donc, en résumé, sachons que :

_Le temps n’est pas une matière, c’est un concept…

_Il n’est perceptible que parceque nous avons une mémoire : on sait (on s’en souvient) que l’on a mangé des pâtes la veille à 12.32h. et puis c’est tout.

_On sait aussi que ce moment là n’existe plus, qu’on ne le retrouvera jamais ; on ne peut que s’en souvenir. Mais alors que faire de cette souvenance qui encombre le cerveau ? En vérité, je vous le dit : on va essayer de l’oublier !!!... et, dans le même instant où l’on essaye d’oublier les pâtes mangées la veille, on retient qu’on a décidé d’oublier cet instant…et en fin de compte, on ne l’oublie pas, on ne l’oublie jamais même s’il est mis en veilleuse, quelque part dans l’inconscient.

_On ne peut pas décider d’oublier quelque chose. Les événements restent gravés dans la mémoire à notre insu. Mais on essaye quand même en en produisant beaucoup d’autres (des événements) selon le concept hic et nunc !... et on espère que le nombre d’actions généré va couvrir les événements que l’on voudrait ne pas se souvenir.  

Tiens donc, voilà que nous sommes revenus au point de départ !...et personne de chez personne, ne sait vraiment toujours pas quand ça a commencé !!!

Tiens donc, voilà qu’on patauge dans le sirop de l’impondérable : on dérape, on glisse dans l’irréfragable, on croit qu’on avance, mais dans les faits, on reste sur place, un poil à coté…

Tiens donc : c’est peut-être ça le commencement…on nait, on vit on meurt, la terre a tourné, sempiternellement elle est revenue soi-disant à la même place, les saisons se sont succédées, on a grandi, on s’est reproduit, et puis, sans savoir le pourquoi ni le comment, ça s’est arrêté : et on meurt, on perd tout, on oublie tout, comme ça, sans raison…

Mais pour d’autres ça continue : on n’a pas tous le même commencement (ni la même fin). Mais pour tout le monde, le vrai commencement du commencement est et reste indécis. On ne comprend pas comment quelque chose qui serait d’un impalpable palpable, n’a pas de commencement.  On voudrait que toutes les choses qui nous entourent, soient comme nous : avec un début, un milieu et une fin, parce que là au moins, c’est clair.

Hélas, on nous laisse dans l’obscurité. A la place, on nous parle d’un être hypothétique, que personne n’a jamais vu !...on nous vante ses mérites, celles d’un abruti dont les desseins sont impénétrables qui serait une lueur dans l’obscurité la plus profonde !... on nous dit que qu’il n’a de comptes à rendre à personne vu notre petitesse : nous, les cloportes, n’avons pas la grandeur pour comprendre Sa grandeur, Son immensité, Son incommensurabilité !... bref ce serait lui l’inventeur de tout le bazar, éternité y compris !!!

Et pourtant, ce n’est pas lui qui a inventé ce mot là, éternité, c’est nous. C’est nous qui avons décidé, après de très longues périodes de grognements incompréhensibles, de tergiversations hasardeuses, que notre bouche pouvait servir à autre chose qu’à faire des pipes, qu’à autre chose qu’à ingurgiter des nourritures terrestres ! Grâce à notre organe buccale, nous avons mis au point des successions de sons qui auraient signifiés soit un objet, soit une action et même des sentiments !!!

Il faut le reconnaitre (et Lui aussi doit le reconnaitre) : c’est nous qui avons décidé de communiquer alors que nous étions soi-disant fait à son image, laquelle n’a jamais communiqué quoi que ce soit!

Ce sont des farfelus, des fendus de la fontanelle, de plafonnants araigneurs, des ignorants de la Chose qui ont prétendus connaître la Cause ! Ce sont ceux là même qui ont dit entendre Sa voix ! Une voix qui leur injonctionnait des préceptes ineptes et des malédictions aberrantes ! Ce sont ceux-là qui, après coup, nous ont menaçés des pires tortures si nous n’obtempérions pas à leurs directives et à leurs dogmes débiles ! Ils nous ont même prédis pour « après » un monde idyllique, pour autant que nous ayons eu une vie conforme à leurs délires sadiques…car il fallait impérativement souffrir en son nom pour accéder au séjour TTC, nirvana  suprème !!!

Ayant fantasmés un monstre omnipotent, tel un Père intolérant et craint, nos allumés congénères, addictés à leurs croyances, lui ont attribué une parole divaguante formulée de leur propre muqueuse, issue de leur inconscient ! Ce Verbe-parole qu’ils croyaient inspirée et juste, ils l’ont prise pour talens comptant et l’ont fait irréductible destinée de l’humanité !!!...D’où le décret : ça ou la mort !

A pa peur ! Ils ne pourront supprimer 7.000.000.000 d’individus !

Image: 
06 mai 2018

Marche arrière , avant le départ

Qui donc va se demander pourquoi, dans le contexte de la marche à pied, il n’existe pas d’intermédiaire entre le stationnement, (l’arrêt) (donc l’absence de mouvement), et la marche proprement dite !

En effet, pour effectuer une marche, il faut d’abord être à l’arrêt afin de pouvoir se mettre à bouger. Et il n’y pas de situation intermédiaire entre cette position fixe et la marche ; sinon, le démarrage. On part de rien, puis on marche. Faut-il tenir compte de l’accélération ? Pourrait-on la considérer comme intermédiaire ? Oui mais alors il faudrait aussi tenir compte de la décélération, lorsqu’on s’arrête en fin de parcours…si l’on s’arrête ! Ce n’est pas obligatoire, il y en a qui ne s’arrête pas ! Et puis s’arrête-t-on vraiment ? J’en connais qui ne s’arrêtent jamais et qui ne savent même pas quand ils sont partis ! Ils ne se souviennent pas non plus comment c’était avant…avant d’avancer en marchant, même en marche arrière…

Reprenons : on part de rien (à zéro km.H) pour arriver à une vitesse de palier de 3 ou 4 km.H... ça ne change rien : il n’y a pas de position intermédiaire entre l’arrêt et la marche. Ni dans un sens ni dans l’autre. Ni en avant ni en arrière.

Cependant, on pourrait faire un parrallèle avec une autre appréciation, où il serait question de « début » et de « fin » : on commence la marche et on la termine. Rien entre les deux. Même en comptant la décélération, juste avant la fin… qui, par ailleurs, peut-être brutale si on n’a pas vu le mur sur lequel on s’écrase…

Voyons cela encore autrement : dans la perspective d’un début et d’une fin, rien ne nous empêche d’introduire la notion de « milieu ». Je m’explique : supposons qu’on marche une première moitié de la distance, puis sans s’arrêter, l’autre moitié.  Dans cette autre moitié, on exécute la moitié de cette autre moitié. Et dans ce quart de la distance primitive, on en parcourt aussi une moitié, c'est-à-dire un huitième…ce faisant, on n’aboutit jamais, on ne connait jamais la fin !!! Vous m’avez compris, il s’agit du paradoxe de la flèche de Zénon d’Elée, « la flèche qui vole et qui ne vole pas » comme le dit si bien notre cher Valéry Paul.

Mais il n’est pas question ici de savoir si la flèche (marcheuse ou  marcheur) est immobile. On sait surtout qu’il (ou elle), est « en marche »…

Et, voilà qu’on en revient au propos initial.

Et pourquoi pas représenter le problème dans un autre contexte ? Celui du temps, du temps qui passe !

En effet, dans cette histoire mouvementée, il y a « avant » la marche, « pendant » la marche et « après » la marche !

Que se passe-t-il donc avant la marche ? Rien ! L’immobilité, le silence, l’attente, l’ennui, la vacuité, l’innassouvi, la crispation, l’ongle rongé, le souffle imperceptible qui s’accélère comme le cœur qui bat sourdement. Le stress avant le top du départ. L’angoisse du champion avant la course.

Le Big Bang, inspiré par le chanoine Lemaître (repris par Fred Hoyle sous le nom d’état stationnaire) ressemble d’assez près à notre dialectique : au départ, il n’y a peut-être rien, (un trou noir comme le disait notre regretté Stephen Hawking), et puis tout de suite après : explosion ! Le Rien pète ! Pas d’intermédiaire : ce qui n’a jamais existé (et qui ne sait même pas qu’il existe) (et qui plus est, ne peut pas imaginer qu’il pourrait exister), ce néant donc, serait le départ de cette formidable aventure qui n’en finit pas de continuer, sans qu’on sache si elle pourrait se terminer… Ce qui suit ? je sais que vous, vous le savez : c’est l’expansion de l’Univers, (ce dont nous faisons partie).Là où se passent nos vies, qui ne sont que quelques misérables secondes par rapport aux dimensions du cosmos quand on les transpose en années/lumière !

Que dire de l’intermédiaire entre le chaud et le froid ? La tiédeur…Rien à dire sur la tiédeur. Entre le bien et le mal ? L’indifférence ? Qui sait ? Et le dehors ? Le dedans ? Une porte intermédiaire ? Et quoi pour l’intérieur et l’extérieur ? Une ouverture sans doute, peut-être- mais au fond- je l’ignore- j’y reviendrai…..

A bien réfléchir, c’est la même chose pour « le parler » et « le taire » ! La parole et l’envol des paroles, si les écrits restent. Le silence, puis le son. Le langage et la langue. On se tait, puis on parle, puis on se tait à nouveau. Pas d’intermédiaire. Qu’y a-t-il avant la parole ? La réflexion ? Le bruissement du cerveau ? Non, sûrement pas, beaucoup parlent sans réfléchir. Cependant, le cerveau fonctionne, lui, sans arrêt ! L’inconscient nous joue des tours ! Qu’y a-t-il pendant et après la production des phonèmes et des morphènes ? Alors qu’on sait par la diction, ce qui se produit lors de l’articulation de la parole, lors de l’énonciation Se bousculent les voyelles, les consonnes, les nasales, les sifflantes, les percutantes, les palatines, les gorges chaudes, les raclements des R, les murmures, les criées, les hurlements, les tues, les lettres mortes… avant et après reprise de respiration…

On sait aussi que, par l’émission sonore et parlée d’un message codé, il devra être décodé par quelqu’un d’autre : celui qui l’a perçu et qui, on l’espère va le comprendre de par sa connaissance des codes de l’émetteur !!!

Et voilà : on vient de plonger dans l’athanor de la compréhension interprétative (ou l’interprétation compréhensive). Mais les poêtes eux, diront qu’on a atterri en douceur, comme la graine du pissenlit, dans le jardin de la Signification.

Je « sème » à tous vents, mais a pa peur.

 

 

 

 

 

 

Image: 
11 avril 2018

Dedans le dehors ou Dehors le dedans !

Dedans le dehors

ou

Dehors le dedans !

Oui, oui, je sais…je sais ce qu’on dit quand les enfants sont fatigués d’être en vacances : on dit « Vivement la rentrée » ! Ben oui, c’est vrai, c’est toujours ce qu’on dit quand on rentre :  on dit « vive la rentrée » !…forcément c’est la rentrée ! Mais au fond, dites-moi, quand on sort et qu’on dit vive la rentrée c’est qu’on en assez d’être déjà sorti…ou d’être sorti trop tôt ! … Ben quoi, on dit ce qu’on veut, non ? …si on ne peut plus dire vive la rentrée, quand on entre ou quand on sort, que dire alors quand on est dedans ? Vive la sortie ? Vive l’entrée de la sortie ? Vive la sortie de l’entrée ? …

Finalement je ne sais pas quoi dire quand on rentre et aussi quand on sort…parceque si on sort c’est qu’on en a assez d’être dedans, non ? et alors quand on rentre, c’est qu’on en a assez d’être sorti. Donc je suis toujours à me demander pourquoi on préfère la rentrée à la sortie !!! C’est comme si, à la sortie on nous prévenait que dehors, il fait plus moche que dedans ! Ce qui est ridicule d’une certaine façon de dire qu’à l’intérieur c’est plus agréable qu’à l’extérieur ! Qu’est-ce qu’on sait au fond, de l’extérieur si on n’est pas sorti dehors ? Il faut être dehors pour apprécier ce qu’on a perdu des bienfaits de l’intérieur ! Mais ce qui est moche, c’est de croire que lorsqu’on est dedans, c’est moins bien que lorsqu’on est dehors ! Pourquoi préférez le dehors au-dedans alors que le dedans n’est pas plus ni moins bien que dehors et vice versa !...vous me suivez toujours ? je dois expliquer ?...

Qu’est-ce que ça peut faire d’être dehors ou dedans ? Dedans ou dehors c’est kif kif bourricot ! Prenez par exemple quelqu’un qui est dedans (ou dehors) et qui ne sait pas qu’il est dehors (ou dedans) ? Pour lui, c’est la même chose, d’être dedans ou dehors puisqu’il ne sait pas qu’il existe un dehors ou un dedans ! Alors quand on lui dit « vive la rentrée », il ne peut que haussez les épaules… ça ne signifie rien pour lui une rentrée, puisqu’il ne sait pas qu’il est dehors…et s’il est dedans, il devrait se demander pourquoi on dit vive la rentrée alors qu’il est déjà dedans !!! Tout ça est subjectif comme disait Jacques Lacan qui lui, était bien plus dedans qu’en dehors ! Parce que, ne l’oublions pas, il faut être dedans pour connaitre ce qu’il ya à l’intérieur du dedans ! En somme, être dehors, c’est s’exclure automatiquement des bienfaits du dedans ! Etre dehors c’est croire qu’à l’intérieur on trouvera ce qu’on ne trouve pas dehors ! Par contre si on ne trouve pas dedans ce qu’on cherche dehors, on n’a plus qu’une seule envie,  c’est de sortir ! Aaaah ! être dehors, quel pied ! Parceque on croit évidemment qu’on a mal regardé dehors ce qu’on cherchait dedans alors que ce qu’on cherche est sans doute  encore dehors ! Et si, vraiment dehors, on ne trouve pas ce qu’on cherchait dedans, c’est à ce moment là que se justifie l’exclamation dont je vous parlais tout à l’heure : Vive la rentrée !

Non, moi je crois que l’important c’est de connaitre vraiment ce qu’il y a à l’intérieur. A l’intérieur, il peut y avoir beaucoup de choses : tout ce qui vient de l’extérieur. A l’intérieur ça peut être bourré d’un tas de choses inutiles, des choses qu’on a ramassé à l’extérieur en croyant qu’on pourrait en faire quelque chose à l’intérieur. Mais en général, ce qui traine à l’extérieur a déjà été utilisé quelque part, ailleurs, dans un autre intérieur peut-être, quelque chose qui devait servir à valoriser l’intérieur mais qui après usage s’est trouvé obsolète, et donc a été rejeté à l’extérieur… et nous, bonnes poires, on espère que cette chose n’est pas tout à fait usée, alors, on la récupère et quand on s’aperçoit qu’elle n’est plus valable, on la remet aussitôt à l’extérieur jusqu’à ce qu’un autre gogo, la ramasse lui aussi, la ramène à l’intérieur, l’essaie, trouve que ça ne va pas du tout et la jette ensuite à l’extérieur où un autre encore, s’apercevant qu’il lui semble qu’il y a quelque chose qui à l’air d’être encore en bon état, la ramasse une fois de plus et ainsi de suite jusqu’à ce que quelqu’un de sensé, d’intelligent de pondéré et réfléchi, décide que cette chose abandonnée à l’extérieur mais qui vient d’un intérieur, ne peut plus avoir sa place à l’intérieur de quoi que soit ! Alors, qu’est-ce qu’il fait, hein ? Qu’est-ce qu’elle fait cette personne, de cette chose qui fut infiniment utile à l’intérieur et qui se retrouve à l’extérieur sans plus aucune utilité pour cet  intérieur là ? Je vous le demande ? …Vaste débat !!!

 

Autre questionnement :  qu’en est-il de ce qu’il y a à l’extérieur, donc dehors, et qui ne peut servir qu’en étant dehors et qui se retrouve par hasard ou par inadvertance, à l’intérieur, donc dedans ? Ca, c’est un problème….je me souviens très bien que cette question fut soulevée au congrès des gens du Dedans à Prague, en 1965 ! Hohoho ! Ce fut un beau tollé ! Rendez-vous compte : que fait ce quelque chose, cet objet ou pire, ce quelqu’un  de l’extérieur à l’intérieur et même dedans. On peut comparer ça à une collision entre deux météorites ! Cette chose du dehors, aussi bonne soit-elle, aurait-elle l’outrecuidance de prendre la place d’une chose du dedans ? Passe encore si la chose n’est pas très grande, elle peut encore se caser quelque part, mais c’est difficile ! Allez faire comprendre ça à ceux du dedans : tenter d’expliquer que ce qu’il y a dehors pourrait peut-être servir à l’intérieur ! qui plus est si c’est quelqu’un, en chair et en os ! ça, ça ferait un précédent ! Ce serait mettre le doigt dans l’engrenage si on acceptait les gens du dehors dans le dedans ! Quelqu’un du congrès, disait que, peut-être, une seule personne pourrait, en se faisant toute petite, rester à l’intérieur sans gêner personne ou sans que ça ne gêne personne..Mais l’argument d’une personne seule de l’extérieur, ça n’existe pas, elle est toujours accompagnée, par d’autres personnes, des parents ou des amis qui veulent évidemment rester avec elle ! Alors là, c’est intolérable, et je vous le dis tout net, cette option tolérante de l’intrusion du dehors dans le dedans fut rejetée à l’unanimité.

 

Ce qu’on ne sait pas vraiment, quoiqu’il y en ait quelques-uns qui cherchent encore, c’est de connaitre la nature de ce qu’il y a dedans, à l’intérieur, et une fois qu’on le sait, on essaierait alors, de comparer cette chose intérieure, du dedans, avec la chose extérieure, du dehors ! J’en connais beaucoup qui se sont cassés le nez en tentant de définir de quoi étaient faites ces choses du dedans…Toutes les suppositions, toutes les théories aussi abracadabrantes fussent-elles, ont été émises… avec des systèmes et des élucubrations parfaitement insensées ! Par exemple, un grand savant coréen a suggéré que ce qui était dedans ne pouvait avoir aucune couleur, que tout devait être en noir et blanc ! Une autre personnalité a dit le plus sérieusement du monde,qu’en 71, il fallait exclure tout ce qui était de formes arrondies en prétextant que, puisqu’il y avait de la place à l’intérieur, il fallait que les choses soient toutes de formes parralléllipipédiques, de manière à les stocker facilement. Je vous demande un peu…des cubes, nous les gens de l’intérieur, nous serions cubistes ! Hahaha ! Et pourquoi pas impressionnistes tant qu’on yest ? Ou abstrait, tout plat, sans épaisseur ! avec trois yeux, quatre paires de fesses, et un tromblon à la place du zizi ! Ridicule, évidemment, ce qu’il y a au-dedans n’a rien d’anormal, tout comme ce qu’il y a dehors, rien qui puisse choquer. Mais comme toujours, il y a des grincheux, des jamais contents, des abrutis de seconde zone qui voudraient que les choses, qu’elles soient du dehors ou du dedans, reflètent leur seul état d’esprit, de petit esprit, qu’elles soient comme ils souhaitent qu’elles doivent être…..je ne vous dis pas la tête qu’ils tirent quand on les met face à la réalité de ce que sont réellement les choses du dedans…ainsi que celles du dehors !!!

 

Oh vous savez, l’intérieur du dehors ou l’extérieur du dedans, c’est un problème universel…Tenez : vous êtes vous déjà demandé ce que c’était qu’une femme d’intérieur ? Serait-ce une femme qui pratique l’introspection ?  Et les intra-muraux, sont-ce des gens qui sont à l’intérieur des murs, qui bouffent de la brique ? Et les introvertis alors, qu’est-ce donc ? Des gens qui ne vivent que pour leurs intestins, ou leurs foie, ou leur rate, leur cœur, leur glandes ou encore leur estomac ? (ne dit-on pas couramment « il ne vit que pour son estomac » !        Ou alors, c’est un homme (ou une femme) qui « n’a pas de cœur » ! Ou encore « il y en a là-dedans » en montrant son crane ! Croyez-moi, les gens qui vivent à l’extérieur sont très différents de ceux qui vivent à l’intérieur. Quoique certaines gens de l’intérieur consomment ce qui vient de l’extérieur, et je dirais même que c’est une majorité. J’en connais peu qui peuvent vivre de ce qui pousse à l’intérieur ! Mais ça arrive…ça arrive que maintenant, avec les techniques nouvelles, on puisse faire pousser des tomates, des haricots et surtout des champignons, à l’intérieur…Quant à la viande, en principe, elle a besoin d’être à l’extérieur, mais pas toujours… il y a des vaches qui ne connaissent que l’étable, et il existent des poules confinées en des endroits réduits, qui sont en batteries, comme on dit…par contre, pour les pigeons, il est essentiel qu’ils soient dehors, surtout les pigeons voyageurs. Ca n’aurait aucun sens de les laisser dans une cage, même dorée ! Par contre, pour les lapins, qui vivent normalement en leurs terriers, on les met en clapier ! Allez comprendre ! moi je crois qu’il faut se faire à l’idée qu’il n’y a pas de règles fixes, que quelqu’un du dehors peut très bien vivre au-dedans et vice versa …

 

Une dernière chose avant de nous quitter : il nous faudrait peut-être définir l’interne et l’externe. Qu’est-ce donc l’interne si ce n’est, ce qui est constitutif de l’intérieur ? Même chose pour l’externe : ce qui est constitutif de l’extérieur. Et on peut considérer que l’ensemble de ce qui est interne devient par la force des chose un des éléments constitutif de l’externe…je m’explique : supposons une caisse (peu importe la dimension) ; elle a une capacité interne et donc contient un certain nombre choses à l’intérieur, et notez le bien : des choses qui peuvent venir de l’extérieur !

Mais cette caisse là, elle est à l’extérieur ! Elle est donc constitutive de l’extérieur au même titre qu’un rocher ou un arbre ! Alors que justement ces arbres et ces rochers ne peuvent jamais être constitutifs de l’intérieur…sauf si certains, entrepreneurs ou architectes, décident de placer des rochers décoratifs et même des arbres à l’intérieur, dans des halls d’immeubles par exemple…..Mais ne ratiocinons pas, il faut se faire à l’idée que les chose de l’intérieur sont parfois des choses de l’extérieur et les choses de l’extérieur deviennent selon le cas des choses de l’intérieur.

Voilà ! je crois que nous avons fait le tour du sujet et je suis tout prèt à rectifier mes dires si l’un, l’une ou l’autre me propose un chapitre que j’aurais malencontreusement oublié !

Toutes ces réflexions me donnent une idée : définir ce qui est à droite pour le différencier de ce qui est à gauche et savoir ce qui se passe quand quelqu’un qui est à gauche passe à droite…

Polémique ? A pa peur…

 

 

 

Image: 
26 mars 2018

La vraie histoire de « Djisès».

Joyeuses Pâques

Joseph-Marie Ben Scrigny, surnommé Djisès par ses proches, est né un 29 février à l’aube d’une nuit sans lune, dans un réduit qui ressemblait  à une étable, où sa mère, Aïfa, s’était réfugiée parce qu’il drachait alors qu’elle était en route pour vendre ses dattes au marché matinal de Bethléem. Il devenait ainsi le septième enfant du couple Aïfa/Joseph Maktulaktulouk Ben Scrigny (dit le charpentier). Le bébé était prématuré et d’une conformité douteuse. Non qu’il ait 7 doigts, mais il était affligé de strabisme, de pieds palmés et d’un bec de lièvre. A l’âge d’un an, Aïfa le  laissa tomber sur le sol par pure maladresse ; il eut ainsi une déformation de la colonne vertébrale qui le rendit bossu.

Il était le contraire de son frère Jacques, surnommé Jack, qui le précédait dans la lignée. Nanti de toutes les qualités physiques que requiert un gamin, celui-ci  devint, en grandissant un véritable éphèbe qui, sa vie durant, séduisit les femmes auxquelles il faisait grande impression. A force de multiplier ses conquêtes, il devint une sorte d’entremetteur. C’est ainsi qu’il eut sous sa coupe plusieurs femmes qu’il envoyait tapiner dans les dunes. Ce qui le fit surnommer au grand dam de ses parents: Jack le Mak …(en araméen, ça se dit « bar Abbas »).

Par contre Djisès, s’il n’était pas beau, avait une grande intelligence, contrairement à son frère, bellâtre à  cervelle d’oiseau.

Inutile de dire que les deux frères se détestaient cordialement.  

Djisès-Marie-Joseph, un brin mythomane, ayant une imagination débordante et un caractère joyeux et farceur, affabulait en faisant croire à son entourage des histoires abracadabrantes dont il était le héros. Il ajoutait, s’il voyait l’incrédulité dans les yeux de ses spectateurs, qu’il fallait le croire vu qu’il était le vrai-le seul-l’unique fils de Dieu. Habile à se débarasser de toutes corvées, il vadrouillait avec une douzaine de potes avec lesquels ils inventèrent des extravagances et propagèrent des rumeurs folles comme cette fameuse journée dans le Sinaï, où il aurait soi-disant nourri 27 paysans pendant une semaine avec une seule miche de pain ; la rumeur s’étant propagée comme une trainée de poudre d’ellébore, la rumeur disait après trois lunes, à qui voulait l’entendre, qu’il en avait nourri plus de sept cent septante-sept !

Pour gagner sa croute, Djisès et ses complices, avaient imaginés un spectacle de rue où ils racontaient de hauts faits enrobés de tours de force et de tours de passe-passe  très (trop) vite nommé « miracle » par le crédule petit peuple, après quoi, ils passaient le chapeau…! Nantis d’une réputation quasi divine, ils écumèrent toute la région, n’épargnant aucun des villages avoisinants!  Ainsi, ils se firent invités partout, là où ils pouvaient faire ripaille, mangeant  et buvant gratuitement, profitant aussi des complaisances de délurées servantes …

Son frère Jack ne supportait pas ces élucubrations délirantes qui ternissaient son aura, d’autant plus que son laideron de frère tournait autour d’une de ses gagneuses ! De plus, c’était la plus belle et la plus rentable de son cheptel de prostituées ; elle se nommait Marie-Madeleine. Djisès l’avait d’abord apitoyée puis séduite, dévoilant sa bosse. Elle pouvait la toucher, ça porte-bonheur… ensuite il lui fit apprécier le contenu de ses braies.

Cependant, Jack le Mak/bar Abbas ne se privait pas de flanquer parfois et même souvent, des torgnoles à celles qui rechignaient devant le travail. Marie-Madeleine était particulièrement rebelle et, pour la mettre au pas, elle recevait plus d’une fois des raclées dont elle aurait dû se souvenir. Du coup, ayant assez de ces brutalités, elle quitta subrepticement le gynécée de Jack, pour suivre la bande à Djisès et leur théâtre ambulant, ce qui l’amusait beaucoup plus que le tapin

Jack la fripouille était excédé des outrecuidances de son Djisès de frère, que l’on considérait, même si on ne le croyait pas vraiment, comme une sorte de divinité burlesque, vrai faiseur de miracles !

Evidemment, je l’ai déjà dit, ça dévalorisait le souteneur à la verge d’airain.

Pour se venger, il fit courir le bruit dans les rang de l’armée romaine d’occupation, que Djisès était un agitateur et qu’il complotait contre les envahisseurs, précisément contre les chefs des centurions avec lesquels Jack le Mak s’entendait comme cochon puisqu’il leur fournissait des filles et du chanvre premier choix.  Finalement, au bout de trois ans de ce manège, un ordre d’arrestation fut lancé envers le dénommé Djisès !

Ce dernier (n’ayant ni la stature ni l’âme d’un héros),  ne fit ni une ni deux, et s’enfuit avec Marie-Madeleine et quelques fidèles! Ils traversèrent la Méditerranée et débarquèrent du coté de Marsala.

Au grand dam de Jack/bar Abbas, le complot contre son frère se retourna contre lui : Ponce Pilate, vexé de n’avoir pas pu attraper Djisès, le fit arrêter . Durant sa détention où il fut quanrt même un peu flagellé, Jack/bar Abbas parvint à corrompre ses gardiens et Ponce-Pilate en personne, en leur graissant la patte et en leur promettant la gratuité de ses services… Bien entendu, il fut gracié alors qu’on condamnait, à sa place, un obscur terroriste qui se disait  être le messie, affabulait et se nommait lui-même fils du Père . Le supplice de la crucifixion fut exécuté le premier dimanche d’avril et Pilate décréta que ce jour-là serait obligatoirement fêté chaque année par la populace afin qu’elle se souvienne de ce qu’il advient aux illuminés et aux agitateurs qui auraient l’audace de remettre en question l’autorité de Rome dont il était le juste représentant.

Plus tard, vraiment plus tard, sous prétexte de solstice, l’autorité religieuse reprit dans son calendrier la date du 25 décembre pour fêter la naissance d’un incertain Jack, surnommé « Christus » (signifiant messie) dont l’emblème était un maquereau stylisé), lui octroyant ainsi le statut de martyr de la cause palestinienne.

Cependant, les on-dits étant ce qu’ils sont, on prétendit que Djisès Marie Joseph Maktulaktulouk Ben Scrigny, officiellement en couple avec Marie-Madeleine, eurent de nombreux enfants dont les innombrables descendants devinrent par la suite, des gens d’armes haut-placés dans la francité européenne naissante …

Fiction? ...a pa peur...

Image: 
12 mars 2018

Fuck the sun

Et voila que ce gros con de soleil se met encore une fois à répandre dans tous les sens son rayonnement énergétique, sans regarder à la dépense, comme tous les nantis ignorants qui jettent le pognon par les fenêtres.

Chaque matin, ce nain jaune réveille tout le monde avec sa lumière imbécile qui illumine sans distinction une demi-terre à la fois, ce connard rôti indistinctement les plantes, les insectes, et tous les autres animaux qui auraient la nonchalante inconscience de croire que ça fait du bien d’être bombardé continuellement par des milliards de particules qui pénètrent jusqu’à l’os. 

Cet abruti luminescent se boursouffle, se distend, éructe, vomit, il diarrhélise le trop plein, il éjacule des milliards  de mètres cubes qui dégoulinent en fusion et qui retombent sur lui sans qu’il s’en préoccupe, dans que ça le gène, sans que ça puisse nuire un seul moment à son bien être, sans qu’il se soucie du bien ou du mal que son influence peu produire sur les autres, que ce soit aux planètes qui tournent autour de lui comme des connes en pamoison devant la raideur d’un pénis, que ce soit sur les créatures éventuelles qui vivotent à la surface terrestre en croyant dur comme fer que sa chaleur est bienfaisante ...

Et les pauvres couillons que nous sommes, payons aux agences de voyages chaque années pour aller voir ailleurs s’il n’y est pas, là où justement son rayonnement est encore plus néfaste !

Aah ! La bassesse de la destination soleil !

Lui, il s’en contrefout les fesses dans le bitumes, il ne pense même pas à ce qu’il produit quand il se masturbe, éclate et pète en toutes circonstances. Il n’est que masse d’hydrogène et d’hélium en ébullition et, sans discontinuer, va chercher en son centre, au plus profond de sa masse, ces éléments qui le constituent. Il les fait revenir à sa surface en un rôt gigantesque afin d’extirper ce qu’il à de meilleur à ses yeux! Ensuite, comme un forcené, il enfouit de nouveau sa récolte tout en en projetant à l’extérieure des giclées à 2000 kilomètres, ce qui provoque de tremblements de terre, des tsunamis meurtriers et des épidémies d’infarctus !

Avec ça, il faudrait peut-être lui dire merci ? Le remercier de sa  fonction créatrice ? Le remercier de notre présence existentielle ?

Mais nom d’une brouette de purin, qu’est-ce qu’il sait de l’existence, ce brontosaure ? Il est incapable de penser ou de dire quoi que ce soit ! Il n’a pas de mémoire ! Il ne sait rien du tout, il n’est qu’une immonde et purulente boule de feu comme il y en a des milliards dans le cosmos ! Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’il a inventé la poudre alors qu’il n’est même pas capable d’avoir inventé le fil à couper le beurre !

Il ne sait même pas non plus pourquoi ça se passe comme ça, et quoi qu’on dise, il ne tire aucun plaisir à faire ce qu’il fait, il ignore le sens de sa présence et de ce fait, en provoquant notre éclosion, il nous fourgue en même temps dans la confusion, nous plonge dans les mêmes ignorances, et suscite un même questionnement avec absence de réponse !

Merde au soleil, à ses colères de sale gosse, à son enfer bon marché, à sa déliquescence, à sa décrépitude, à son dégorgement malfaisant, à ses débordements bordéliques et à  la fatuité de son outrecuidance !

A pa peur ?

Image: 
25 février 2018

L'Autre Moi

Je suis le sosie de quelqu’un, mais de qui ? J’ai cru un certain temps que je ressemblais à mon père ou un de mes frères…L’époque étant à l’ambigüité, je me suis même comparé aux femmes, à certaines femmes, à commencer par ma mère…mais finalement je n’y ai décelé aucune ressemblance, à part les rides ! J’ai cherché aussi des correspondances chez les hommes célèbres mais je n’ai encore trouvé personne… quoique j’aurais aimé ressembler à Delon, le talent en plus…Mieux : à Freud !!! J’imaginais la rencontre :

_Ô mon cher Sigismund, que je suis heureux ! Vous rencontrer est un honneur…Dites-moi, je suis curieux : comment ça se passe au ciel avec Dieu (le père) ?

_Vous pouvez dire Sigmund…Ca se passe très bien, merci…Je me réjouis d’avoir trouvé la façon de régler définitivement mon Œdipe…Ne soyez pas surpris : Je plaisantai !

_Aah, l’humour juif…Si j’osais…tant pis, je me lance : j’aimerais que vous parliez justement de l’Œdipe !

_Hihihi ! C’est bien, il faut oser…Voyez-vous, l’Œdipe, c’est très simple et très compliqué : le petit d’homme (garçon ou fille) au fur et à mesure de sa croissance, n’a qu’une idée (inconsciente) en tête, c’est de prendre la place du père pour s’unir à sa mère…mais le père est un barrage infranchissable, (l’inceste, c’est tabou) !!!...Dès lors, s’il ne se débarrasse pas de cette idée, il sera jusqu’à sa mort, déchiré par ce choix difficile : accepter la loi du père (et donc renoncer à coucher avec sa mère) ou essayer de forcer le passage, combattre le père, et continuer de rêver à l’inaccessible…..

_Mais pour vous ? …ça s’est réglé comment avec Dieu (le père)

_Bof…on s’est tout de suite tutoyé…et depuis lors, ça baigne…

_Oui mais… l’Œdipe ?

_Ahah !!!...ça vous travaille on dirait…Savez-vous que beaucoup d’hommes trainent cette question durant de longues années comme un véritable fardeau…tout en refusant absolument d’être le vivant portrait de leur géniteur

_Comme un sosie ?

_Pas vraiment…ces hommes ne sont jamais satisfaits de leur papa ! Alors ils en inventent d’autres, des héros à qui ils voudraient s’identifier !...sans doute pour mieux les jeter aux orties plus tard !...Ce qui est curieux c’est qu’ils n’acceptent leur père légitime que s’il est amoindri : atteint d’Altzeimer, alcoolique, trafiquant, chômeur…certains d’entre eux, se tournent vers l’homosexualité, ils se découvre un sosie comme vous le suggériez tout à l’heure…mais inconsciemment, c’est toujours l’image du père servi à toutes les sauces, qui est omniprésente…

Ca me travaille m’a dit le grand homme…

Alors j’ai procédé par élimination : j’ai refusé l’éventualité de ressembler à Charles Michel ou à Jan Jambon, à Poutine, à Trump ou à Bachar Al Assad…et ne parlons même pas de Bart ou de Marine…

J’ai éliminé aussi tous ceux qui ont la peau foncée, les yeux bridés, le menton en galoche, le poil roux, la calvitie, le cou de taureau, ceux de plus d’un mètre quatre-vingt et de moins d’un mètre trente. Mais j’ai été pris de remords ! On ne sait jamais avec les gènes, ça peut revenir au bout de trente-sept générations…je pourrais très bien être le sosie en négatif d’un africain négroïde !...Et si on me retourne comme un gant, je suis peut-être le sosie d’un Gengis Khan, d’un M       ao,ou encore d’un Socrate !!! Ou de n’importe qui…peut-être bien de Jésus-Christ ?

Bon je continue à chercher, tout en sachant pertinemment que je ne ressemble qu’à moi-même…et dans mon for intérieur, plane le doux espoir qu’il y a, quelque part, quelqu’un qui découvrira qu’il me ressemble !

Petit homme, reconnais-le : tu ne connais de toi que ton propre reflet, ton image spéculaire, ton double, le duplicata de ta propre apparence.

En vain, tu cries au secours dans l’immensité sidérale, là où aucun mot n’existe pour t’y accrocher.

Mais si tu écoutes attentivement, tu entendras: « j’ai froid, j’ai faim, je suis seul, personne ne m’aime » et tu te demanderas d’où ça provient…

Sache que c’est bien toi qui a prononcé ces mots qui te reviennent dans la figure comme une gifle. Que tu le veuilles ou non !

Tant pis. Inculte et ignorant, tu mourras debout. Tu te tiendras planté sur une terrasse au sommet d’une colline et tu regarderas vers l’est. Dans la clarté encore incertaine de l’aube naissante, tu verras le soleil apparaitre encore une fois, là-bas au loin. Tu le verras s’élever dans l’azur. En attendant qu’il réchauffe ta carcasse, tu te remémoreras les événements qui ont jalonnés ta vie. Tu auras la vision paradisiaque de ta petite enfance, les soins attentifs d’une mère que, bien plus tard, tu accuseras d’être responsable de tes déficiences. Tu reverras ton père, monstre tonitruant et colérique, distribuant des baffes à la volée. Tu revivras à la vitesse d’un millionième de seconde, les relations conflictuelles entre tes frères et sœurs. Mais tu reverras aussi les vacances d’été, à la campagne, et tu auras en bouche, la réminiscence du goût de la mousse du lait écrémé sortant de la centrifugeuse que tu allais chercher à la ferme voisine et qui, mélangée à du sucre, constituait le repas du soir.

Dans l’immédiat, tu fais une fixation sur une date ; le 22 du 2 de l’an 2022 ! Ce jour là, c’est certain, ce sera la dernière seconde, la dernière minute, la dernière heure, le dernier fichu soleil levant dont tu apprécieras une dernière fois la chaleur bienfaisante sur ton corps décrépi…sans parvenir toutefois à le réchauffer. A quoi bon ? Tout le monde le dit : on sait quand on meurt et tu sais que tu mourras dans la journée. Des larmes de rage couleront sur ton visage empruntant les sillons des rides. Tu n’auras même plus de quoi grincer des dents. Tu n’auras même plus la force d’éructer une insulte envers cette farce à mener par tous. Tu mettras toute ton énergie à rester debout, face à l’Orient.

Malgré les nombreuses traces que tu auras laissées, tu sauras (tu le sais déjà), que tu t’es bercé d’illusions. L’Art, que tu as porté au pinacle, que tu as cru lanterne, n’est que vessie. Ensuite, dans un dernier éclair de lucidité, t’apparaitra encore une fois dans toute son horreur, l’inutilité de la présence de l’humanité sur terre. Mais bon, a pa peur…

 

Image: 
12 février 2018

pour faire les courses

Comme presque tous les jours, ça commence le matin, au petit lever.

Les rideaux fermés ne laissent passer qu’une lumière parcimonieuse qui n’éclaire rien du tout. Oui d’accord, ce n’est plus la noirceur de la nuit, tempérée parfois par la clarté de la lune et des étoiles, non tout ça a disparu. Il y a une pénombre glaciale qui n’incite guère à rejeter les couvertures et à ouvrir les rideaux.

On distingue  les objets habituels légèrement floutés, et presque sans coloration ; tout ça reste indistinct, et même en chaussant les lunettes, lesquelles devraient préciser les contours, on est dans l’ouate, un oreiller sur la bouche, et si on voulait crier, ça serait inaudible, alors on ne crie pas…

Une espèce de malaise plane, inaudible lui aussi, qui pourrait être submergé par le boucan d’enfer des camions de la voirie que laisse passer la fenêtre entr’ouverte. Le malaise, qui se bloque aux triples vitrages, épaissit l’air ambiant. Après, l’érection matinale, a-t-on  eu une prise de conscience ce matin, de ce malaise d’être mal à l’aise, de cette sensation qui s’insinue dans les articulations, passe dans les membres et débouche souvent dans les intestins ?  C’est alors aussi que ça peut remonter,  et que ça revient dans la bouche. Alors on a le goût de quelque chose que l’estomac n’a pas aimé. Ca doit venir de la veille au soir, ou même avant, au petit « quatre heure », quand la tartine au fromage blanc séché ou à la vieille marmelade d’orange du Lidl, n’offrait aux papilles qu’un arrière goùt de moisi. 

Le chauffage dans un sursaut, vient à peine de se mettre en marche. Cet abruti obéit aux ordres thermostatiens d’une ponctualité imbécile alors qu’il fait un froid de canard partout dans la maison.

Le malaise vire à l’inquiétude. Y a-t-il encore assez de carburant dans la cuve ? Les manettes des radiateurs sont-elles sur trois ? A combien est le mazout de chauffage? Et la fenêtre de la chambre du dessus est-elle fermées correctement ?

L’ignorance des réponses renforce l’inquiétude qui passe au niveau 4. Monseigneur Lainternet du Péssé fait sa mijaurée et traine avant de se mettre à fonctionner presque normalement. Mais là aussi les réponses se dissolvent, flottent à la surface d’une soupe d’infos qui ne sent pas la bonne nouvelle. Elle ressemble de plus en plus à une bouillie qui s’épaissit à force d’évaporation. Les précisions s’altèrent, les angles s’arrondissent, les nouvelles s’amollissent, et pour avoir du publiable, on réchauffe une ènième fois. Certes, on peut crocheter dans le tas et parfois, retirer une perle…mais en général, il s’avère que ce n’est qu’un vieux noyau de cerise.

A propos, la plante verte aux larges feuilles grasses, celle qu’on n’arrose presque jamais, a accumulé la poussière sans le vouloir et aimerait bien se secouer le « parenchyme palissadique » pour effectuer une photosynthèse politiquement correcte au moins une fois sur l’année…elle aimerait tant conserver ce teint de cadavre luisant utilisé abondamment dans les films d’horreur.

Bon, faut y aller. Le moteur démarre au ¼ de tour et prend son temps pour atteindre sa température  ad hoc.

Le damar est direct sur la peau, le pull au col roulé viens par dessus, celui aux grosses mailles mi-laines/mi-synthétique couvre le tout, vient ensuite l’écharpe « pura lana », qui tient lieu de filtre aux inquiétants malaises qui cherchent à nous apitoyer en miaulant… la suite, c’est la veste rembourrée, dont la glissière se ferme aux revendications des sans papiers, elle s’enfile sans réfléchir aux bonnes intentions glapissantes qu’on ne prend jamais pour faire les courses au carrefour.

A pa peur, ma vieille, on y va.

 

Image: 

Pages

entreleslignes.be ®2018 design by TWINN