semaine 48
Portrait de Robert Lemaire
A PA PEUR

Rubrique braqueuse d'un dé-traqueur de mots

Le 07 novembre 2022

 

Aï-aie aie!, amis et amies d'Entre les lignes, est-ce que les goûts et les couleurs se discutent ou ne se discutent pas? Ne répondez pas tous ensemble! 
Bon, mais alors, autre question: la couleur de l'ambre est-elle en rapport avec la couleur de l'automne? Est-ce que la richesse supposée de ce minéral qui n'en est pas un, est en rapport avec les supposées richesses des couleurs que nous offre cette saison au cours de laquelle la froidure nous oblige à nous couvrir de duvets de plus en plus épais...étant donné la chèreté des moyens de chauffage fossile? Et bien? je n'entends toujours pas votre réponse! 
Bon alors, sans attendre, moi je dis:  oui!...! Oui, je dis oui! moi j'y vois des rapports que d'autres ne décèlent peut-être pas! D'autre part, à propos de minéraux, cette richesse minérale qu'est le gaz extrait des profondeurs terrestres, ne tient-elle pas en ce qu'elle peut et doit nous réchauffer?...et nous éclairer!... afin que nous puissions guider nos pas dans l'obscurité, je dirai même dans l'obscurantisme!!!...et peut-être alors, nous révéler un avenir meilleur.....
Souvenons-nous aussi avec nostalgie, de l'éclairage publique, amis des becs de gaz, et rappelons-nous aussi, qu'il y a une bonne grosse centaine d'années, le métier d'allumeur de réverbère avait une certaine grandeur, une solennité, une importance que le service public à l'époque, très organisé, fut qu'il fut révélateur d'une gouvernance attentionnée, respectueuse de ses concitoyens...Mais attention, il y a un revers à la médaille: le gaz, cette substance volatile à l'odeur douçeâtre, n'était pas et ne l'est toujours pas, sans posséder un certain danger! C'est qu'il faut faire très attention à colmater les fuites si l'on en décèle une!... et à bien refermer le robinet pour ne pas s'envoyer ad-patrès après l'avoir respiré trop profondément? Et je ne compte pas le danger de sa flamme quand on a oublié d'éteindre le four lequel peut être à l'origine d'incendie difficilement maitrisable, celle qui vous ferait retrouver en liquette, contemplant les ruines de votre appartement, voire de votre maison même, dévastée par le feu de votre négligence!!!!!!
Oh lala.....La fin d'une histoire n'est-elle pas le début d'une autre? La fin justifie-t-elle les moyens? Ne faut-il pas mourir pour renaitre? Voyez ce bout de chou là, 6 mois à peine, qui vagit, impatient d'avoir le bout du sein de sa mère entre ses lèvres, n'est-il pas la continuïté de cet autre-lui, cet autre-moi, donc vous ou moi , amis des belles histoires qui finissent bien..... alors, que ce soit vous ou moi, quelque soit l'intensité de notre regard attendri, déroulons à toute vitesse le rouleau de notre passé, depuis la prime jeunesse jusqu'à ce jour d'aujourd'hui où, ô bonheur, un de nos enfants nous fait le cadeau d'avoir un petit-fils? Ha!!! On croit toujours que quand c'est fini, c'est fini! Qu'il n'y a plus grand chose après, plus grand chose à espérer, plus grand chose qui procure du plaisir, plus grand chose qui pourrait justifier un certain retour de flamme, celle-là justement qui nous aurait consumé jusqu'à l'os parce qu'on aurait oublié de fermer le gaz du four de la cuisinière...Certes, nous disparaitrons, nous retournerons à la terre, qui de nourricière deviendra notre dernière demeure, mais qui nous accueillera sans le frémissemenr d'un sanglot, même jusqu'à 6 pieds de profondeur! Courage donc, amis et amies des nécropoles, ne crachons pas sur nos tombes mais crachons dans nos mains, empoignons nos pelles et... creusons!!!
Mais peut-être qu'à force de creuser on va découvrir un trésor, qui sait? Qu'importe qu'il soit en pièces d'or ou d'argent? Du momment qu'il représente une valeur à nos yeux!... d'ailleurs, on pourrait tomber sur un os, genre métatarse de plésiosaure à queue courte, ou encore un artefact exceptionnel provenant d'une civilisation disparue depuis des milliers d'années dont on ne soupçonnait même pas l'existence et qui mettrait dans le pétrin bon nombre de chercheurs, vu que ces scientifiques-là affirment péremptoirement (et continuent d'affirmer) qu'au delà d'un certain nombre de siècles, l'homme n'aurait pu exister, et donc, ipso facto n'existait pas encore! Bon d'accord, je veux bien, notre espèce, celle des hominidés n'existait peut-être pas, mais qui sait si une autre espèce, différente de la nôtre, mais aussi aussi intelligente ne se serait pas éteinte au profit des hominidés que nous sommes? 
Hola! Voila une affirmation bien péremptoire, que dis-je, une thèse fragile, osée et dangereuse par ce qu'elle a de dogmatique!
Oui d'accord, l'être humain est remarquable par son audace, on n'en doute pas, mais alors que dire de ce supposé géant qui nous aurait précédé dans l'évolution: il aurait avoisiné une taille voisine de 23 mètres et une carrure de 13 (le reste à l'avenant...) Le mythe prétend qu'il capturait l'iguanodon à main nue et que, rien que pour le plaisir d'une foule de spectateurs  ébahis en des arènes gigantesques, ils se battaient contre ces monstres écaillés, brontosaures ou ptérodactyles!  Certes la fin du combat se terminait par la mise à mort de la bête devant ces milliers de spectateurs et spectatrices  enthousiastes! Ôôôlé...Ce qui n'a pas empêché leurs disparitions en même temps que  les dinosauriens bien entendu, à la suite de cette percussion cataclysmique d'un ou de météores géants du coté du Yucatan, faut-il le rappeler!...J'imagine très bien que cette espèce d'abrutisaurus, cette race de géants qui nous a précédé, se reproduisait gaiement comme tout un chacun, sans aucune pudeur et sans souci du qu'en dira-t-on, en des bachanales orgies et participait aussi, dans la foulée, à des compétitions à qui aurait la plus grosse, la plus longue ou parfois même la plus petite!!! Il s'agissait de leur langues, bien sur, qu'ils avaient dit-on bien pendues...mais qu'est-ce que vous alliez vous imaginer? Bien entendu, le jury qui  appréciait les outils proposés, n'était composé que de femelles très informées et très exigentes, car elles étaient hors concours d'office, puisque c'étaient elles qui en avaient la plus longues, la plus prolixes, la plus acérées!...( surtout qu'on ne m'accuse pas d'antiféministe primaire...)...
A ce propos, misère de misère, que de dispositions inadéquates ne nous ferait-on pas admettre lorsque, pour justifier la désinence d'une contrariété langagière, les conséquences de notre volonté de survie si on ne trouve pas la réponse, deviennent de plus en plus difficile à respecter! Je vous donne un exemple : Qu'est-ce donc par exemple, le masculin de "une rouflaquette" sinon un rouflaquet! Que penser de l'appellation "Estomac" quand on écrit "estomaquée", c.a.d. de le verbaliser en un estomaquer surprenant! Non, mes amis et ami-es, pour être féministe jusqu'à la moelle et sans être paternaliste, ne soyons pas d'une exigeante exigeance et d'ajouter des désinences absurdes et stupéfiantes au point de proclamer à la ronde que l'amateur deviendrait amatrice si c'est une femme, comme si en inscrivant cette triste  "trice" on respecterait l'autre moitié d'un monde enfin dévoilé!
Non mais dites-donc, à propos de féminisme permettez-moi de citer l'académicien Jean-François Revel, qui nous dit ceci : 

"La querelle actuelle découle de ce fait très simple qu’il n’existe pas en français de genre neutre comme en possèdent le grec, le latin et l’allemand. Leur genre n’a rien à voir avec le sexe de la personne qu’ils concernent, laquelle peut être un homme.
Certains mots sont précédés d’articles féminins ou masculins sans que ces genres impliquent que les qualités, charges ou talents correspondants appartiennent à un sexe plutôt qu’à l’autre. On dit: «Madame de Sévigné est un grand "écrivain"» et «Rémy de Goumont est "une plume" brillante». 
Certains substantifs se féminisent tout naturellement : une pianiste, avocate, chanteuse, directrice, actrice, papesse, doctoresse. Mais une dame ministresse, proviseuse, médecine, gardienne des Sceaux, officière ou commandeuse de la Légion d’Honneur contrevient soit à la clarté, soit à l’esthétique, sans que remarquer cet inconvénient puisse être imputé à l’antiféminisme
Si on veut servir le français, on ferait mieux de veiller d’abord à ce qu’on l’enseigne en classe, ensuite à ce que l’audiovisuel public, n’accumule pas à longueur de soirées les faux sens, solécismes, impropriétés, barbarismes et cuirs qui, pénétrant dans le crâne des gosses, achèvent de rendre impossible la tâche des enseignants. Certains ont trouvé le sésame démagogique de cette opération magique: faire avancer le féminin faute d’avoir fait avancer... les femmes."

Oui, amis et amies, tenons-nous la main, resserons les rangs! Avançons et pénétrons sans aucune retenue, dans la critique et dans la défense d'un féminisme réfléchi, qui s'abstiendrait de ridiculiser le genre et qui, au contraire, lui donnerait des lettres de noblesse! Mais c'est sans compter sur les cornichonneries des coupeurs de cheveux en sept, lesquels pourraient mourir du ridicule sans s'en  apercevoir en inventant des appellations  du genre "c'est une boute-en-traine....."!!! 
Allons! Respirons à fond et entamons sans arrière-pensée, le grand-air du 3ième acte, celui qui met en valeur le talent incontesté et incontestable de la diva qui, sans efforts apparents, se lance dans des appogiatures bouleversantes...
Les larmes nous viennent aux yeux quand la maîtrise d'une soprano-colorature nous fait percevoir la complexité de la succession de hauteurs de sons différentes que nous n'aurions même pas pu imaginer...On peut (et on doit) la remercier de l'effort qu'elle a du produire pour arriver à ses (ces) fins, car ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir la possibilité de réaliser et de nous faire ressentir la complexité de ces performances...
Aaah, quelle beauté que ces chants alléchants du bel canto, la vibration vibratoire du contre-ut, et puis aussi, n'oublions pas les extraordinaires voix du contre-ténor et de la haute-contre! Si, si on dit "la" haute-contre.....Ah, bon, j'ai compris et je crois vous ne voyez pas la différence!!! Je m'en va éclairer votre lanterne, et pas au gaz de schiste:
 En une phrase : la différence est très simple  : la haute-contre est un ténor aigu (avec voix mixte), tandis que le contre-ténor est un falsettiste, c'est à dire un "fausset"!
Le contre-ténor  est donc un chanteur qui utilise la voix de fausset (également appelée  voix de tête). On peut dire aussi dire  falsettiste, qui a l'avantage de la clarté... Ce chanteur peut être à l'origine ténor ou baryton, peu importe.
Mais attention, les castrats  avaient une voix plus puissante, plus proche de la voix de femme, et ne chantaient pas forcément en fausset ...Cependant, la haute-contre  est un ténor, vraiment un ténor. Un ténor qui a une tessiture assez élevée et un timbre assez doux. Il doit aussi savoir utiliser la voix mixte c'est à dire un mélange de voix de poitrine et de voix de tête.
Voilà, vous savez tout, ou presque, et j'avoue modestement que, moi non plus, j'ignorais ces différences, et c'est pourquoi, face à nos ignorances, je me suis renseigné...Merci monsieur Inter-Net..." ...et le féminin d 'Internet, c'est quoi? ..."Internénette" bien entendu...
  Pour terminer amis lecteurs et lectrices de mes billets d'humeur, (sans oublier tous les martiens attentifs recevant Google sur la planète Mars, grace aux hyper-satellites et au télescope Hubble), chers attentifs et chères attentives aux informations nombreuses qui nous assaillent à  chaque heure du jour et de la nuit, aux minutes particulièrement relatives aux événements curieux contenant certains faits incongrus mais importants, mais aussi parfois même pas du tout.....Qui que vous soyez donc, afin de terrminer en beauté cette rubrique à mettre entre toutes les mains, martiennes ou pas,  (on n'exclut personne), je voudrais vous signifier ma gratitude : merci de l'attention pas vraiment évidente que vous avez pour apprécier ces écrits très spéciaux, pas seulement moi, mais aussi les autres, des écrits qu'on va peut-être nommés "Ecrits libres" l'année prochaine, et  qui jalonneront la vie de tout un chacun et qui, très souvent nous plongeront encore une fois dans des abîmes de réflexions, dans des monceaux de questions sans réponses et dans une infinité d'interrogations aberrantes, absurdes si pas absconses ! Merci donc, encore une fois d'être là, pas vraiment nombreux (encore que)... 
Mais ce qui comptent, c'est votre oeil acéré (sic), qui gère la qualité de votre lecture interprétative (interprétante?) liée à votre sens critique!
... de tout ça: a pa peur 


 


 

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