semaine 19
Portrait de WICH
blog de WICH

Meurtre de Sarah Halimi : comprendre avant tout ?!

Le 01 mai 2021

Il était une fois à Marseille un homme sous l'influence de produits psychotropes qui a pénétré dans l'appartement de sa voisine, qui l'a menacé de mort, qui a défenestré son chien et qui s'est retrouvé condamné à un an de prison ferme (pour le chien, c'est un acte de cruauté).

Il était une autre fois à Paris, un homme sous l'influence de produits psychotropes qui a pénétré dans l'appartement de sa voisine juive, qui l'a torturée, qui l'a défenestrée en criant Allah Akbar et qui se retrouve aujourd'hui libre (presque, il est interné dans un hôpital fermé jusqu'à son sevrage)

Chercher l'erreur ? Pop pop pop ! Taisez-vous mécréants, la France est un état de droit. En quoi ces deux affaires sont-elles différentes au regard de la justice :

L'article 122-1 du Code pénal impose de ne pas juger les personnes dont le discernement serait "aboli" au moment des faits. Pour déterminer si un "trouble psychique" a effectivement conduit à une telle "abolition", le juge peut s’appuyer sur des expertises psychiatriques et la jurisprudence. Lorsque l’abolition est reconnue, il n’y a pas de procès. Il en va différemment si l’accusé a connu non pas une abolition mais une "altération" du discernement, un qualificatif qui maintient la responsabilité de la personne. La distinction entre les deux termes est fine, mais importante : un procès doit ici avoir lieu. Là encore, c’est aux experts et à la jurisprudence d’éclairer la décision du juge.

Alors, si vous avez un jour l'envie de passer vos nerfs en jetant vos boucs émissaires par la fenêtre, faite en sorte que ça soit votre état psychique ou neuropsychique qui aurait aboli et non pas altéré votre discernement ou le contrôle de vos actes.

Aussi, compte tenu de l'arrêt prononcé par la Cour de cassation, comment ne pas être étonné des commentaires et manifestations, surtout provenant d'associations de lutte contre l'antisémitisme. Sous le coup de cette opinion publique et de son émotion, comme celle d'un maréchal Pétain à chaque fête des mères (bien sûr on a fait du chemin depuis Vichy, à l'époque on offrait des primes au logement lorsqu'on défenestrait un juif), le Président Cémoiquifaitou de la République, garant de nos institutions et de l'indépendance de l'autorité judiciaire s'est emparé de cette triste affaire, pour nous imposer une loi sur la responsabilité pénale en cas de consommation de drogue.

Pop pop pop !  Mais qu'elle est donc cette chambre criminelle, orgueilleuse, qui s'élève ainsi au-dessus de la vox populi et du pouvoir central.

La justice n'était-elle pas plus facile à comprendre à l'époque de Jean de la Fontaine : Selon que votre discernement aura été "aboli" ou "altéré" les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Wich

Image: 

© WICH

Mots-clés

entreleslignes.be ®2021 designed by TWINN Abonnez-vous !