semaine 23

Bonne année 2022

Edito par Jean Rebuffat, le 18 décembre 2020

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Pour limiter une pandémie, on sait depuis deux siècles que la quarantaine - version moderne, la distanciation sociale - est une nécessité. Le père Noël 2020 vit avec son siècle... Dessin © Jean-Claude Salemi

Une drôle d'année se termine. Oh, elle n'avait pas si mal commencé. Le 31 décembre 2019, il n'y avait guère qu'à Wuhan où une certaine angoisse naissait. Personne, le champagne à la main, n'imaginait ce qui allait se passer. L'avantage des catastrophes qui nous surprennent, c'est qu'on ne sait pas quand elles commencent mais qu'on sait quand elles vont finir. Pour être lucide, on peut espérer que la première vraie pandémie du XXIème siècle aura été vaincue dans un an... mais on doit admettre que 2021 sera une année de transition. La troisième vague guette. Curieux virus! Il a quelque chose de l'anguille. Dès que l'on pense avoir compris comment il fonctionnait, il s'échappe des prévisions et c'est toujours pire que le pire envisagé. Qui, début février 2020, n'a pas été stupéfait quand l'Italie a commencé à timidement confiner? Quoi! Cela n'était donc pas qu'un virus chinois! La décrue venue et l'été avec lui (a posteriori, on peut se réjouir que le printemps ait été si chaud...), partout, on a entendu le même discours, que le pouvoir soit à gauche, à droite ou au centre: un second confinement? Jamais! Nous y sommes et la deuxième vague a d'autant plus été méchante que la première fut bien endiguée. Des pays montrés en exemple pour leur sage gestion de la première offensive se trouvent dans la tourmente. Indifférent aux fêtes de fin d'année, le Sars-Cov-2 aligne des chiffres impressionnants, démentant l'espérance générale d'un allègement vacancier qui aurait permis dindes, chapons et ski, boudins, arbres de Noël et réunions familiales.

Car la troisième vague, pernicieuse, n'est plus impossible, n'est même plus improbable.

L'immunité collective est la seule garantie réelle. Elle ne peut être atteinte que de deux façons: par la maladie ou par la vaccination. Celle-ci s'annonce mais il faudra plusieurs mois, et encore, sous la condition qu'elle soit majoritairement acceptée, pour embêter ce virus bizarre qui est aussi une loterie, multipliant les victimes mais épargnant énormément d'asymptomatiques.

Dans ces conditions, j'ai presque envie d'écrire: je vous souhaite une bonne année 2022.

 

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