semaine 39

Le paradoxe des réfractaires

Edito par Jean Rebuffat, le 21 mai 2021

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La demande de tests payants nécessaires pour voyager bat son plein. Photo © JFHanssens

Le mois de juin s’annonce et avec lui se profile la perspective des vacances dopée par les assouplissements prévus aux restrictions covid et facilités par l’avancement de la vaccination qui laisse en espérer d’autres. Certes la situation est-elle encore extrêmement fragile et le nouveau glissement partiel de la Grèce en zone rouge en est un exemple – mais la soif d’évasion est grande.

En témoigne l’efflorescence printanière de la demande de tests voyage qui provoque des files dans les centres. La plupart des pays européens, faute du passeport santé que l’Union européenne essaie de mettre en place, ont des exigences plus ou moins grandes quant à l’état de santé des voyageurs. Cependant ces divergences risquent de créer une concurrence entre les différents pays, surtout entre ceux pour lesquels le tourisme est une ressource essentielle, exactement selon le même principe qui prévaut, hélas, en matières fiscale et financière. Là est le danger car on sait que si probablement le virus n’aime pas trop la chaleur, il raffole des mouvements de population et des rassemblements de foule.

En fait, une course de vitesse est engagée entre l’immunité collective et la possible quatrième vague. L’immunité collective dépend principalement de deux facteurs : la vaccination et la guérison. Mais plus les choses vont, plus il est clair qu’il restera une frange réfractaire au vaccin, et donc qu’il faudra apprendre à vivre avec cette nouvelle maladie. Comme avec la grippe. Conséquence : on accorde collectivement une belle rente à l’industrie pharmaceutique, paradoxe découlant de l’opinion selon laquelle la pandémie n’est faite que pour enrichir Big Pharma. Une épidémie saisonnière est bien plus rentable puisqu'elle revient aussi sûrement que le soleil se lève...

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