semaine 32

Devoir de vacances

Edito par Jean Rebuffat

Les pieds dans l'eau, dans un endroit qui ne serait pas suroccupé, qu'est-ce qui empêche de réfléchir? Photo © Jean-Frédéric Hanssens

À l’heure où l’Europe de l’ouest part en vacances, nous compris, il n’est pas inutile de penser déjà à la rentrée car en fait, rien n’est réglé et tout va reprendre après la parenthèse, de quelque côté que l’on se place. On sent comme une crispation générale qui finirait bien par déboucher sur quelque chose, mais sur quoi?

Le mot majeur des années 20 est certainement mécontentement. Même les hôteliers et restaurateurs, tenanciers de camping et autres loueurs de matériel pour vacanciers, sociétés de transport ou organisateurs de festival, grands bénéficiaires de l’actuelle soif de souffler, se plaignent: pas de saisonniers, menaces climatiques, grèves soutenues… Ajoutons-y, pour tous, le retour du coronavirus, l’inflation et le prix de l’énergie, le total est élevé et le constat, facile à faire. Ce qui l’est moins, ce n’est même pas trouver des solutions, c’est de réfléchir à la façon dont l’humanité va accepter de les appliquer. Au bord de l’eau et l’esprit libre, un bon exercice de vacances!

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