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En collaboration avec les Presses Universitaires de Bruxelles

La caracole, tout un symbole

Question d'optique par Jean-Frédéric Hanssens, le 24 mai 2018

C'était ce mardi 22 en soirée à Gougnies, lors de la "caracole" qui marque la fin inéluctable du long weekend de pentecôte dans le cadre des Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse.
Benoît Gaspar, qui fut journaliste au Soir, Marcheur et Sapeur jusqu'il y a peu et ancien animateur du site gougnie.be nous parle de cet événement folklorique de tradition festive. "Les décharges des fusils se font dans le plus grand désordre, mais toujours sous l'œil discret et attentif des gradés. Les marcheurs remontent désordonnés vers la place de Gougnies. Les tirs se font de plus en plus présents puis cessent brusquement. Les tirs laissant la place aux fifres et aux tambours qui bientôt s'estompent eux aussi quand "le mort" de l'année, symbolisant la fin de la Pentecôte, est transporté puis déposé avant d'être relevé et ressuscité, symbolisant ainsi la nouvelle Pentecôte de l'an prochain. Le tambour-major lui transmet alors sa canne.
Cette symbolique du mort ramené à la vie par ceux qui l'entourent, marquant ainsi une promesse d'avenir, remonte loin dans le temps. Elle est très proche des rites païens des feux de la Saint-Jean qui, au cœur de l'hiver, appellent déjà le printemps.
De même, « enterrer » un marcheur, loin de se moquer de lui, revient à le charger d'assurer la pérennité de la tradition. Nous sommes bien loin d'une grossière gaudriole."



Photos Jean-Frédéric Hanssens









photos: 

Reportage photographique © Jean-Frédéric Hanssens

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