semaine 46
Portrait de Robert Lemaire
A PA PEUR

L'homo gai

Le 24 septembre 2018

Le désir de l’Autre L’homosexualité est une réalité (un problème pour certain) aussi ancienne que l’humanité. La théorie de l’évolution a démontré qu’il y a eu, au cours des milliers d’années, des mutations petites ou grandes dans tous les genres vivants de la planète. Pour que l’être vivant puisse évoluer (que ce soit en bien ou en mal mais on ne sait pas si c’est en bien ou en mal), cette chose vivante, et donc mortelle, doit se reproduire, se dupliquer, transmettre ses gènes aux suivants, à sa descendance. C’est un fait acquis, incontestable. Les espèces sont nombreuses et ne pratiquent pas la/les même/s technique/s de reproduction ou de transmission des gènes. Chez l’espèce humaine, comme dans bien d’autres espèces, c’est le mâle qui dépose sa petite graine chez la femelle. Pour ce faire, il faut qu’il soit poussé par une force irrésistible : le mâle est attiré par la femelle qui elle-même est attirée par le mâle. Mais le désir de l’autre (désirer l’autre) est parfois et même souvent, soumis à des tirs de barrage qui empêchent la copulation. Ce désir, en effet, existe, même en dehors de la présence de l’autre. On a vu des éléphants se masturber avec leur trompe ou des cerfs tenter de faire la même chose en frottant leur pénis sur un tronc d’arbre abattu, ceci en période de rut. Le désir sexuel est si fort qu’il prend parfois des chemins extrêmement détournés pour parvenir à ses fins. L’espèce humaine n’y échappe pas, mais ces périodes varient et fluctuent au gré de l’ovulation de la femelle (chez la lionne, elle ovule au moment de l’accouplement). L’être humain mâle, en principe, est toujours prêt à saillir la femelle si elle le demande (et même quand elle ne le demande pas…). Le désir du plaisir que procure le coït passe avant le désir de se reproduire, lequel en général est ignoré. Comme le dit Philippe Roth : … est-ce que j’y peux moi si à ma connaissance, rien mais alors rien n’est mis en sommeil, surtout pas la chose quelque soit l’âge de l’homme. La chose a élu domicile dans la chair qui nait dans la chair qui meurt, parce que c’est seulement quand tu baises que tu prend ta revanche sur tous ce que tu détestes et qui te tiens en échec dans la vie, c’est à cet instant que tu es le plus purement vivant, le plus purement toi-même. Ce n’est pas le sexe qui corrompt l’homme, c’est tout le reste ! Nous y voilà : c’est quoi tout le reste ? Je laisse cela à l’appréciation de chacun… Cependant, pour comprendre et admettre l’homosexualité, il faut tenir compte tout d’abord qu’il y en a de plusieurs sortes. Il y en a une qui est même visible à l’œil nu : modification dans les gènes, du genre pilosité différente, traits physiques tirant vers des particularités féminines ou masculines, et aussi malformation des parties génitales. Il y a le cas célèbre de cette gamine aux USA qui est tombée enceinte de ses propres œuvres puisqu’elle avait les 2 fonctions !!! Ces aberrations sont des exceptions. L’autre homosexualité est tout aussi difficile à déceler pour l’observateur extérieur comme pour celui (ou celle) qui cherche sa voie. Difficile à déceler parce qu’elle peut être confondue avec la première et ses différentiations génétiques. Car là, c’est au niveau des neurones, c'est-à-dire au niveau psychologico/ comportemental que ça se passe. Pour comprendre l’être humain et sa complexité, il est nécessaire de comprendre la façon dont le petit d’homme perçoit, reçoit et répète les informations que, en général ses proches parents génèrent, car mâle ou femelle, ce petit d’homme absorbe les mêmes informations, mais réagit différemment selon son sexe, l’inné et l’acquis (voir plus bas) … L’enfant, mâle ou femelle, sort du ventre de la femme préalablement fécondée de la semence de l’homme. C’est la naissance, première étape, nul n’y échappe. La mort sera la dernière, nul n’y échappera non plus ! Entre les deux, il y aura d’autres passages obligés comme le stade anal, oral, morcellement etc. Avant de devenir adulte, le petit d’homme va devoir accomplir certains gestes, certaines fonctions et subir quelques transformations. Ce sera sous l’influence des adultes, ses parents en premier (ou ceux qui se chargent de son éducation) qu’il va faire son apprentissage. L’absence de la présence des 2 parents n’est pas précisément un handicap ; dès le départ, l’enfant ne peut survivre seul, il a besoin des adultes pour s’en sortir, c'est-à-dire pour évoluer et grandir en société, et ainsi acquérir des caractéristiques pour adultes tout en devenant adulte. De ce qu’il aura appris dépendra l’existence de sa descendance. Il faut aussi faire la distinction entre l’acquis et l’inné. On n’apprend pas à téter, ni à déféquer, ni à voir, ni a respirer. Mais on peut apprendre à marcher, à parler, à obéir, à savoir la différence entre le bien et le mal etc etc. C’est inconsciemment qu’il va copier les comportements des adultes les plus proches, qu’il côtoie. Il va aussi copier leurs raisonnements qu’il écoute, assimile et qu’il comprend par le biais du langage que lui auront inculqué ces mêmes adultes de cette culture là. Garçon ou fille, il (l’enfant/bébé) va être attiré en premier lieu par la mère, ou cette femme qui en tient lieu, ou cet adulte qui lui a été très-très proche. Garçon ou fille, l’enfant va la désirer (de manière inconsciente). Là aussi, désirer cet autre là ne s’apprend pas. Mais le père (ou ce qui en tient lieu) est là aussi, omniprésent. Le père peut être n’importe quel individu mâle adulte le plus proche de lui ou d’elle. Mais il /elle doit choisir quel est l’adulte qu’il/elle désire le plus ! La mère est intouchable, elle appartient au père. Alors, prendre la place du père ? Faut-il tuer le père ? Il ne se laissera pas faire puisqu’il détient la loi à laquelle il faut obéir. Faut-il séduire le père et ainsi prendre la place de la mère ? Faut-il les tuer tous les deux et ainsi échapper à cette pression insoutenable ? Mais alors ils n’existeront plus ! Vers qui tourner le regard ? Pour la fille, afin de posséder la mère, elle doit prendre la place du père ; c’est impossible, il ne cédera jamais sa place. Que faire alors ? Séduire le père ? Pour ce faire, elle copie sa mère de tout en tout, pour prendre sa place. C’est impossible aussi, elle non plus ne cédera jamais. La fille ne pourra jamais posséder la mère. Et dans les deux cas, c’est l’inceste, l’interdiction absolue. Vers qui alors va-t-elle se tourner ? Deux possibilités : vers quelqu’un d’extérieur au noyau familial, soit un garçon, soit une fille. En général c’est vers le garçon qu’elle se tourne puisqu’elle est dotée des attributs qui attirent et l’attirent vers le sexe opposé. Mais elle peut aussi choisir de se tourner vers une fille, vers l’aspect féminin qui lui fera croire qu’elle PEUT être sa mère ! C’est la solution du double, aimer son double. Pour le garçon, c’est la même chose sauf que c’est le contraire. Afin de posséder la mère, il doit prendre la place du père qui ne cédera jamais sa place. Va-t-il séduire le père et copier sa mère pour prendre sa place ? La mère ne cédera jamais, le garçon ne pourra jamais posséder la mère puisqu’il y a l’interdiction de l’inceste. Donc, là aussi 2 possibilités : se tourner vers quelqu’un d’extérieur, fille ou garçon. En général, le garçon se tourne vers une fille puisqu’il a les hormones en ce sens. Mais il peut aussi se tourner vers un garçon, ce qui lui fera croire qu’il peut ÊTRE le père ! Etre son double, se doubler et aimer ce double. Cette équation à laquelle chacun est soumis se nomme : l’Œdipe ! Qu’est-ce que l’Œdipe ? C’est un passage obligé pour l’homme comme pour la femme. Quoiqu’en dise ses détracteurs, l’Œdipe est universel. Très souvent on dit « le complexe d’Œdipe », et c’est péjoratif. D’ailleurs Freud, l’inventeur de l’Œdipe, n’a jamais utilisé ce mot « complexe ». Mais rien n’est simple, il y a des nuances, des subtilités, des gradations ; tant et si bien qu’un garçon (ou une fille) peut avoir des liens d’amitiés avec un autre garçon (ou une autre fille) sans être homosexuel(le). Être homo, c’est désirer un être du même sexe ! C’est aussi avoir des rapports sexuels complets avec le même sexe, sans s’occuper de savoir si c’est pour la reproduction ou le plaisir. C’est de l’amour tout simplement. Dans l’immense majorité des cas (99.9%), les garçons comme les filles sont homosexuels à certaines époques de leur vie. Et il est reconnu que tous les humains ont une part féminine et masculine dans leurs gènes. Ce seront les aléas de l’existence qui feront qu’ils (elles) pencheront d’un coté ou l’autre. Ou des deux. Quand un garçon est attiré par un autre garçon, ce n’est pas parce que qu’il est lui un garçon, c’est parce que dans son mental, il y a une part féminine qui l’attire vers le garçon ! Et l’inverse pour une fille : si elle attirée par une fille, c’est parce qu’il y a une part masculine en elle qui l’attire vers la fille ! Je sais que j’aurais des détracteurs qui ne croiront rien de ce que je raconte, mais plutôt que de souffrir de vivre dans l’ignorance, je pense que le fait même d’accepter cette situation soulage immédiatement les remords et la mauvaise conscience que la société judéo-chrétienne nous a imposés. A pa peur, ça va un peu mieux maintenant, mais... Robert Lemaire.

Image: 

Ajouter un commentaire

entreleslignes.be ®2018 design by TWINN