semaine 03
Portrait de Jean-Pol Baras
Les calepins de Jean-Pol Baras

Presse, campagnes électorales et burkini

Le 08 septembre 2016

Une fin de mois d’août chaude, surtout pour les nageuses en burkini et pour les médias français échaudés par le début de la campagne présidentielle.

Lundi 22 août

 Projet de livre. Ça s’est passé un dimanche, chantait jadis Maurice Chevalier en reprenant le refrain du texte éponyme créé par Georges Van Parys. Ce pourrait constituer le titre d’un ouvrage à caractère historique par lequel on découvrirait que nécessité fait toujours loi. Le célèbre médiéviste Georges Duby (1919 – 1996) avait, en 1973, consacré un livre à la Bataille de Bouvines qui, selon lui, avait amorcé pour la France un statut de grande puissance grâce à la victoire de Philippe-Auguste sur les troupes d’Otton IV renforcées  par la Flandre et l’Angleterre. Le Dimanche de Bouvines commence par un incipit célèbre : « L’année 1214, le 27 juillet tombait un dimanche ». Ainsi, sous la répétition du titre de l’ouvrage dès son entrée, le lecteur ne pouvait plus l’oublier : la bataille de Bouvines eut lieu un dimanche. Pourquoi Georges Duby insista-t-il à ce point sur l’identité du jour ? Parce qu’à l’époque, la chrétienté dominait le monde occidental (c’est-à-dire la petite Europe) et que le dimanche était très respecté, jour du Seigneur, jour de la dernière cène, jour de repos imposé. Cela n’empêcha point Philippe-Auguste, pourtant très dévoué au Vatican, d’engager la boucherie. Tu ne tueras point… L’Histoire regorge d’événements, petits ou grands, qui se déroulèrent un dimanche parce que c’était le moment où ils devaient s’accomplir, parce que la nécessité l’imposait. Il arriva souvent à Israël de passer outre Chabbat ou aux peuples musulmans de négliger Ramadan pour se défendre ou pour s’affirmer. Quant aux Anglais, leur Sunday closed si rigoureusement respecté jusqu’il y a peu avait été oublié, comme on le comprend, pendant les conflits mondiaux. Aujourd’hui, ce sont les commerces qui souhaitent bafouer la signification du dimanche.  Cela reviendrait-il à conclure que l’argent et la société de consommation qu’il engendre sont à notre époque ce que la religion était au 13e siècle ?

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 « Les événements sont comme l’écume de l’histoire, des bulles, grosses ou menues, qui crèvent en surface. » (Georges Duby. Le Dimanche de Bouvines, éd. Gallimard, 1973)

Mardi 23 août

 Á force d’être souvent dans le déni, voici les Américains dans le ni-ni. Ni Trump, ni Clinton. Eh oui, compte tenu de ses frasques verbales et de ses changements de comportements, Donald Trump voit sa cote de popularité s’éroder de plus en plus. Mais bizarrement, les vases communicants sont bouchés. La cote d’Hilary Clinton reste aussi négative. On n’en est pas à choisir entre la peste et le choléra mais manifestement, la candidate n’est pas en train de nourrir le rêve américain. La route est encore longue et les sondages apparaîtront encore par dizaines. Pour l’heure, l’illustration de l’American way of life en est encore au croquis de chevalet.

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 La mise en scène est parfaitement réglée. Hier soir, Nicolas Sarkozy a fait savoir qu’il serait candidat à l’élection présidentielle et qu’il passerait par le stade des primaires. On peut donc prévoir que le meeting d’après-demain sera grandiose. Ce sera aussi le jour anniversaire de la libération de Paris. Espérons que la vedette de la soirée aura la décence de ne pas se référer au général de Gaulle… Non, au moment de l’écrire, on sait déjà que cet espoir est vain : cet homme est un voyou et - on le sait -, pour parvenir au pouvoir, il ose tout… Du reste, dans son livre Tout pour la France (éd. Plon) qui paraît demain en librairie, il se compare à l’homme de Colombey revenant aux affaires en 1958. C’est dire !...

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 « Il n’y a de réussite qu’à partir de la vérité. » (Charles de Gaulles. Mémoires, éd. Plon, 1959)

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 Les médaillés français des Jeux Olympiques ont été reçus à l’Élysée. Un moment de détente dans les jardins du palais sous un soleil brillant et l’occasion, pas si fréquente, pour François Hollande, de pousser un cocorico. Le président n’a pas voulu exprimer ses félicitations en une longue allocution. La brièveté du propos excluait-elle une allusion cachée ? Hum… Hollande a beaucoup insisté sur le concept de France unie. Tiens ! La France unie, c’était le slogan de François Mitterrand lorsqu’en 1988, il sollicita un second mandat…

Mercredi 24 août

 Alep, théâtre de la guerre civile syrienne depuis trois ans, devient vraiment la ville martyre de ce début de 21e siècle depuis que les combats connaissent une escalade déraisonnable sur fond d’atrocités commises entre les chiites et les sunnites comme jadis les protestants et les catholiques savaient s’en administrer. Le massacre de la Saint-Barthélemy pourrait devenir le meilleur repère à une description des horreurs qui s’accomplissent là-bas. De surcroît, il est désormais de plus en plus périlleux de savoir qui fait quoi, qui est contre qui et qui est avec qui, y compris au niveau des grandes puissances impliquées dans le conflit. Dantesque. Il existe sûrement une voie de salut et de paix, mais on en perçoit  les prémisses tellement brouillées que l’on ne peut s’en remettre qu’au temps. En attendant, plus de trois cents civils aleppins sont déjà morts cet été.  

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 «  Émanciper le musulman de sa religion est le meilleur service qu’on puisse lui rendre. » (Ernest Renan. Discours et conférences, éd. Calmann-Lévy, 1887)

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 Le roi du Maroc Mohammed VI entend incarner la voix de l’islam modéré face au djihadisme. C’est une intention louable, mais au-delà des mots, on voudrait voir quels actes déterminants il compte poser. Ne soyons pas trop sceptiques ni trop exigeants et cultivons la maxime C’est toujours ça de pris…

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 Il faut consulter le site du Figaro pour apprendre qu’aujourd’hui, Léo Ferré aurait eu cent ans. Un comble ! Il est vrai qu’à propos de ce vieil anarchiste, on a plutôt tendance à s’intéresser à la date de son décès (un 14-juillet…) qu’à celle de sa naissance, d’autant que son œuvre reste et restera malgré le temps, Avec le temps… Dans le même registre, on surveillera Le Figaro et la presse en général le 7 septembre prochain, centième anniversaire de Robert Manuel, merveilleux comédien, le meilleur serviteur (et connaisseur) de Molière que le théâtre français ait connu. Et l’on observera d’abord la Comédie française, sa maison comme celle de son idole.

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 « Le bonheur, ça n’est pas grand-chose

C’est du chagrin qui se repose

Alors…

Il ne faut pas le réveiller

 

(Léo Ferré. Le Bonheur, album Avec le temps, 2004)

Jeudi 25 août

 Pourquoi le gouvernement allemand a-t-il adopté un projet de défense civile afin de prévenir les catastrophes de grande ampleur, qu’elles soient climatiques ou d’origine terroriste ? L’opposition a eu beau jeu d’accuser le gouvernement d’alimenter les peurs de la population. Le texte est très rigoureux et précis : les citoyens sont appelés à garder chez eux de quoi s’alimenter pendant une période d’au moins 14 jours soit 5 kilos de pain, de pâtes et de pommes de terre, 5,5 kilos de conserves de légumes, 3,5 kilos de fruits secs et en conserves ; 28 litres d’eau et 2 kilos de poissons et viande en conserves.

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 « Bon appétit messieurs

Ô ministres intègres ! »   (Victor Hugo. Ruy Blas, acte 3, scène 2)

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 Après l’INSEE le 18 août, c’est au tour de Pôle emploi de confirmer une baisse effective du chômage en France, la barre des 10 % étant franchie dans le bon sens. Chacun s’accorde à considérer que cette fois, la courbe statistique est vraiment inversée.

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 « Pourvou qu’ça doure ! » (Laetizia Buonaparte – 1750 – 1836 -,  après le sacre de son fils Napoléon 1er)

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 « Hé, Ho ! Là-haut, calmez-vous ! » s’était écrié Bernard Pivot en regardant le ciel, déplorant qu’en ce début d’année, la liste des décès de personnalités s’accroissait à un rythme désolant. Les disparitions de Delpech, Bowie, Tournier, Scola, Benzoni ou Eco en l’espace de cinquante jours avaient motivé sa prière. Si ça continue, il va devoir réitérer sa supplique. Chaque jour de la semaine a ciré sa nécrologie : Toots Thielemans, Miche Butor et Sonia Rykiel ont fait leurs valises tandis qu’un tremblement de terre au centre de l’Italie a causé la mort de plus de 250 pauvres gens.

Vendredi 26 août

 En 1789, le 26 août tombait un mercredi.

Le mercredi 26 août 1789, réunis en Assemble nationale à Versailles, les Représentants du Peuple français adoptèrent une déclaration dont le premier article est :

 Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

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 Jusqu’à présent, le burkini n’est encore que le sujet du feuilleton un peu balourd de l’été. Ce vêtement de plage, inventé par une modiste australienne, au demeurant élégant, recouvre la totalité du corps, comme une tenue de plongée, à l’exception des pieds et du visage. Bien entendu, c’est la tenue qui convient aux femmes musulmanes désireuses de se baigner. Certains maires de station balnéaire ont pris des arrêtés interdisant le port du burkini sur leurs plages, en l’assimilant à un vêtement de prosélytisme religieux. Le gouvernement est divisé sur la question. Le Premier ministre Valls est même contesté dans sa propre famille politique.  Cet après-midi, le Conseil d’État suspend les arrêtés. Il faut souhaiter que l’excitation frivole n’enflamme pas les esprits et que la proximité de septembre en efface les tensions. Quant à la question du pour et du contre, elle trouve une sagesse de réponse dans la réaction qu’Isabelle Adjani avait confiée la semaine passée au Journal du Dimanche : « Je suis toujours mal  à l’aise quand on veut imposer la liberté à coups d’interdits. »

Samedi 27 août

 Comme lors de la frénésie qui s’était emparée d’une partie de la population française durant la période liée aux débats sur Le mariage pour tous, la presse étrangère ironise à propos des querelles qui naissent autour du burkini. Trop habillée sur la plage, la femme est sanctionnée. Trop nue, elle l’est aussi… Si une religion imposait le nudisme, etc. On imagine combien de dissertations peuvent être rédigées à partir de ces réflexions, dans l’esprit du New York Times, d’El Païs, de La Repubblica ou du Frankfurter algemeine Zeitung… Il y a des jours où Coluche et Desproges manquent terriblement.

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 « Si tu ne digères pas la soutane, ne mange pas le missionnaire. » (Proverbe africain)

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 La firme Alstom a reçu commande de 28 TGV pour couvrir la ligne Boston – Washington (730km). Première livraison : 2021. Faut-il que le matériel français soit performant pour que les Etats-Unis l’achètent ! Et l’on se prend à rêver qu’une ligne de chemin de fer mythique, à l’instar de le célèbre Route 66, traverse les grands espaces du Texas, du Nevada ou d’autres vastes contrées sous la bannière tricolore. On l’appellerait Le La Fayette…

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 Reprise de l’émission  On n’est pas couché de Laurent Ruquier sur France 2. La belle blonde Vanessa Burggraf remplace Léa Salamé à côté de Yann Moix. Souhaitant sans doute marquer son arrivée, elle traite trois fois Nathalie Kosciusko-Morizet, l’invitée politique, de menteuse. On est de nouveau dans le degré zéro du journalisme qui, pour la recherche du spectacle médiatique, consiste à coincer la personnalité plutôt qu’à explorer sa pensée. Les rôles sont donc inversés. La vedette, ce n’est plus l’invitée, c’est la journaliste qui l’égratigne. Triste déviance d’un noble métier.

Dimanche 28 août

 Quatre ans et demi après son départ émouvant, en forme de pied-de-nez à Denis Olivennes, patron d’Europe 1 et Arlette Chabot, directrice du service politique, Dominique Souchier n’a toujours pas été oublié, même si ses émissions C’est arrivé cette semaine et C’est arrivé demain ont fini par retrouver une vitesse de croisière avec David Abiker. La fin des vacances est là, et l’émission réoccupe la tranche 9 h – 10 heures. Bien que les estrades commencent à vibrer (Sarkozy au Touquet, Juppé à Chatou, et tous les autres dans leur région…) les sujets de ce matin voguent encore sur les paroles de délassement. Abiker a notamment invité le brillant ethnologue Christian Bromberger pour évoquer la barbe et la signification des poils. Le professeur traite le point avec beaucoup de sérieux  - il a d’ailleurs consacrés plusieurs articles et ouvrage sur la question - si bien que l’on se prend à le suivre dans ses explications socio-scientifiques. Le centre de sa réflexion, c’est « le lisse ». L’adjectif substantivé est répété de phrase en phrase, associé à des épithètes de circonstance. Bromberger démontre qu’après des périodes de fortes pilosités, la mode est revenue au visage glabre. Et, très sérieux, il en décrète « le grand retour du lisse ». On meurt d’envie de lui demander ce qu’en pense Pénélope. Abiker n’a pas saisi la perche au calembour. Souchier l’aurait fait, lui…

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 « L’homme se distingue de l’animal par plusieurs traits remarquables. Il paie des impôts, écoute du rock’n roll, rase les poils de son visage et fait cuire une bonne partie de ses aliments. » (Philippe Meyer. Les Progrès du progrès, éd. du Seuil, 1998)

Lundi 29 août

 Le Christ de Corcovado qui domine la ville de Rio de Janeiro a veillé sur le bon déroulement des Jeux Olympiques : aucun incident grave, aucun attentat ne furent à déplorer. Soutiendra t-il aussi bien Dilma Rousseff qui plaide sa défense aujourd’hui devant le Sénat brésilien ? On peut en douter puisque, quoi qu’elle dise, il semble que la plupart des membres de la Haute Assemblée sont déjà prêts à la destituer.

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 Dans quel état se trouvera la droite dans trois mois, à la fin de la campagne pour les élections primaires ? La question est déjà de mise alors que les candidats potentiels ont jusqu’au 9 septembre pour faire valider leur candidature. Les tout premiers meetings viennent de s’achever dans une odeur de soufre.  C’était hier au tour de Fillon de donner le ton lors de son rassemblement électoral de Sablé-sur-Sarthe, dans son département,  où 3000 personnes, dont le président du Sénat Gérard Larcher étaient venues l’acclamer. Ses attaques verbales contre Sarkozy furent d’une virulence époustouflante. N’incriminons pas le soleil et la forte chaleur qu’il provoque ces jours-ci : ces gens-là ne s’aiment pas. Ils ne vont cesser, pendant un trimestre, de nous le démontrer.

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 « Il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas irréprochable. Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ? » (François Fillon. Discours de Sablé-sur-Sarthe, dimanche 28 août 2016)

Mardi 30 août

 La primaire de la droite est déjà transformée en guerre (le mot est employé par la plupart des observateurs, y compris à la une du Figaro!) Encore un feuilleton à délaisser dans les présentes pages, sans pour autant éviter de suivre les étapes de la déliquescence annoncée. Au siège du LR, on essaye de minimiser l’ampleur des assauts, rappelant qu’il existe un code de bonne conduite. Cependant, on met en garde : il faut à tout prix éviter l’implosion du parti !... Implosion. Le mot est déjà lâché.  Déjà !...

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 Pour une fois que l’allusion littéraire fait irruption dans le commentaire politique, on ne va pas se priver de la relever. Dans L’Opinion, le quotidien de Nicolas Beyrout (qui continue à vivre on ne sait trop avec quels moyens…), l’ancien député européen centriste Jean-Louis Bourlanges semble pencher pour Alain Juppé, face à ceux qui se prennent pour « des Hercule de foire au volontarisme de pacotille ». Cependant, il met en garde le maire de Bordeaux qui, à l’instar de Julien Sorel, risque de « se tromper en supposant aux gens plus d’esprit qu’ils n’en ont ». Le risque est non seulement bien réel mais il est même devenu prégnant avec l’avènement du suffrage universel. Cela dit, n’est-il pas mieux de supposer les gens intelligents plutôt que de les manipuler en exploitant les bas instincts et les réflexes primaires et précipités ? L’action politique, on doit le répéter, est d’abord une pédagogie ; c’est tout à l’honneur de Juppé de respecter l’électeur, d’autant plus que l’homme n’est pas un candide. Ce qui est amusant, c’est qu’au temps où Chirac le qualifiait de « meilleur d’entre nous », on lui trouvait le défaut du premier de classe qui méprise tout le monde… Reste que la réflexion de Stendhal, vieille donc de plus d’un siècle et demi, pourrait alimenter de bons débats. Démocratiques, bien sûr…

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 « La plupart des hommes ont un moment dans leur vie où ils peuvent faire de grandes choses, c’est celui où rien ne leur semble impossible. » (Stendhal. De l’Amour, 1822)

Mercredi 31 août

 Bon. Emmanuel Macron a démissionné de son poste de ministre de l’Économie et tous les commentateurs considèrent que c’est une mauvaise nouvelle pour François Hollande. Soit. L’échelle à degré des substantifs (de « désaccord » à « trahison ») s’est, comme toujours, déployée. Mais si c’était une phase supplémentaire de mise en scène pour mieux aider le président à réussir sa réélection, ce serait quand même un coup tactique extraordinaire… Comme le disait Georges Pompidou en reprenant la traduction du magnifique proverbe italien : « Si ce n’est pas vrai, c’est bien trouvé ! »

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 Après les observateurs, c’est, ce matin, au tour des politiques d’y aller de leur petites (très petites) phrases ironiques à propos de la démission d’Emmanuel Macron. Ils s’expriment tous à travers les médias dans un style où le châtié se veut spirituel en étant parfois vulgaire, comme le spectacle du microcosme le reflète trop souvent. Tous… Sauf deux : Nicolas Sarkozy, qui n’a pas résisté hier, dès la déclaration officielle de Macron, d’empoigner un micro et de se lancer dans une ironie à six sous dont il a le secret ; et Alain Juppé, qui se tait, et qui a fait savoir qu’il préfère se taire. Cherchez l’erreur.

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 Le ministre de l’Éducation de la Corée du Nord, qui avait rang de Vice-Premier, s’était assoupi au cours d’une réunion  présidée par Kim Jong-un, le chef suprême, qui en avait été très contrarié. Ledit chef suprême a trouvé un peu plus tard que ce ministre adoptait une « mauvaise posture » au Parlement. C’en était trop. Il ordonna son exécution capitale. Emmanuel Macron devrait méditer cette sentence.

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 Aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’Éric Zemmour. Il n’a, hélas !, que 58 ans.

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